Quand les « élites françaises » deviennent des « carpettes anglaises »…

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        Gaulliste de gauche, Philippe de Saint Robert  préside l’Académie de la Carpette anglaise.  Cette académie, entre autres activités, décerne un prix d’indignité civique,  attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

       Rien que du beau monde parmi les récipiendaires de la Carpette anglaise depuis la création du Prix en 1999. On y trouve aussi bien Jean-François  Copé que Martine  Aubry, Louis Schweitzer, Valérie Pécresse, Christine Lagarde que le Conseil Constitutionnel ou bien encore France-Télécom, Jean-Marie Colombani et autre Jean-Marie Messier.

       En 2013, l’Académie a décerné un Prix exceptionnel de la Carpette anglaise  à Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Investir dans la connaissance et pour la jeunesse, c’est faire le pari de l’avenir. C’est faire le pari de la réussite étudiante, dans un pays où l’ascenseur social est en panne. C’est faire le pari de la compétitivité, dans un monde en pleine mutation technologique, scientifique, économique, sociétale, environnementale. C’est construire le nouveau « modèle français ». Rien que des beaux sentiments dans la présentation du projet. L’ennui, c’est que la ministre pour construire le nouveau « modèle français » a inclus un article 2 favorisant outrageusement  la langue anglaise…

       L’Académie française, l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, l’Académie des Sciences d’Outre-Mer, Jacques Attali (conseiller d’État, professeur d’économie, conseiller spécial de François Mitterrand), Claude Hagège et Antoine Compagnon, professeurs au Collège de France, et de nombreux professeurs d’université et personnalités politiques l’ont mise en garde. Geneviève Fioraso a maintenu son projet en l’état et, en première lecture,  l’Assemblée Nationale l’a adopté, le 28 mai 2013,  par 289 voix contre 248

       Quant à la circulaire  N°5652/SG du Premier Ministe, Geneviève Fioraso s’est assise dessus ou ne l’a point reçue. Parfois il y a des problèmes de communication au sein du Cabinet. Pour sa gouverne, Geneviève Fioraso peut trouver de larges extraits publiés le 28 avril 2013 dans Liège 28.

       Pour mémoire, la circulaire de Jean-Marc Ayrault, émise le 25 avril 2013, a pour objet l’emploi de la langue française. Les 37 destinataires  se voient rappeler un certain nombre de principes républicains touchant à la fonction première de l’usage du français par l’administration, qui est de contribuer à la cohésion de notre pays autour d’une langue  partagée. C’est un droit dont nos concitoyens tirent parti dans la vie quotidienne. Ce droit participe de notre démocratie dans la mesure où il garantit un égal accès à l’information et au savoir. Parce qu’il est dépositaire de notre pacte social, l’État a une responsabilité particulière dans la promotion et l’application de ce droit. À quoi bon défendre ou promouvoir le français hors de nos frontières sans en favoriser l’usage dans notre pays lui-même, à commencer par l’ensemble des représentants de l’État.


A l’initiative du dépistage de l’ostéoporose en province de Liège, Georges Pire reçoit la « Medal of Merit » de l’ESCEO.

        Liège est le siège de plusieurs institutions internationales qui la valorisent et la font connaître. Ainsi l’ESCEO (European society for clinical and economic aspects of osteoporisis and osteoarthritis) a son siège social au quai Godefroid Kurth et est présidée par Jean-Yves Reginster, professeur à la Faculté de Médecine de l’Université de Liège. L’ostéoporose est une maladie sournoise qu’il importe de dépister avant qu’elle ne fasse des dégâts qui coûtent cher à la sécurité sociale, à la qualité de vie et à l’organisation de la société. Il ne se passe pas trente secondes dans l’Union européenne sans qu’une fracture du col du fémur ne se produise.

       Consciente de l’importance de dépister les maladies, la Province de Liège  mène depuis près d’une centaine d’années une politique de prévention. Dès avant la seconde guerre mondiale, la Province a eu, en point de mire, la tuberculose. Celle-ci a pratiquement été éradiquée. Toutefois, comme le mode vie évolue, d’autres maladies sont apparues. La Province de Liège, en liaison avec son Université et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a adapté sa politique de prévention. C’est aussi une politique rassurante dans la mesure où le résultat de la  détection permet d’ôter le moindre soupçon relatif à l’état de la santé de qui s’est soumis favorablement à l’examen. Les 84 communes de la Province sont sillonnées tout au long de l’année par des cars de dépistage. Un nouveau car est venu pas plus tard que la semaine dernière s’ajouter à cette flotte de la santé. Le capitaine est Georges Pire, député provincial en charge notamment de la santé et de la qualité de la vie.

       Le sein, la prostate, le diabète, le cœur sont notamment la cible des campagnes de prévention. Il en est d’autres ainsi celle de l’ostéoporose proposée aux femmes de 50 à 69 ans dès 2001. Sans entrer dans le détail, l’ostéoporose se caractérise par la raréfaction du calcium dans les os. Elle frappe davantage les femmes que les hommes. Selon le professeur Reginster, nous sommes devant une pathologie qui entraîne des séquelles graves. Parmi les patients qui n’en décèdent pas, seul un sur trois récupérera une autonomie complète. Son coût est également gigantesque, s’élevant, pour l’Europe et les Etats-Unis, à quelque 54 milliards de dollars par an.

