Par le train, vous y êtes.

Surprise pour les voyageurs embarqués à Liège à bord du train de 17h. en direction d’Ostende le 1er mai. L’itinéraire leur a été donné … en flamand ! Une manière comme une autre d’affirmer la justesse du nouveau slogan de la SNCB « par le train, vous y êtes» ! Un slogan inspiré de celui de l’ancienne compagnie aérienne belge « Avec Sabena, vous y seriez déjà ».

Une amitié artistique aux 125 ans du Vieux-Liège.

Le Vieux Liège a 125 ans (cfr Liège 28 du 6/1/19). 125 ans, ça se fête. Première manifestation au Musée de la Vie wallonne avec deux historiens de l’art Nadine de Rassenfosse – arrière-petite-fille du peintre Armand Rassenfosse – et Xavier Folville qui ont évoqué l’amitié artistique entre Gustave Serrurier-Bovy et Armand Rassenfosse devant une salle comble. Très comble même au point que la capacité de la salle a été inférieure au nombre de personnes désireuses d’assister à la conférence. Preuve que les combats du Vieux Liège n’ont jamais été vains, ils ont donné à la population le goût du patrimoine, rien aymez s’il n’est cognu.

Né en 1858, Gustave Serrurier entreprend à l’Académie des Beaux-Arts des études d’architecte. Étudiant, il vitupère la manière d’enseigner et il n’est pas certain qu’il ait acquis son diplôme. Architecte – le titre n’est pas protégé -, Gustave Serrurier est aussi commerçant. Au 38 rue de l’Université, il exploite avec sa femme Marie Bovy un commerce de produits exotiques et de meubles. Il est également industriel. Utopiste, On érige en vérité cette idée fausse que les modestes, les simples ne peuvent (…) posséder la jouissance artistique et que toute aspiration esthétique leur est impossible sinon interdite. (…) C’est à cette catégorie de travailleurs, que j’appelle artisans faute d’un vocable plus précis, que je voudrais montrer que l’art n’est nullement au service de la richesse seulement. […] Il faut que la grande masse participe à la vie artistique.

Utopiste, pas ébéniste, il présente, en 1884, à Bruxelles, au Salon de la Libre Esthétique un cabinet de travail, en 85, une chambre d’artisan. Production industrielle, en bois blanc, de meubles brevetés tout comme l’ameublement des maisons ouvrières à Cointe lors de l’Expo universelle de Liège en 1905. Il ouvre des succursales à Bruxelles, rue Neuve, à Paris, boulevard Hausmann, à  La Haye, à Nice. Il participe à l’Expo universelle de Saint-Louis aux États-Unis, en 1904.

L’année précédente, il édifie, au parc de Cointe, sa villa Art nouveau avec notamment une mosaïque d’Auguste Donnay, l’Aube. Séduit par le mobilier de Serrurier qui ne se bornait pas qu’au bois blanc, un Argentin lui confie, en 1908, la construction d’une grande villa à Mar del Plata. Toute la décoration intérieure a été conçue et réalisée à Liège et installée par des ouvriers liégeois. Bref, du Calatrava avant l’heure !

Cadet de Gustave Serrurier, Armand Rassenfosse est né en 1864. Après ses secondaires à Saint-Servais et à l’Athénée de Namur, il est voué à travailler dans le commerce paternel en Vinâve d’Île alors qu’il a l’âme d’un artiste. Autodidacte, il pratique la gravure.  Quand il rompt avec l’entreprise familiale, il est engagé par l’imprimeur Auguste Bénard où il rejoint Auguste Donnay et Émile Berchmans en qualité d’affichiste. On lui doit notamment une affiche vantant le genièvre la croix rouge !

