Deux noms de dieux diffusés le même jour sur 2 continents, l’Amérique et l’Europe avec en invités, respectivement Jean-François Kahn et Jacques Vigne.

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        Il y a près de trente ans que Jacques Vigne, l’invité d’Edmond Blattchen à noms de dieux (1) a quitté la France. Ce psychiatre à l’âge de 30 ans est parti en Inde où il a suivi les enseignements de Swami Vijayananda, un disciple français de Ma Anandamayi, une des grandes figures spirituelles de l’hindouisme au 20ème siècle. Il y pratique la méditation et écrit des ouvrages tels Le Maître et le thérapeute et Le Mariage intérieur et la mystique du silence.  Ses ouvrages publiés notamment chez Albin Michel ont un grand succès. En sorte que Jacques Vigne revient tous les deux ans en France et en Belgique. Il prononce des conférences et y anime des séminaires de méditation. Il facilite des passerelles entre les savoirs traditionnels de l’Orient et ceux, scientifiques, de l’ Occident.

        Reçu à noms de dieux, il en a réécrit le titre nom de dieux et des déesses. Sa phrase est une citation de Confucius : Si on veut être heureux et rendre les autres heureux, on a besoin de deux qualités : l’attention et l’altruisme. Son pari est qu’un jour, les religions se fédèrent.

        Le jour de la première diffusion de l’émission noms de dieux consacré à Jacques Vigne, à 23h00, sur un autre continent, l’Amérique, a lieu la rediffusion, à 10h30, sur CANAL SAVOIR de noms de dieux ayant en invité Jean-François Kahn. Les produits culturels de qualité de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont appréciés à l’extérieur et nous inscrivent sur la carte du monde (cfr Liège 28 du 3/8/2012). CANAL SAVOIR, une chaîne de TV formée par un consortium d’Universités et de Collèges du Québec, diffuse en 2015 au Canada et une partie des USA, des noms de dieux dont les invité(e)s sont Caroline Fourest, Thierry Janssen, Jacques Vergès, Fédérico Mayor, Michel Onfray, Henri Laborit, Clémentine Falk. Que du beau monde !

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(1) Diffusion  le samedi  28 mars 2015 sur « la deux » vers 23h00. Rediffusion sur « la deux » dans la boucle de nuit du mercredi 1er  au jeudi 2 avril. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

Blattchen reçoit dans noms de dieux du 31 janvier Lucien François, créateur du « jurème »

 

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        Diffusée ce samedi 31 janvier, l’émission noms de dieux a été enregistrée le mardi 2 décembre 2014 soit avant les événements de janvier. Plongés dans un actualité bouleversante, les propos tenus par l’invité d’Edmond Blattchen, Lucien François (1) n’en sont que davantage percutants.

        Dès le titre qu’il écrit noms de dieux :noms de ?, au choix de l’image, une pièce monnaie du IIIème Reich avec la phrase Du bist nichts, dein volk ist alles (traduction : tu n’es rien, ton peuple est tout) ou la phrase il faut respecter les opinions de tous, Lucien François avec des mots simples dénonce les confusions et en appelle à la rigueur et à la responsabilité.

         Né à Chênée, juriste, Lucien François enseigne, à l’ULg, le droit social, le droit pénal et l’évolution de la philosophie du droit à l’époque contemporaine. Magistrat, il siége au Conseil d’État et à la Cour  constitutionnelle tout en conservant sa chaire de philosophie du droit.  Dans une chronique parue en juin 1992 , le Journal des Tribunaux décrit ce cours où après avoir exposé scrupuleusement les idées de quelques grands penseurs, Lucien François joint les siennes, par souci d’honnêteté, pour que les étudiants soient au courant de ses préférences. Il les a consignées dans un volume relativement mince : « Le problème de la définition du droit » qui est et, heureusement, reste souvent dans les mains de tous les étudiants liégeois, même après qu’ils ont passé un examen redouté. Qui veut connaître Lucien François doit le lire …

        Effectivement Lucien François a écrit mais pas à la-va-vite. Ainsi, il a consacré quinze ans à rédiger Le Cap des Tempêtes, essai de microscopie du droit (2). Considéré comme une œuvre de démystification du droit par le droit , cet ouvrage a enrichi la langue française d’un néologisme le jurème, qui se définit le plus petit élément spécifique du droit, sa particule élémentaire. Autre vertu du Cap des Tempêtes relevée par le professeur à l’École  de droit de la Sorbonne, Pierre Mayer : , une œuvre d’une très grande qualité littéraire, où l’élégance du style, la rigueur de la pensée et un humour d’autant plus délectable qu’il ne se donne jamais pour tel se combinent harmonieusement.

