Les 300 ans de la Principauté du Liechtenstein.

Ce 23 janvier, la Principauté de Liechtenstein commémore la date du 23 janvier 1719, jour où elle a été élevée au rang de Principauté impériale au sein du Saint-Empire romain germanique. Elle a acquis sa souveraineté en 1806  lors de la fondation de la Confédération du Rhin. Aujourd’hui, la population des onze communes du Liechtenstein organise à Vaduz, la capitale, une marche symbole de l’union du comté de Vaduz et du dominion Schellenberg en 1719. À l’époque, le prince Antoine-Florian de Liechtenstein devient le premier monarque de la nouvelle Principauté impériale. Antoine-Florian est le descendant d’une famille qui remonte au XIIème siècle.

Le fondateur des Amis du Liechtenstein en Wallonie, Charly Dodet dans son livre Pages d’histoire de la dynastie de Liechtenstein écrit : Des hommes qui ont construit un véritable empire. Les possessions de la famille de Liechtenstein en Bohême, Moravie, Basse Autriche et Silésie étaient dix fois plus grandes en superficie que la Principauté actuelle. Il y avait non seulement de vastes domaines agricoles et forestiers mais aussi 24 villes, 750 villages, 46 châteaux, 11 couvents, 164 fermes soit une population de 350.000 personnes. Tous ces biens ont été confisqués en 1918 et à la fin de la Seconde Guerre mondiale, deux conflits armés auxquels – ironie du sort – la Principauté et ses souverains n’ont pourtant pas participé …En effet, depuis 1868, l’armée est supprimée dans la Principauté qui est restée neutre dans ces deux conflits.  

 D’une superficie de 160 kilomètres carrés, la Principauté a une population de 37810 habitants quasi équivalente à l’offre de 37453 emplois. C’est dire que ceux-ci se partagent avec une main-d’œuvre venue de Suisse ou d’Autriche. Le taux des navetteurs dépasse les 50%. Ces emplois sont répartis entre 4567 entreprises dont la plus connue dans le monde est Hilti spécialisée dans les outils destinés aux professionnels de la construction.

Principauté constitutionnelle parlementaire unitaire, le Liechtenstein a à sa tête le prince Hans-Adam II et un Régent, le prince-héritier Alois en charge des affaires courantes depuis 2004. Ils ne paient pas d’impôt. Dans un entretien au journal Le Temps, le prince Alois s’en explique : Il y a de bonnes raisons pour lesquelles nous ne payons pas d’impôts. A l’inverse d’autres dynasties monarchiques, nous finançons nous-mêmes les coûts de la monarchie. Or ils ne sont pas dérisoires. La libération de l’impôt ne vaut d’ailleurs que pour le prince et le prince héritier. Les autres membres de la famille sont soumis à l’impôt, ainsi que les entreprises princières. LGT est l’une des plus grandes sociétés de la principauté et compte parmi les plus importants contribuables.

Un dernier coup d’œil sur les élections communales du 14 octobre.

Le 3 décembre à partir de 18h30, le Conseil communal de Liège issu des élections du 14 octobre sera mis en place tout comme le Collège communal. Les 49 membres dont 21 femmes sont là jusqu’au 2 décembre 2024, les prochaines élections ayant lieu le dimanche 13 octobre 2024. La séance du 3 décembre sera retransmise en direct sur YouTube, images et sons captés par RTC-Télé Liège.

Un dernier coup d’œil sur les élections du 14octobre. Douze listes ont été en lice, sept ont eu au moins un élu. Alors que le vote est obligatoire, 24895 électeurs inscrits se sont soustraits à cette obligation, constituant ainsi le parti des abstentionnistes. Seul le PS qui recueille 30289 votes fait mieux. Toutefois si au nombre des abstentions on ajoute le nombre de bulletins blancs et nuls, il est permis de déplorer que 33627 personnes – 25%44 – se désintéressent de l’avenir de leur ville. Une personne sur quatre en âge de voter ne le fait pas alors que c’est seulement depuis la loi du 15 avril 1920 que le droit de voter aux communales est accordé aux hommes et aux femmes qui ne sont ni prostituées, ni adultères. Pour obtenir le droit de vote aux élections législatives, les femmes devront attendre la loi du 27 mars 1948.