Admirateur de Félicien Rops dès son adolescence, en septembre 1888, il s’enhardit – Rops a la réputation d’être inaccessible – à le voir dans son atelier parisien. Réaction de Rops vos estez d’Lîdge et le courant passe. Rops introduit Rassenfosse dans les milieux artistiques et littéraires parisiens. Ensemble, ils mettent au point une nouvelle pratique du vernis mou, le ropsenfosse. La complicité des deux artistes en dépit de la différence d’âge – 31 ans – est totale au point que Rassenfosse est l’exécuteur testamentaire de Rops. C’est un admirateur passionné de Rops, Eugène Rodrigue, président des Cent Bibliophiles, qui passe commande à Armand Rassenfosse de l’illustration des Fleurs du Mal, au tirage limité à 130 exemplaires. La quarantaine atteinte, Rassenfosse est tout entier à la beauté féminine, Poyette, Baudelaire et sa muse, Le peignoir jaune, Les lutteuses et autres Hiercheuse. Chaque modèle serait liégeoise pour autant que Rassenfosse ait suivi le conseil de Rops ; Prends garde aux Flamandes et aux Hollandaises. Fais des Liégeoises …

En 1899, délaissant le petit atelier que lui avait construit Gustave Serrurie dans sa vaste propriété, Rassenfosse confie à l’architecte liégeois Paul Jaspar l’érection de la maison familiale rue Saint-Gilles, au 366. Maison qui faillit de peu d’être démolie, dans les années septante, lors de l’édification de la piste de ski de l’autoroute Bruxelles-Liège. La maison est double, une partie habitation, une partie atelier. Double escalier, double passage … qui lui permettent de donner un accès discret tant aux modèles qu’aux amis artistes parmi lesquels James Ensor. Avec un siècle d’avance, Armand Rassenfosse réalise le rêve des milléniaux, séparer vie professionnelle et vie privée. Dans la partie atelier, une presse qu’utilisent également d’autres artistes tels Adrien de Witte, Auguste Donnay et du mobilier de Serrurier dont notamment un bureau aux multiples tiroirs. La maison-atelier qui, au dire de Paul Jaspar, est du style Vieux Liège du XVIIe siècle classée depuis 2009 au Patrimoine immobilier culturel de Wallonie. Avec son contenu, elle a été léguée par la petite-fille Claire de Rassenfosse à la Fondation Roi Baudouin pour en faire un lieu culturel.

La SNCB innove …

D’ordinaire, c’est après avoir commis une gaffe que l’on s’excuse. C’est le train-train habituel. La Société nationale des chemins de fer belges sort de ces rails et innove.

Pour preuves, ces deux courriels adressé l’un à 16h20 : Bonjour, suite à une erreur technique, vous avez reçu un e-mail intitulé « Bonjour, votre voyage s’est-il bien passé ? ». Veuillez ignorer le message reçu précédemment. Toutes nos excuses pour le désagrément. L’équipe SNCB international.

L’autre est parvenu cent quarante-neuf minutes plus tard, à 18h49 : ENQUÊTE  DE SATISFACTION Bonjour,  Nous espérons que votre voyage avec InterCity Pays-Bas s’est bien passé. Afin d’améliorer la qualité des services offerts à nos voyageurs, pourriez-vous participer à notre enquête de satisfaction (5 à 10 minutes) ? Les réponses obtenues dans le cadre de cette enquête seront traitées de façon anonyme.

Après avoir répondu à une quarantaine de questions, il vous est demandé si vous souhaitez tenter votre chance pour gagner un voyage aller-retour en 1ère classe pour deux personnes  en train InterCity Pays-Bas. Une véritable aubaine pour qui n’a jamais voyagé dans ce pays en train.

Vif, ironique, l’essai engagé du réunioniste Louis Nisse.

 Comment peut-on penser qu’un peuple qui a inventé les histoires belges, pensant ainsi qu’il existe des gens plus cons que lui, ce qui le rassure, s’intéressera à votre livre ? Telle a été la réponse d’un éditeur parisien au liégeois Nisse, auteur de Ma blessure française (1). Pourtant, Louis Nisse croyait avoir frappé à la bonne porte puisqu’une collection de cet éditeur Paroles singulières est vouée à des récits de vie, représentatifs d’un pays ou d’une région. Parfait résumé de Ma blessure française qui présente Liège, la Wallonie à la France en un propos attachant, vif, ironique et souvent mordant, n’épargnant personne, tant les pédants, les cuistres, les affairistes, les politicards, les faux-culs que les salopards de l’avis de Max Chaleil, directeur des Éditions de Paris.

Réunioniste depuis toujours – une de ses premières élocutions, à l’âge de 16 ans, au collège Saint-Servais a pour thème le réunionisme -, Louis Nisse estime n’avoir aucune chance d’être publié par les maisons d’édition belges, la plupart sont bruxelloises et, partant, belgicaines. Dès lors, horresco referens, l’auteur – à contrecœur – recourt à des multinationales américaines pour publier en ligne, mais (…) aucune maison française n’a osé prendre le risque.