        Tout au long de ce noms de dieux, Lucien François se montre rationaliste rigoureux, agnostique sceptique, libre penseur pour qui le doute et l’esprit critique constituent les armes les plus sûres contre les dérives majeures qui menacent notre époque, et notamment le grégarisme et le fanatisme. Bref, tel son portait tracé par Edouard Delruelle : un perceur de masque qui dissout les fictions, démontre les artifices, afin d’atteindre le sous-sol des rapports de force véritables.

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(1)    Diffusion  le samedi 31 janvier 2015 sur « la deux » vers 22h40. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du 3 février dès 01h40. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

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(2) Le cap des Tempêtes – Lucien François – Préface Pierre Mayer – Éditions Bruylant (Bruxelles) et LGDG (Paris) – 2ème édition – Paru en août 2012 – 334 pages – 58€

Invitée d’Edmond Blattchen, le 13 décembre, Stéphanie Janicot, auteure de la Mémoire du Monde.

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         Sous le règne d’Aménophis III, la romancière française Stéphanie Janicot fait naître Mérit-Sophia, l’héroïne de sa trilogie La mémoire du monde. Dotée de l’immortalité, Mérit-Sophia traverse trois millénaires et rencontre nombre de dieux.

         Quoi de plus naturel qu’Edmond Blattchen – producteur de noms de dieux – reçoive l’ancien mannequin breton – née à Rennes la veille de 68. D’autant qu’en janvier 2015, parait  son essai intitulé  Dieu est avec vous … (sous certaines conditions) (1) à propos duquel Stéphanie Janicot déclare heureusement, j’ai une certaine capacité à faire les questions et les réponses. Autrement dit, je peux donner mes mots à Dieu, puisqu’Il en manque (.. .). Dieu n’est pas bavard, mais il a accepté que je le sois pour deux. Merci.  

        Stéphanie Janicot, invitée de noms de dieux (2) a choisi au chapitre image de l’émission : le bulldozer charriant les cadavres, extrait de Nuit et Brouillard. Au chapitre objet, elle présente celui qu’elle porte d’habitude à son majeur, une bague. Cette bague a toute une histoire qui en fait sa valeur.

        En fin d’émission alors qu’Edmond Blattchen remercie Stéphanie Janicot d’être venue sur le plateau de noms de dieux, celle-ci le félicite remarquables lectures et remarquables questions!

 

(1)    Dieu est avec vous … (sous certaines conditions) – Stéphanie Janicot – Albin Michel – à paraître le 11 janvier – 72 pages.

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(2)    Diffusion  le samedi 13 décembre 2014 sur « la deux » vers 22h45. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du mardi 16 au mercredi  17 décembre vers 0h30. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

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Elio fait mieux que Lulu !

        Combien de militant(e)s socialistes ont-ils été invité(e)s à l’élection du candidat unique à la présidence du PS ? Combien sont-elles(ils) allé(e)s voter ? Selon le communiqué officiel du premier parti de la Fédération Wallonie-Bruxelles, un pourcentage plus important que lors de l’élection précédente. En 2014, le pourcentage dépasse 28% alors qu’en 2011, il n’a pas atteint 23%.   

        Mais 28% de 90.000 ou de 60.000 ? Selon les sources, le nombre varie. 90.000 est le nombre de militants cité par Elio Di Rupo dans un courrier adressé, fin octobre, aux camarades appelés aux urnes. Par rapport au nombre de militants en règle de cotisation en 2011, il y eu progression de plus de 10% pendant qu’il a exercé la charge de Premier ministre et confié les rênes du parti au Liégeois Thierry Giet puis au Carolorégien Paul Magnette.

        Le service public de radio-télévision dans son JT de la mi-journée, le vendredi 20 novembre, a parlé de 60.000 votants. La RTBFbe n’est pas suspecte d’hostilité à l’égard du PS – elle est objective. Dans ce cas, il y a régression d’un quart de militants pendant qu’Elio Di Rupo exerce la charge de Premier ministre. En dépit de leurs efforts à faire valoir les mérites de la Primature, Giet et Magnette ne sont point parvenus à conserver la fidélité de vingt mille militants. Sur qui crier haro ? Sur le duo ou le primo…?