Par rapport au nombre d’électeurs inscrits (132164), le classement des 12 partis en lice est le suivant:

1- Parti Socialiste PS 22%92,

2- Mouvement Réformateur pour Liège MR 13%39,

3- Parti du Travail de Belgique PTB 12%17,

4- Vert Ardent 11%,

5- centre démocrate Humaniste cdH 5%04,

6- Vert Gauche VEGA 3%37,

7- Démocrate Fédéraliste Indépendant DéFI 2%69,

8- Parti Populaire PP 2%34,

9- Agir 1%11,

10- Wallonie Insoumise WI 0%21,

11- Partij Van Carnavalist PVC 0%16,

12- Mouvement Pour l’Éducation  MPE 0%16.

Les 12 partis en lice représentent 74%56 des électeurs inscrits, le solde 25%44 est le lot des abstentionniste, des votes blancs et nuls.

Aux élections communales du 14 octobre 2012, 16 femmes ont été élues. En 2018, la marche vers la parité est en progrès sensible. En effet, 5 femmes de plus sont élues. Soit un total de 21 élues. Mieux encore, deux partis – le PTB et Vert Ardent – affichent davantage d’élues que d’élus. À Vert Ardent, sur huit élu.e.s cinq conseillères – Caroline Saal, Sarah Schlitz, Éléna Chane-Alune, Véronique Willemart, Laura Goffart – soit une formation politique affichant 62%50 de femmes.  Au PTB, sur neuf élu.e.s cinq conseillères – Sophie Lecron, Céline Fassotte, Louise Defawes, Léa Tuna, Anne Mercenier – soit une formation politique affichant 55%55 de femmes.

Au moment du vote, l’électrice, l’électeur a lechoix soit de se rallier à la liste des candidatures telle que l’ont défini les instances du parti par un vote en tête de liste, soit de personnaliser l’adhésion au parti en accordant un ou des votes préférentiels aux candidat.e.s. Le vote tête de liste équivaut à une adhésion totale au parti, le vote préférentiel marque certes une adhésion aux idées du parti mais en soutenant certaines tendances. À Liège, le record du vote préférentiel est détenu par le PS – 83%17 – suivi par le cdH – 78%06 -, Mouvement Pour l’Éducation – 76%19-, le MR – 75%42-, Wallonie Insoumise – 63%04 -, VEGA – 62%14 -, le PTB – 61%81 -, Vert Ardent – 59%12 -, Partij Van Carnavalist – 57%94 -, DéFI – 52%11 -, Agir – 51%20 -, Parti Populaire – 48%80.

Le retour du vote papier au détriment du vote électronique a changé quelque peu la donne électorale à Liège. Si, comme dans toute la Wallonie, le vote papier a rassuré l’électorat mal à l’aise devant un écran, à Liège, la superficie des bulletins de vote à déplier dans un isoloir exigu a entraîné un phénomène qualifié de syndrome des dernières places. Ces places risque de perdre de leur charme lors de l’élaboration des listes du prochain scrutin communal. Au PS, Michel Faway en 2012, avec ses 2071 votes préférentiels, est élu 9ème conseiller, en 2018, son score tombe à  1142 voix lui donnant la 11ème place de conseiller tandis que Jean-Claude Marcourt en 2012, avec ses 3363 votes préférentiels, est élu 4ème conseiller, en 2018, son score tombe à 2261 voix lui donnant la 6ème place de conseiller. Le dernier de liste MR, Pierre Gilissen en 2012, avec ses 1059 votes préférentiels était élu 8ème conseiller, en 2018, son score tombe à 583 voix et n’est plus élu.

 Le 24 août, Liège 28 a titré « Être tête de liste aux communales, une ambition bien ordinaire … », un article qui  narrait les vagabondages d’une candidate – déçue de son parti – vers le titre convoité de tête de liste d’un autre parti. À l’aune de son résultat personnel, la comparaison avec les autres tête de liste siégeant au Conseil communal est un jeu qui ne manque pas de saveur. Ainsi le score de noss binamé Willy est de trois cent treize fois supérieur. Paraphrasant le titre d’une émission-culte de la RTBF, il y a tête de liste et tête de liste !

Méconnu à Liège, Charles Van den Born est illustre ailleurs notamment à Hong-Kong!

La Biographie nationale consacre deux notices aux frères Van den Boorn, l’un pianiste, compositeur et  musicographe, l’autre Jean, pianiste, compositeur. En revanche, pas la moindre notice sur leur fils et neveu, Charles dont la carrière en mérite bien une . Heureusement, la trilogie de Julien Moës, Des Ailes pour l’Éternité comble cette lacune.