Essai engagé et polyphonique divisé en cent-quinze chapitres dont certains ont été rédigés il y a une dizaine d’années, Ma blessure française est l’œuvre d’un érudit qui trouve reposant le commerce de gens intelligents ! (.. .) Les imbéciles m’angoissent. Mes vains efforts pour les amender m’épuisent, m’irritent, me donnent envie de les fustiger, réveillent ma violence et intolérance enfouies.

Ces chapitres sont d’inégales longueurs. Une vingtaine de pages est consacrée à  Liège, née du chant, chapitre à la mémoire de Jacques Stiennon, un chantre érudit de Liège et de son histoire. Liège qui durant dix-sept mois, d’août 1789 à janvier 1791, le temps de la Binamèye revolucion a été un état sans monarque. Deux ans avant toi, France. Liège qui, le 17 février 1793, vote le rattachement à toi. Pas à la France des rois, mais à celle de Valmy.  Après la victoire de Fleurus, nous les Liégeois, Français d’adoption, allions de nouveau accueillir en libératrice ton armée, celle de Sambre-et-Meuse. Nous dûmes bientôt déchanter, car (…) la République se conduisait chez nous comme en terre étrangère (…) Page noire. (Lors de ta Joyeuse Entrée, France, tu feras bien de nous restituer quelques -uns de ces trésors ! Pourquoi pas La conversion de Saint-Paul de Bertholet Flémal (…), la dalle funéraire de Jean de Coronmeuse (…), quelques précieux manuscrit de l’abbaye de Saint-Laurent ?).

Né en 1944, Louis Nisse est le fils d’Yvonne, une Béarnaise et d’Amédée, un Liégeois qui se sont rencontrés à Pau, lors de l’exode en 1940. En chemin, le Liégeois a croisé Georges Simenon, haut-commissaire aux réfugiés belges pour la Charente-Inférieure ayant  une piètre opinion de ceux dont il avait la charge. D’où altercation terminée à l’adresse du romancier par un sonore Vos-èstez come li coucou. Vos-avez pus d’bètch qui d’cou !   

Sa maman, sa sœur, ses grands-pères, grand-mères, oncles, tantes, cousins, cousines figurent dans cette autobiographie  rénovée. Louis Nisse ne dissimule rien : Henriette (…) on lui dit la cuisse hospitalière. Par moment, c’est quasi un Dallas liégeois-palois et son univers impitoyable. Décidément, elle n’avait jamais pardonné à Yvonne de lui avoir volé Amédée (…) J’adressai à Jeanne une lettre où je l’assassinais avec déférence, l’éviscérais avec douceur. Quant à son père qui lui parla si peu, pour l’évoquer, il faut que je recoure à d’autres qui en parlèrent. Tel ce docteur Baillen de l’Académie Royale Liégeoise de Billard qui note que roux comme le chien de Saint-Roch (…) il n’en continua pas moins à appuyer parfois un peu fort sur l’apéritif et sur le digestif et … Mme Nisse vient alors lui rappeler gentiment et discrètement qu’il est, lui aussi, marié sous le régime dictatorial.  En dépit de cet environnement familial, Louis Nisse estime que la carence de fraternité, le manque de contacts, même physiques, avec des garçons de mon âge, plomba ma vie sociale. Et empoisonna ma vie amoureuse.

Soixante ans d’école qui vont d’élève à Saint-Paul à professeur  à l’École européenne de Luxembourg. De Saint-Paul, Louis Nisse a notamment conservé des rédactions, un bulletin où  son instituteur observe qu’il est bavard ! jouette ! et un bon point sur lequel est marqué Naître, souffrir et mourir, voilà toute la vie de l’homme. Puis le secondaire chez les Jésuites suivi par la philologie romane à l’Unif de Liège. Une formation à laquelle s’ajoute l’expérience menant tout droit à cette œuvre littéraire, jubilatoire et poétique.

Je suis né dans l’église désaffectée de Saint-Hubert, transformée en maison sous l’Empire. L’appartement  des Nisse se trouvait au premier étage de cette église du XIIIème siècle qui fut rasée en 1975. Le drame de ma maison natale est emblématique du traitement qui fut réservé à maints quartiers anciens de Liège. Amoureux des anciennes demeures à pans de bois, Louis Nisse – paysan de Liège car son quartier Saint-Hubert est un village à trois minutes du centre de la ville – a été initié à l’architecture civile liégeoise par Joseph Delaxhe, président du Vieux-Liège.