        À la grosse louche – à défaut de disposer de chiffres précis émanant du boulevard de l’Empereur (le bien nommé) – dans l’hypothèse de 90.000 appelés à voter, Elio Di Rupo a obtenu 23.560 OUI. Il n’en a recueilli que 15.725 dans l’hypothèse énoncée par le service public de radio-télévision.

À noms de dieux, le 15 novembre, REZA, le photographe de l’âme.

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        Pour la première fois depuis sa création, noms de dieux reçoit (1) un photojournaliste, Reza Deghati mieux connu sous le nom de REZA. Originaire de Tabriz, une ville de plus d’un million d’habitants, chef-lieu de la province de l’Azerbaïdjan oriental, au nord-ouest de l’Iran, Reza est architecte de formation.

        Adolescent, au lycée il crée un journal L’Envol dans lequel il évoque la misère ambiante. Sitôt paru, la direction du lycée confisque tous les exemplaires et les déchire. Sous Mohammad Reza Chah Pahlavi, officiellement, il n’y a pas de misère. Reza est réprimandé. Il ne promet toutefois pas de s’amender. Jeune étudiant, il récidive. La misère du peuple – surtout celles des enfants – coexistant avec l’opulence indécente du pouvoir en Iran le révolte. En 1974, il est arrêté pour militantisme artistique contre le Chah par la SAVAK, organisme de police politique. Il est emprisonné durant trois ans dont cinq mois de torture.

        Il évoque, pour la première fois, un épisode de cette torture dans noms de dieux. Sous la direction du Guide de la Révolution, Rouhollah Khomeiny, la République islamique traque les membres de la SAVAK. En sa qualité de photographe du magazine Newsweek, Reza est convié à une conférence de presse où sont présentés des membres de la SAVAK. Reza reconnaît l’un de ses tortionnaires. À la fin de la réunion, Reza lui tend la main en l’appelant sous son nom de code. Ce geste a joué un rôle majeur dans la vie de Reza qui, en 1981, choisit l’exil. La tyrannie de la République vaut celle de la monarchie !  

        Le monde est mon champ de vision déclare Reza qui travaille pour les titres de presse les plus célèbres de la planète. Aux USA, la National Geographic Society – société savante fondée en 1888 – le reçoit comme membre en 1991. En préface d’une exposition de ses photos dans les Jardins du Luxembourg, à Paris, Reza écrit : les chemins multiples que j’ai pris depuis trente ans, m’ont conduit à la rencontre d’enfants, de femmes et d’hommes dont les destins, uniques, m’ont marqué. Proche de chacun d’eux, au point de sentir leur souffrance comme leur joie, j’ai raconté grâce à cet alphabet universel qu’est la photographie, leurs mémoires d’humains pris dans la tourmente du monde.

        Convaincu que les peuples n’avancent vers la paix que via la liberté d’opinion, d’expression, Reza a fondé en 2001, l’ONG internationale AINA qui a, dans ses objectifs, la formation aux techniques de la communication les jeunes et les femmes. Cette ONG est notamment active en Afghanistan.

 

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(1)    REZA, le photographe de l’âme – Diffusion  le samedi 15 novembre 2014 sur « la deux » vers 22h50. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du mardi 18 au mercredi 19 octobre  vers 0h40. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

 

Selfie REZA et Pierre André         Copyright Webistan

De quelques réflexions au lendemain d’un triple scrutin.

       Lorsque le leader de la NVA a déclaré, dimanche soir, sur le plateau de la Télévision d’État, que dans ce pays, il existe une démocratie flamande et une démocratie francophone, certains se sont étranglés d’émotion d’entendre pareil propos. Or, le 15 août 1912, Jules Destrée, dans la Revue de Belgique, a déjà écrit au Roi Albert 1er : Il n’y a pas de Belges, mais des Wallons et des Flamands. Si les termes ne sont pas exactement identiques, le sens est toutefois le même. Dans le terme wallon de Destrée, il convient d’inclure les Bruxellois que le bourgmestre d’Anvers désigne comme francophones.