Dans le troisième tome (1), Charles Van den Born – un o s’est évaporé dans les registres de l’état-civil – est au bout de sa carrière de coureur cycliste. Pas plus tard que le 19 septembre 1909, au Grand Prix Robert Protin, disputé à Liège, il a été battu par Gabriel Poulain, son cadet de dix ans.  Fin août, au resto du rapide Bruxelles-Paris, il fait la connaissance de Henry Farman, ancien coureur cycliste, peintre talentueux, reconverti dans l’aviation. Celui-ci l’invite à Mourmelon-le-Grand, au camp de Châlons. Vous prendrez contact avec les très rares premiers aviateurs, vous verrez de près les appareils, vous ferez avec moi un petit vol comme passager ; vous apprécierez ce que c’est. Moins d’une semaine plus tard, Charles Van den Born est à Mourmelon. Il apprécie tellement l’endroit qu’il achète son premier avion, un  Farman III, devient pilote, exécute des acrobaties folles lors de meetings richement dotés tels ceux de Stockel, Rouen, Florence, Bordeaux, etc. Meetings rassemblant des dizaines, voire des centaines de millier de spectateurs parmi lesquels le Roi Albert, le Président Fallières, Victor-Emmanuel III.

Il prodigue quantité de baptêmes de l’air dont le plus mémorable est celui de la comtesse Montretout. En 1910, il est le professeur (on ne disait « moniteur » alors) de la plupart des premiers aviateurs de Farman dont les cinq premiers pilotes de l’armée française. Parmi eux, le lieutenant Albert Féquant qui, le 9 juin 1910, marque les débuts de l’aviation militaire française pionnière. Il forme aussi de nombreux pilotes belges dont le Liégeois Jules de Lamine. La plupart participent à la guerre 14-18 dans la Compagnie des Aviateurs instituée par le Roi Albert le 16 avril 1913. La couverture de l’ouvrage de Julien Moës montre Charles Van den Born, en tenue militaire, en compagnie, en 1915, d’un autre pilote, Victor Boin champion olympique aux Jeux de Londres et de Stockholm.

Après avoir participé en septembre 1910 à la Grande Semaine de l’Aviation à Bordeaux, Charles Van den Born, sur un coup de tête auquel se mêle le hasard embarque à destination de Singapour. Il est accompagné de son épouse et son mécano, Lucien Cotroux ayant dans ses bagages, quatorze caisses contenant un biplan de sa conception –  un Farman Wanda. Démonté, il peut être assemblé rapidement sans réglage supplémentaire, en un laps de temps très court. La traversée est longue et, à bord, l’épouse du Gouverneur Général de l’Indochine le convainc de se rendre à Saïgon à l’issue de l’escale singapourienne. L’accueil par le seul homme habilité à Singapour pour donner l’autorisation de voler a été glacial au point que Van den Born n’a qu’une hâte, gagner Saïgon. Ce 15 décembre 1910, plus de cent mille personnes assistent sur l’hippodrome de Phu Tho au premier vol d’un avion sur le sol asiatique.

1911 est une année de premier vol d’un avion sur le sol du Royaume de Siam (le 30 janvier), sur le sol de la colonie britannique de Hong-Kong (le 18 mars) au-dessus du village de Sha Tin, sur le sol de l’empire chinois (le 10 avril) à Sha Ho. Ce meeting à Canton tourne à l’émeute révolutionnaire, Van den Born – le Diable étranger – incendie la carcasse de son Wanda et revient à Liège via le Transsibérien. Patron de l’aéroport de Liège, il participe, en juin 1911, au Circuit d’Europe qui, en neuf étapes, relie sept villes dont Paris, Londres, Bruxelles.

Incontestablement, Charles van Born fait beaucoup pour inscrire Liège au fronton des villes connues au plan international. Et pas uniquement au début du XXème siècle. Depuis 1998, le hall de l’aéroport international de Hong-Kong – le 8ème au monde – est orné de son avion Wanda, reconstitution à l’identique y compris le moteur. Chacun.e des 72 665 078 passager.e.s apprend que c’est l’avion du Liégeois Charles van Born !