J’ai rempli des cahiers entiers de descriptions et d’analyses des saccages et des pillages de notre patrimoine immobilier et mobilier (…) Qu’un tel furieux – il se nomme Jean Lejeune – ait pu imposer ce diktat en dit long sur nos édiles (…) grand est le désintérêt de la plupart pour la culture. Tes citoyens mesurent mal, France, leur chance d’avoir eu beaucoup de représentants lettrés – en dépit de récentes exceptions. Louis Nisse a milité dans des commissions pour l’inscription dans un plan d’aménagement du périmètre de l’église Saint-Hubert comme zone d’intérêt historique et archéologique. En dépit des promesses, échec. Et sur cet enjeu si fort pour moi, je perdais (…) C’était la volonté d’un échevin de l’urbanisme et des finances, peu sensible à la protection du patrimoine architectural et archéologique (…) Note, France, que j’évite de trop charger ce cher Bill, car il t’aime et est rattachiste – « rattachiste de raison », dit-il.

Comme il y a davantage dans deux têtes que dans une, terminons cette recension de Ma blessure française par l’opinion de Valmy – le bien nommé en l’occurrence – Féaux, ancien ministre-président de la Communauté française de Belgique, sur cet ouvrage : J’ai pris grand plaisir et grand intérêt à vous lire. […] Le plaisir de la lecture, c’est aussi la qualité de votre plume […] et la richesse de votre vocabulaire […]. Même les phrases souvent longues rebondissent tel un ruisseau sur ses cailloux et redeviennent fluides. Et puis les allers et retours dans le récit de votre vie sont vivifiants.

( 1) Sur liseuse, Ma blessure française – Louis Nisse – ISBN ISBN: 9781719860932  – 929 pages – 10€ 14

Sur liseuse Kindle, Ma blessure française – Louis Nisse – ISBN ISBN: 9781719860932  – 929 pages – 9€90

Ma blessure française – Louis Nisse – 610 pages – ISBN ISBN: 9781719860932   – livre broché – 20 € 04 – Amazon https://www.amazon.fr/Ma-blessure-Française-Louis-Niss€e/dp/1719860939

 

A l’Étuve, cabaret PARIS à voir!

Au Théâtre de l’Étuve, Philippe Dengis a voulu donner sa vision  de Paris, non pas tel qu’il est, mais tel que je l’aime. Il a réussi son pari en créant PARIS, le mot et la chose, cabaret improbable avec la complicité d’Éve Brasseur, Christine Collignon, Philippe Bodart, Édouard Niles, Francesco Nobile et le pianiste Éric Closset. Le Paris que Philippe Dengis met en scène est le Paris de Montmartre, des cabarets à strip-tease, le Paris des poètes, des chansonniers, de Fernandel, d’Yves Montand, de Jacques Prévert, mais aussi du Paris sous les bombes. Toujours avec le sourire ou le rire franc, un brin de nostalgie…

Mélodies de toujours : Paris, c’est du champagne ! /Paris, c’est de l’amour… / C’est le pays de cocagne / Où le temps paraît trop court; / L’esprit, que l’on y gagne, / Au cœur chante toujours, / Car Paris c’est du champagne, / Du champagne et de l’amour ! ou encore Jolis bas noirs et blanches la dentelle / Trottins troussé et jupons retroussés /  Grandes cocottes ou frivoles donzelles / C’est tout cela qui fait notre Paris / C’est tout cela qui fait notre Paris.

Que du plaisir, que des plaisirs mais parfois Mon père, je m’accuse d’avoir fait ce que vous savez / Avec qui vous savez / D’abord il m’a troussée jusqu’où vous savez / Puis avec l’air que vous savez / Il a sorti ce que vous savez / Et là, il m’a demandé de lui faire ce que vous savez.

Nostalgie quelquefois : Il n’y a plus d’après / À Saint-Germain-des-Prés  / Plus d’après-demain, plus d’après-midi  / Il n’y a qu’aujourd’hui  / Quand je te reverrai  / À Saint-Germain-des-Prés

De la gravité aussi  lorsque le cabaret évoque le temps vieux de quelques septante-cinq ans et davantage où Paris a connu la guerre : Je twisterais les mots s’il fallait les twister / Pour qu’un jour les enfants sachent qui vous étiez / Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers / Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés / Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants / Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent.

Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris libéré ! Tout peut recommencer comme avant Paris, c’est du champagne ! /Paris, c’est de l’amour… et il est revenu le temps de chercher un millionnaire Je Cherche Un Millionnaire, / Un type chic qui voudrait bien d’moi, / Au moins une fois par mois.

De l’esprit mutin voire coquin, PARIS, le mot et la chose, cabaret improbable est à l’affiche de l’Étuve en février et début mars (1). C’est un spectacle à recommander tant il a de l’entrain et de la joie. Deux heures de pur bonheur et d’intense gaité.

  • (1) 15, 16, 22, 23 février 1, 2 mars à 20h15 et dimanche 24 février à 15h30 – Réservation : par SMS au 0492/ 56 29 10 ou par courriel à reservationetuve@gmail.com

La Belgian Consular Union est présidée par une femme.

De par le monde, il y a quelques vingt mille consuls honoraires dont, aux dires du ministre Reynders un peu plus de trois cents représentent la Belgique à l’étranger et cent quatre-vingt-cinq représentent nonante-sept nations dans notre pays. Pour être consul honoraire, il faut être choisi par le pays d’envoi et recevoir l’exequatur du pays d’accueil. Le pays d’envoi fait choix notamment d’une personne de bonne réputation, bien introduit dans la vie sociale et disposant de moyens propres suffisants car le consul honoraire n’a point d’honoraires.

Il y a six corps consulaires en Belgique ; Anvers (plus Limbourg), Flandre occidentale, Flandre orientale (plus Brabant flamand et Bruxellois néerlandophones), Hainaut, Liège (plus Luxembourg), Namur (plus Brabant wallon et Bruxellois francophones). Ces six corps consulaires forment la Belgian Consular Union (B.C.U.) affiliée à la Fédération de l’Union Européenne des Consuls ( F.U.E.C.H. ) ainsi qu’à la Fédération Internationale des Consuls et Associations Consulaires ( F.I.C.A.C. ) connue également comme World Federation of Consuls.

Durant le Congrès de la World Federation of Consuls qui s’est tenu à Bruxelles, début octobre dernier, l’Assemblée générale de la Belgian Consular Union a renouvelé son Conseil d’Administration composé de douze membres. Ont été élus, pour une durée de quatre ans, notamment Florence Roth, consule honoraire de la Confédération helvétique et Jean-Marie Roberti, consul honoraire des États-Unis du Mexique. Au cours de la même réunion, la B.C.U.  a octroyé le titre de membre d’honneur à Fernand Goffioul qui fut le consul honoraire du Royaume d’Espagne jusqu’en 2018. Au sein du Conseil d’Administration de la B.C.U., Fernand Goffioul a assumé la charge délicate du Protocole. Désormais, il partage ce titre de membre d’honneur de la Belgian Consular Union en compagnie des Liégeois Jean-Marie Mesters, ancien vice-président de la B.C.U., ancien Consul honoraire de la République d’Afrique du Sud, Peter van Ettro, ancien administrateur de la B.C.U., ancien Consul général honoraire du  Royaume des Pays-Bas et Albert Geradin, ancien administrateur de la B.C.U., ancien Consul honoraire de la République de Finlande. Il n’y a, actuellement, que treize membres d’honneur à la B.C.U. Autre décision de l’Assemblée générale, Frédéric-Charles Bourseaux, consul honoraire de la République d’Autriche pour la Communauté germanophone sera l’invité permanent à titre consultatif du Conseil d’Administration en qualité de délégué des consuls honoraires de la Communauté germanophone.

Le 5 octobre 2018, lors de la réception  au Sénat des congressistes de la World Federation of Consuls, la présidente, la Liégeoise Christine Defraigne a constaté que sur les vingt mille consulats honoraires, deux mille seulement étaient attribués à des femmes. Même constat au Palais d’Egmont,  lorsque Gönul Eken, présidente du Comité Femmes Diplomatie de la F.I.C.A.C., a déclaré : Pourquoi les femmes sont-elles nécessaires dans la diplomatie? En ce qui concerne l’habileté de la négociation, les femmes se sont avérées capables de décider de ce qui était dans leur intérêt, tout en formulant des jugements moraux rationnels. Étant donné que le processus de négociation nécessite de la patience, de la coopération, une écoute attentive et une compréhension mutuelle. Pour maintenir la paix, la volonté de négocier et de trouver des solutions est un trait inné chez les femmes. (…) Les diplomates doivent pouvoir représenter l’ensemble de la société sans inégalité de genre. Si la diplomatie est censée refléter toute la société!