        Les fantaisies du bug informatique qui ont forcé à attendre jusque mardi soir, en Régions bruxelloise et wallonne (en ce compris les neuf communes de la Communauté germanophone), les résultats tant à l’Europe, la Chambre que les Régions font quelque peu désordre pour reprendre une expression favorite d’Élio Di Rupo.

       Dimanche soir, à l’exception de Deleuze qui a reconnu l’évident échec de son parti avant d’envoyer courageusement sa co-présidente Émily Hoyos l’expliquer sur les autres plateaux – Lulu, Polo, Didjé ont chanté on a gagné, on a gagné. Qui donc dit vrai ? 

C’est depuis le 21 mai 1995, que les Belges élisent 150 députés au lieu de 212 comme autrefois.

Résultats de la bande des quatre du 21 mai 1995 : 21 PS, 18 PRL-FDF, 12 PSC, 6 ECOLO.
Résultats de la bande des quatre du 13 juin 1999 : 19 PS, 18 PRL-FDF, 10 PSC, 11 ECOLO.

Résultats de la bande des quatre du 18 mai 2003 : 25 PS, 24 MR, 8 cdH, 4 ECOLO. (2 partis changent de nom ; MR = PRL-FDF et cdH = PSC)

Résultats de la bande des quatre du 10 juin 2007 :  20 PS 23 MR, 10 cdH, 8 ECOLO.

Résultats de la bande des quatre du 13 juin 2010 :  26 PS, 18 MR, 9 cdH, 8 ECOLO.

Résultats de la bande des quatre du 25 mai 2014 :  23 PS, 20 MR, 9 cdH, 6 ECOLO,

        À noter que sous l’appellation un peu péjorative des grands médias, des petits partis sont venus parfois s’adjoindre à la bande des quatre pour constituer la minorité francophone de la Chambre fédérale. Ainsi, à l’issue du scrutin du 13 juin 2010, le Parti Populaire a compté un élu. Par les mystères de l’apparentement, l’élu a été un histrion et non le fondateur du PP, l’avocat patenté des petits porteurs lésés par la déconfiture de Fortis.

De même, à l’issue du scrutin du 25 mai 2014 où le MR s’est présenté  comme une coalition PRL-MCC, le FDF ayant repris sa liberté ne partageant pas les positions libérales relatives à la sixième reforme de l’État, le FDF obtient 2 sièges. Score identique, 2 sièges sont attribués au PTB-GO ! Quant au PP, il garde son siège dévolu à un Liégeois.

        Depuis le 21 mai 1995, Christian Van Eyken est élu au Parlement flamand – 124 membres – représentant l’Union des Francophones, cartel constitué par le FDF, PS, MR, cdH. Le parti ECOLO a toujours refusé de faire partie de ce cartel. Cette formation reste unitaire tout comme le PTB-GO ! Christian Van Eyken a obtenu 7.658 voix de préférence le 25 mai 2014.

 

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Raphaël Enthoven – professeur de philosophie – l’invité d’Edmond Blattchen, ce mardi.

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       Demain mardi 22 avril, déjà le dernier Noms de dieux de la saison 2013-2014. Mais que les passionnés du service public – il y en a davantage que les programmes de la chaîne publique ne le laissent croire – se rassurent. Dès septembre, ils vont retrouver Noms de dieux pilotés par Edmond Blattchen.

       L’invité de ce mardi (1) est Raphaël Enthoven dont un ouvrage réalisé avec son père Jean-Paul, en 2013, est le dictionnaire amoureux de Proust qui a obtenu le Prix Fémina Essai. Ce livre a pour objectif de faire lire ou relire le plus grand écrivain de tout le temps. On trouve dans cet objectif, la vocation de celui qui est avant tout professeur de philosophie.

        Dès le premier chapitre de Noms de dieux – le titre de l’émission – Raphaël Enthoven se montre professeur de philosophie. Il écrit non de dieu qui montre un dieu qui sait dire non comme dit non un personnage apparemment secondaire – en réalité dieu – dans la pièce Le malentendu d’Albert Camus.