Bien d’autres péripéties jalonnent sa vie que racontent Des Ailes pour l’Éternité. Dans les années 20, il contribue notamment au développement de l’aviation dans les colonies françaises de l’Asie. Puis s’installe comme planteur à Thua Bien, obtient en 1936 la nationalité française, en 1945, sa propriété est incendiée par les Japonais qui l’emprisonnent et  est secouru par Les Vieilles Tiges – association de pionniers de l’aviation – qui l’aiguille vers la Société d’Entraide de la Légion d’Honneur. Il a été reçu Chevalier de cet ordre en 1930 à titre étranger en sa qualité de directeur technique d’une société commerciale de Saïgon. Vingt ans plus tard, il est reçu à titre français, pour la deuxième fois,  au même grade de Chevalier dans cet ordre créé par Napoléon. Une lettre du général Chassin, commandant supérieur des Écoles de l’Air au Grand Chancelier proposant qu’il soit élevé au grade d’Officier de la Légion d’Honneur se heurte à la règle qu’étant Chevalier à titre étranger il ne peut faire l’objet d’une promotion à titre français.

La Ville de Liège n’a point encore dédié une rue ou un boulevard à son enfant de Hocheporte, né dans l’impasse Lacroix devenue, depuis 1945, la rue du Général Modard. Il est permis d’espérer qu’elle le fasse durant la prochaine mandature. Charles van Born l’a bien mérité, homme d’une jeunesse extraordinaire, d’un optimisme indestructible allié à un détachement serein !

(1) Des Ailes pour l’Éternité – Julien Moës, auteur éditeur – 242 pages – 12 € – disponible notamment chez Pax, à Livres aux Trésors, chez l’auteur julien@gmail.com

De vraies nouvelles et pourtant rien ne va plus vite qu’une fausse nouvelle !

Fondateur du théâtre Arlequin, José Brouwers en est à sa trente-sixième création littéraire, un recueil de nouvelles Rien ne va plus vite qu’une fausse nouvelle (1). Un titre inspiré de Sacha Guitry qui, après avoir mis en concurrence mot d’esprit et fausse nouvelle, a accordé la victoire à cette dernière. Les quatorze récits – cent quarante-quatre mille cent dix signes, espace compris, au total – ont eu pour premiers lecteurs les membres du Royal Tennis Club de Liège dans leur revue AD (Avantage Dehors).

La nouvelle  est un genre difficile, exigeant. Certains romanciers, et non des moindres, estiment que son art est plus compliqué que le leur. Si dans l’absolu, une nouvelle compte de cinq à vingt-cinq mille signes, il est rare que deux nouvelles ait un score identique de signe espace compris. C’est pourtant le cas dans le recueil de José Brouwers ; Fausses nouvelles et La messe de minuit sont à égalité – six mille quatre cent quatre-vingt-un signes, espace compris. Hasard ou coquetterie d’auteur ?

José Brouwers a la plume locale. Tout, ou presque tout, se déroule à Liège, dans des décors familiers. Ainsi, on y retrouve, à la Taverne berlinoise, un professeur qui ressemble étrangement à un autre, constitutionnaliste éminent. D’ailleurs, l’un et l’autre se prénomment François ! L’érudition de José Brouwers le conduit à un style léger, voire coquin. Il évoque, tantôt, Mae West qui, à la fin d’un slow, murmure de deux choses l’une…ou vous êtes armé ou je vous fais beaucoup d’effet, tantôt Clémenceau, à la vue d’un couple dansant le tango se demande pourquoi diable  font-ils ça debout ?

Érudition sans pédanterie dans ce conte pour grands enfants qui met en scène deux peintres, Tamara de Lempicka et Philippe Waxweiler. L’une a dit parmi une centaine de tableaux, vous pouvez toujours reconnaître les miens. L’autre peut le dire. À l’étal du libraire, parmi la centaine de couvertures illustrant les livres, chacun.e peut reconnaître Rien ne va plus vite qu’une fausse nouvelle illustré du Carré graphique de Waxweiler !    

(1) Disponible à la librairie Livre aux Trésors – tél/fax : + 32 (0)4 250 38 46 – Place Xavier Neujean 27A, B-4000 Liège – mél : info@livreauxtresors.be

Verviers, 29 et 30 juin, les Musicales Guillaume Lekeu 2018.