       Si l’ostéoporose se diagnostique aisément, un nouvel outil visant à évaluer les risques de fracture des patients dans les 10 ans à venir a été mis au point par le professeur anglais John Kanis de l’Université de Sheffield. Développé en collaboration avec l’OMS à partir de cohortes de populations étudiées en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et en Australie, l’outil FRAX®  ( www.sheffield.ac.uk/FRAX) a été adopté par la Province de Liège dans sa politique de prévention de l’ostéoporose en 2011. FRAX® n’est pas un outil universel mais spécifique de chaque pays précise Olivier Bruyère, professeur à l’ULg. Sa version belge est disponible depuis 2010.  La probabilité de risque de fracture est la plus élevée en Suède et aux Etats-Unis et la plus basse en Turquie.

       Les algorithmes du FRAX®  sont une donnée qui facilite la prise de décision de traiter ou non tel patient selon la probabilité de risque de fracture qu’il présente. Cette évolution doit aussi permettre une meilleure évaluation du régime de sécurité sociale de notre pays.

       La Province de Liège étant pionnière dans la prévention de l’ostéoporose d’abord par le recours aux ultrasons, à présent par le recours au FRAX®, l’ESCEO a décidé d’accorder sa Medal of Merit au député provincial Georges Pire pour l’excellence de son action de prévention de cette maladie. La remise de la Medal of Merit s’est déroulée en présence du professeur John Kanis. Georges Pire s’est déclaré très touché de recevoir cette médaille : je la considère comme un privilège, un gage de confiance et une reconnaissance des milieux scientifiques pour le travail accompli tout au long de ces années dans nos campagnes de dépistage. Rien que pour les huit premiers mois de 2012, plus de 4.600 personnes ont été dépistées.


Georges Pire, député provincial, titulaire de la « Medal of Merit » Georges Pire.jpg

 

Ci- dessous, le professeur John A. Kanis de l’Université de Sheffied (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord), inventeur de l’outil FRAX®.

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Docteurs honoris causa de l’ULg exaltant droits de l’homme et libertés.

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       Deuxième docteur honoris causa de la cuvée 2011-2012 placée sous le thème Droits de l’Homme et Libertés, l’octogénaire Mikhaïl Gorbatchev reçoit, ce soir, les insignes de sa distinction des mains du Recteur Rentier non à l’Université de Liège mais au Palais des Congrès. Un Palais des Congrès empli d’une foule avide à d’entendre l’homme de la Perestroïka et du Glasnost, Prix Nobel de la Paix en 1990, invité par la Société Régionale d’Investissement de Wallonie (SRIW) à exprimer son opinion de la guerre froide à un monde durable.

       La date de remise des insignes de docteur honoris causa à Michelle Bachelet, Présidente du Chili de 2006 à 2010, n’est pas encore fixée tandis Abdou Diouf, Président du Sénégal de 1981 à 2000, actuel Secrétaire Général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a reçu les siens lors de la rentrée académique sur le campus du Sart-Tilman à la mi-septembre.

       Après avoir entendu les propos optimistes du Recteur Bernard Rentier quant l’avenir de l’Université d’État de Liège, l’annonce du Plan Vaccin destiné à éviter à des jeunes mal avertis de se fourvoyer dans des études universitaires exigeantes, le Secrétaire Général de l’OIF en réponse à la présentation de ses vertus remercie en un discours teinté d’altermondialisme.

       Nous avons vu, et nous voyons encore, des milliers d’hommes et de femmes prêts à mourir au nom de la démocratie, parce que la démocratie incarne à leurs yeux le cadre politique et institutionnel le plus propice à la réalisation de la dignité, de la justice, des droits et des libertés.(…) Au même moment encore, nous voyons, dans ce qu’il est convenu d’appeler les vieilles démocraties, se développer une désaffection pour le politique, une perte de confiance dans les politiques, un désenchantement démocratique que l’abstention électorale ne suffit plus à exprimer. Pour se faire entendre, les citoyens préfèrent descendre dans la rue que prendre le chemin des urnes, tout en prêtant une oreille de plus en plus attentive aux discours populistes qui ont tôt fait de trouver des solutions miracles et des boucs émissaires à leurs difficultés, à leurs peurs, et aux problèmes inédits auxquels la mondialisation expose l’État nation. La démocratie pourrait bien être, tout à la fois, la première bénéficiaire et la première victime de la mondialisation, tant à l’échelon national qu’international.(…)  

       L’indignation, si salutaire soit-elle, et a fortiori la peur ne suffiront pas à modifier le cours de notre destinée commune. Ce dont nous avons besoin, c’est de nous engager, dès aujourd’hui, pour l’avenir. Disant cela, je pense aussi et surtout à la jeune génération, à laquelle, profitant de ma présence ici, je voudrais lancer un appel et dire combien il est important qu’elle s’implique dans la conception et la construction de ce monde nouveau. Nous savons tous le rôle déterminant qu’a joué la jeunesse dans le printemps arabe, et je veux dire de la manière la plus forte que j’espère que cette jeunesse courageuse, animée des valeurs et des idéaux de la liberté, des droits de l’Homme et de la démocratie, sera étroitement associée à la réalisation de ce pourquoi elle s’est battue.

       La conclusion du discours d’Abdou Diouf a réjoui le cœur des Liègeoises et Liégeois ; Alors je voudrais, au moment où la Belgique est candidate pour l’organisation, à Liège, de l’Exposition internationale 2017, vous assurer dès maintenant de mon soutien personnel, et vous dire, qu’au cas où aucune autre candidature francophone ne serait déposée, vous pourrez compter sur la mobilisation totale de l’OIF auprès de tous les États membres à la fois de notre organisation et du Bureau international des expositions. Cet appui est d’autant mieux venu que 2017 est aussi l’année du deux centième anniversaire de la création de l’Université de l’État à Liège par Guillaume 1er des Pays-Bas.