       S’il est des profs et des philosophes qui n’est ça et le gros animal vous éloignent de la philosophie, Raphaël Enthoven vise à transmettre au plus grand nombre le goût de la véritable philosophie, par opposition à la philosophie à la mode qui procède par simplification démagogique et par imposture idéologique. Les téléspectateurs d’Arte, les auditeurs de France Culture et les lecteurs de Philosophie Magazine apprécient  le charme, l’érudition du professeur Raphaël Enthoven.  Et dieu sait qu’il en a …

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PHOTO © BRISTOLdernièresix

À l’issue de l’enregistrement de Noms de dieux, rencontre avec Raphaël Enthoven. Il nous a confié son estime pour le professionnalisme de l’équipe animée par Edmond Blattchen et le réalisateur Jacques Dochamps et … son goût pour la tarte au riz, une découverte pour lui.

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(1) En TV, mardi 22 avril sur La Deux de la RTBFbe vers 22h 50 – Rediffusion dans la boucle de nuit, sur La Deux, du jeudi 24 au vendredi 25 avril, sur La Deux vers minuit..

 Sur le Net, rubrique Revoir, durant une semaine à partir du mercredi 23 avril.

25 mars, Noms de dieux prend le large avec Isabelle Autissier

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          Noms de dieux prend le large. Edmond Blattchen reçoit Isabelle Autissier (1) la première femme à accomplir un tour du monde à la voile en solitaire. Un tour  du monde à l’âge de 35 ans accompli, en 1991, par une Parisienne qui a découvert la passion de sa vie trente ans plus tôt en Bretagne. En 1999, elle renonce à la course lorsque, engagée dans une compétition en solitaire, elle chavire. Pendant quatre jours, Isabelle est portée disparue. Une expérience qu’elle n’a nulle envie de revivre.

         Des courses, elle en a gagnées. Ainsi en 1994, elle pulvérise à la tête de son équipage le record de la course New-York-San Francisco via le Cap Horn.  De formation d’ingénieur agronome, elle se spécialise dans l’halieutique. Puis s’intéresse à l’Antarctique, publie Salut au Grand Sud (2006), L’Amant de Patagonie (2012).

         En 2009, Isabelle Autissier est nommée Présidente de la branche française du WWF, le World Wildlife Fund. Un organisme qui dans son logo a choisi, bien avant la vague de pandamanie, un panda. Outre que cet animal reflète bien les objectifs du WWF, le panda est source d’économie pour le WWF. À l’impression des documents WWF, le panda noir et blanc évite de recourir à la couleur !   

 

(1) En TV, mardi 25 mars sur La Deux de la RTBFbe vers 23h – Rediffusion dans la boucle de nuit, sur La Deux, du jeudi 27 au vendredi 28 février, sur La Deux vers 23h55.

 Sur le Net, rubrique Revoir, durant une semaine à partir du mercredi 26 février.

Noms de dieux renonce au jour du Seigneur…

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          Traditionnellement l’émission noms de dieux a été diffusée le dimanche. À présent, elle sera à l’antenne le mardi. L’horaire n’est pas modifié. Noms de dieux est réservée en primeur aux couche-tard. Il en a été ainsi pour les 185 premières émissions. Il en est de même pour la 186ème avec la poétesse Lydie Dattas, invitée d’Edmond Blattchen (1).

          Lydie Dattas a vécu sa prime enfance sous le buffet d’orgue de Notre-Dame de Paris dont son papa maîtrise le clavier. Ensuite, l’ensemble de sa famille  – papa, maman (comédienne), ses deux frères et Lydie – s’en va vivre à Londres. Les enfants Dattas étaient des prodiges, comme les assiettes de Bernard Palissy. Pour nous avoir, nos parents avaient jeté tous leurs biens dans les flammes rougeoyantes de leur amour. Terrifiés par les papiers administratifs,  ils préféraient perdre de l’argent que remplir un formulaire. Leur goût exquis nous épargnait l’enfer des jouets, nous transmettant toute l’excellence des siècles écrit Lydie qui a suivi les cours au Lycée Français.

        Premiers poèmes dès l’adolescence. Par la suite, les commentaires  des milieux littéraires sont de plus en plus enthousiastes. Ainsi, Pierre Assouline (auteur notamment d’une biographie de Georges Simenon et de l’Autodictionnaire Simenon) analyse La Foudre – paru au lendemain du divorce de Lydia – en ces termes : Un vrai choc que cette suite de brefs chapitres sans titre, deux pages à peine chacun, mais si puissamment tressés, où les phrases sont nouées entre elles avec une telle intensité, que l’on ralentit la lecture pour retarder l’instant de la fin.