Lors des premières Musicales Guillaume Lekeu, leur fondatrice Madame Gillard a rappelé qu’au début du vingtième siècle, un critique a écrit il est permis d’espérer qu’un jour prochain on rallumera la flamme de cette courte mais fulgurante destinée – à Verviers, à Bruxelles, à Paris, peu importe – pourvu que soit sauvé des poussières de l’oubli ce qui est immortel dans son œuvre. Si le jour prochain n’est venu qu’un siècle plus tard – et c’est donc aujourd’hui 5 juillet 2012 que naît le festival qui lui est dédié – il est permis de dire qu’autrefois, Lekeu a conquis Verviers, où il introduit ses amis parisiens, à leur septième édition, les Musicales Guillaume Lekeu (1) contribuent à rendre à Verviers sa dimension musicale internationale.

La verviétoise Eliane Reyes a fait sienne les concerts-lectures, un concept qui associe dans un même spectacle musique – Eliane Reyes est une pianiste virtuose – et parole. Ainsi, elle a présenté la raison des sortilèges en compagnie du philosophe Michel Onfray et de Jean-Yves Clément  évoquant leur rapport à la musique. À Verviers, Valses poétiques (2), c’est cinq siècles de poésie avec Patrick Poivre d’Arvor tandis qu’Eliane Reyes interprétera sept valses de Chopin et six de Granados. De sa voix télégénique, PPDA fera entendre  J’aime de vos longs yeux la lumière verdâtre (Baudelaire), J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité (Desnos), Le temps s’en va, le temps s’en va, ma Dame (Ronsard), Les roses de juillet pleuvront sur les chemins (Derème), Souvenez-vous qu’à mon âge / Vous ne vaudrez guère mieux  (Corneille).

Parmi les quatre concerts (3) prévus le second jour des Musicales, il en est un quasi à cent pour cent verviétois et vraiment à mille pour cent international, de Vieuxtemps à Maurane. Toutes les œuvres sont dues à des compositeur.e.s de Verviers, de Claude Luypaerts dite Maurane à son papa Guy-Philippe en passant par Henri Vieuxtemps, Guillaume Lekeu et David Reyes. En juin 2018, création mondiale en piano solo par Eliane Reyes de Tocca-Tango, opus que Guy-Philippe Luypaerts lui a dédié en 1995 en souvenir de quelques pas de tango esquissés sur la scène du Conservatoire lors de la remise des Chapuis.

Interprètes de ces compositeur.e.s, Eliane Reyes et Laurence Koch, arrière-petite-fille du liégeois Henri Koch. Elles ont en commun d’être montées sur scène à l’âge de cinq ans. Ce qui les différencie de Guillaume Lekeu. Nul souvenir ne nous enseigne qu’il se soit distingué prématurément. Tout au contraire nous montre en lui l’enfant sage et appliqué, apprenant le piano et le violon, mais ne se signalant point par des dispositions particulièrement brillantes, et rien ne nous permet de prévoir qu’un jour prochain la flamme pure du génie incendiera sa jeune intelligence et la fera resplendir. Autre point commun, leur carrière internationale. Ainsi, en novembre 2017, lors de la visite d’État au Japon de S.A.R. le Grand-Duc de Luxembourg et S.A.R. la Princesse Alexandra, elles ont donné un récital en l’honneur de LL.MM. l’Empereur et l’Impératrice du Japon au Palais d’Akasaka.

 VERVIERS Japon

(1) Musicales Guillaume Lekeu – Réservation : tous les jours, 9h 17h, Maison du Tourisme de Verviers info@paysdevesdre.be, tél 087/30.79.26 ou au Centre culturel, lundi au vendredi, 10h 12h30, 13h30 17h30 billetterie@ccverviers.be, tél 087/39.30.60 – Prix : 29/06 25€, 30/06 25€, pass 2 jours 40€ – Accès gratuit pour les moins de 18 ans.

(2) Valses poétiques – 29/06 – 20h – Espace Duesberg, Bd des Gérardchamps 7c.

(3)  Quatre concerts pour 25€ – 30/6 – 15h30 : Concert des Jeunes Talents de notre Région – 17h : De Vieuxtemps à Maurane – 19h : La Reine Élisabeth – 21h : Concert « Piazzola & Grieg » – Espace Duesberg, Bd des Gérardchamps 7c

Du 8 au 19 Août à Spa, le théâtre n’a plus la priorité à l’affiche d’un « ROYAL Festival ».

Le cinquante-neuvième Festival de Théâtre de Spa n’aura pas lieu.

Nous avions soutenu Armand Delcampe et le Bourgmestre de Spa Joseph Houssa dans leur lutte contre la suppression de ce Festival voulue par la Ministre bruxelloise Joëlle Milquet qui semblait l’avoir emporté quand Armand Delcampe dut démissionner.