Un (petit) pas vers l’égalité de genre a été accompli par le Conseil d’Administration de la Belgian Consular Union qui, le 23 janvier 2019, a porté à la tête de son Éxécutif, Monique De Decker-Deprez, consule honoraire de la République démocratique socialiste du Sri Lanka (notre photo). Le plafond de verre est brisé à la B.C.U. Ont été élus, du côté néerlandophone, le baron Jean-Jacques Haus, consul honoraire de la République de Lituanie, vice-Président de la B.C.U., et François Piers, consul honoraire de la République tunisienne, Trésorier de la B.C.U. et du côté francophone, Thierry  Dumoulin, consul honoraire de la République du Chili, vice-Président de la B.C.U. , Jean-Marie Roberti, consul honoraire des États-Unis du Mexique, Secrétaire Général de la B.C.U. et Robert Wtterwulghe, consul honoraire de la République de Maurice, Responsable du Protocole.

Les 300 ans de la Principauté du Liechtenstein.

Ce 23 janvier, la Principauté de Liechtenstein commémore la date du 23 janvier 1719, jour où elle a été élevée au rang de Principauté impériale au sein du Saint-Empire romain germanique. Elle a acquis sa souveraineté en 1806  lors de la fondation de la Confédération du Rhin. Aujourd’hui, la population des onze communes du Liechtenstein organise à Vaduz, la capitale, une marche symbole de l’union du comté de Vaduz et du dominion Schellenberg en 1719. À l’époque, le prince Antoine-Florian de Liechtenstein devient le premier monarque de la nouvelle Principauté impériale. Antoine-Florian est le descendant d’une famille qui remonte au XIIème siècle.

Le fondateur des Amis du Liechtenstein en Wallonie, Charly Dodet dans son livre Pages d’histoire de la dynastie de Liechtenstein écrit : Des hommes qui ont construit un véritable empire. Les possessions de la famille de Liechtenstein en Bohême, Moravie, Basse Autriche et Silésie étaient dix fois plus grandes en superficie que la Principauté actuelle. Il y avait non seulement de vastes domaines agricoles et forestiers mais aussi 24 villes, 750 villages, 46 châteaux, 11 couvents, 164 fermes soit une population de 350.000 personnes. Tous ces biens ont été confisqués en 1918 et à la fin de la Seconde Guerre mondiale, deux conflits armés auxquels – ironie du sort – la Principauté et ses souverains n’ont pourtant pas participé …En effet, depuis 1868, l’armée est supprimée dans la Principauté qui est restée neutre dans ces deux conflits.  

 D’une superficie de 160 kilomètres carrés, la Principauté a une population de 37810 habitants quasi équivalente à l’offre de 37453 emplois. C’est dire que ceux-ci se partagent avec une main-d’œuvre venue de Suisse ou d’Autriche. Le taux des navetteurs dépasse les 50%. Ces emplois sont répartis entre 4567 entreprises dont la plus connue dans le monde est Hilti spécialisée dans les outils destinés aux professionnels de la construction.

Principauté constitutionnelle parlementaire unitaire, le Liechtenstein a à sa tête le prince Hans-Adam II et un Régent, le prince-héritier Alois en charge des affaires courantes depuis 2004. Ils ne paient pas d’impôt. Dans un entretien au journal Le Temps, le prince Alois s’en explique : Il y a de bonnes raisons pour lesquelles nous ne payons pas d’impôts. A l’inverse d’autres dynasties monarchiques, nous finançons nous-mêmes les coûts de la monarchie. Or ils ne sont pas dérisoires. La libération de l’impôt ne vaut d’ailleurs que pour le prince et le prince héritier. Les autres membres de la famille sont soumis à l’impôt, ainsi que les entreprises princières. LGT est l’une des plus grandes sociétés de la principauté et compte parmi les plus importants contribuables.