Un double hasard vint renverser le cours de choses. Tout d’abord la mise en cause judiciaire de la gestion de son cabinet entraina la démission de cette ministre.

Ensuite son remplacement fut dans le domaine culturel confié à Alda Greoli d’origine spadoise. Cela valut au Festival de Théâtre de Spa qui recevait en 2016, 204.600 euros de subventions, d’obtenir un contrat programme de cinq ans (de 2018 à 2022) d’un montant de 300.000 euros par an (soit 1,5 millions pour le quinquennat).

Certes, c’est vraiment peu de chose à côté des 35 millions quinquennaux d’un Théâtre national qui ne décentralise plus. Et la Ministre Greoli continue injustement à accorder à Bruxelles dans ce domaine 70 % des subventions localisables alors que cela devrait être la proportion à attribuer à la Wallonie.

Le nouveau directeur du festival de théâtre de Spa (dont la présidence est assurée depuis 42 ans par le bourgmestre Houssa qui termine cette année son ultime mandature), Axel de Booseré a pu cette année redémarrer avec des moyens moins indécents que ses prédécesseurs.

Il a présenté non sans brio ce 23 mai ce qu’il appelle un  grand bazar,  à savoir un programme exposé dans une petite brochure de 48 pages où les références à Jacques Huisman, André Debaar et Billy Fasbinder ainsi qu’à Armand Delampe dès 1999 n’apparaissent plus et où le mot  théâtre disparaît lui-même du titre de l’institution. On nous annonce du Cabaret, du Cirque, de la Danse, de l’Opéra, de la Magie, de l’Humour, des Marionnettes, etc. Et du théâtre ?

En douze jours, à quarante et une représentations de vingt-deux spectacles principaux dans une demi-douzaine de lieux s’ajoutent une bonne vingtaine d’autres initiatives : trois spectacles pour enfants, quatre stages, un atelier et un théâtre gestuel, une référence aux sports, deux lectures, six concerts et  after musicales  et quatre rencontres. Et du théâtre ?

Certes, mais bien peu. Axel de Booseré écrit avoir vu pour préparer sa programmation plus de 150 spectacles. Combien de grands textes dramatiques a-t-il lu cette année ? En Avignon de Jean Vilar à Gérard Philippe en passant par Maria Casarès ou Geneviève Page, le mot d’ordre était  être d’humbles serviteurs de grands textes. Les servir ne pas s’en servir. De Molière à Shakespeare, d’Anouilh à Brecht, les auteurs les plus marquants semblent oubliés comme si, en musique classique, nos ensembles philharmoniques ignoraient Mozart ou Beethoven. Un Feydeau, des imprécations d’Hugo Claus en fin de vie et un rappel de Louis Jouvet ou une mise en cause de l’orthographe, n’est-ce pas trop peu pour les amateurs de théâtre. En principe les arts de la scène en Fédération  Wallonie Bruxelles subventionnent du théâtre adulte,  pas nécessairement des spectacles de variétés.

Page suivante, vous trouverez de l’intérêt à  toutes les choses géniales  un one-man show de François-Michel van der Rest qui interprétera l’auteur britannique Duncan MacMillan. Consultez le programme, allez voir ce qui risque de vous plaire. Consultez le site http://www.royalfestival.be  même si, comme nous, vous regretterez que le désir de faire du neuf à tout prix élimine de cette adresse deux mots que nous continuons à préférer à Royal Festival. Ce sont Théâtre et Spa qui sont ceux qui, depuis 59 ans, assurent la fidélité d’un public républicain ou monarchiste qui vient en août au théâtre à Spa.

Jean-Marie Roberti

 

Bienvenue sur « https://liege28.blog »

Le premier texte paru dans Liège 28 paraphrase Dostoïevski qui a écrit j’étais maladivement cultivé, comme il convient à un homme de notre époque. Paru à 9h35, le lundi 29 août 2005, Liège 28 déclare je suis modérément cultivé, comme …

Cette modération semble avoir plu puisque depuis bientôt treize ans, lectrices et lecteurs ont été nombreu.ses à lire Liège 28 via l’adresse http://liege28.skynetblogs.be. Mais cette adresse est appelée à disparaître le 30 juin. Proximus a décidé de mettre un terme à ce service.

Liège 28 ne disparaît pas pour autant. Il a trouvé un autre hébergeur WordPress qui vous donne accès à Liège 28 à l’adresse https://liege28.blog.