          En épousant  le trapéziste  Alexandre Bouglione, elle entre dans la grande famille du cirque et des gitans. Son symbole à noms de dieux ?  Une griffe de tigre en pendentif. En 1994, elle fonde avec son mari, le cirque Lydie Bouglione devenu par la suite le cirque Romanès. Elle et Alexandre ont eu comme voisin et ami l’excrémentiel Jean Genet. Ne partageant point l’opinion de François Mauriac, elle publie en 2006, chez Gallimard, La chaste vie de Jean Genet.   

          Poétesse, Lydia Dattas confie au dernier chapitre de noms de dieux, le pari. En substance, elle déclare : Les « grandes âmes, les « voyants » (Rûmi, Rimbaud) peuvent nous aider à trouver la lumière, parce que l’intuition des poètes et des créateurs est plus utile que la raison des scientifiques.
Des propos qui rappellent ceux de Saint-John Perse, récipiendaire du Prix Nobel de Littérature en 1960.

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1) En TV, mardi 25 février sur La Deux de la RTBFbe vers 22h50 – Rediffusion dans la boucle de nuit, sur La Deux, du jeudi 27 au vendredi 28 février, sur La Deux vers minuit trente-cinq.

 Sur le Net, rubrique Revoir, durant une semaine à partir du mercredi 26 février.

Julia Kristeva, hôte de Noms de dieux, ce dimanche 26 janvier.

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         En recevant Julia Kristeva citoyenne européenne, d’origine bulgare, de nationalité française et d’adoption américaine, Edmond Blattchen reçoit dans noms de dieux (1) une personnalité qui est linguiste, sémiologue, philosophe, psychanalyste et écrivaine.

         Elle est, depuis 1966, l’épouse de l’écrivain Philippe Sollers. Cependant, Julia Kristeva n’est pas madame Sollers. Sans sombrer dans le people et autres chichis qu’affectionne la chaîne publique francophone, l’explication est simple, Sollers est un pseudonyme. Joyaux est son nom et  Julia Kristeva est, aux yeux de la législation française, madame Joyaux. Jamais, l’état-civil n’a mieux exalté les diverses facettes de l’hôte de noms de dieux, hôte qui a conservé le nom de son papa!

        Athée, Julia Kristeva a reçu une invitation du pape Benoît XVI à participer à la tête d’une délégation de non-croyants, en 2011, aux Rencontres d’Assise, mouvement visant à un dialogue inter-religieux. Le pape y a défendu l’idée nécessaire d’affirmation de sa foi en préalable à tout dialogue avec l’autre en vue d’atteindre la paix. Julia Kristeva a plaidé pour un nouvel humanisme qui respecte à la fois les valeurs de l’héritage gréco-judéo-chrétien et celles des Lumières.

       Il faut savoir que parmi la quarantaine d’ouvrages publiés – ouvrages qui lui ont valu d’être première récipiendaire du Prix Holberg (le Nobel des sciences humaines, du droit et de la théologie doté de 4 500 000 de Couronnes norvégiennes), le Prix Arendt, le Prix Havel sans compter les Doctorats Honoris Causa décernés par de multiples Universités – Julia Kristeva en a consacré plusieurs aux religions notamment Cet incroyable besoin de croire, Thérèse mon amour.

       De son origine bulgare, Julia Kristeva a gardé une passion pour Cyrille et Modeste qui lui ont légué le goût de l’alphabet. Chaque année, le 24 mai, comme la majorité des Bulgares, elle célèbre la journée de l’alphabet slave et la culture bulgare, communément appelé la fête de l’alphabet. Le 24 mai, chacune et chacun arbore une lettre. Le hasard des rencontres permet de composer des mots et ensuite des phrases…  C’est un jour de fête officielle populaire intelligente. Notre concitoyen, Émile de Laveleye, professeur d’économie politique à l’Université de Liège, spécialiste des Balkans, ami de la Bulgarie, a été contemporain de la création de cette fête au XIXème siècle.

1) En TV, dimanche 26 janvier sur La Deux de la RTBFbe vers 23h05 – Rediffusion dans la boucle de nuit, sur La Deux, du mercredi 29 au jeudi 30 janvier, sur La Deux vers minuit.

 Sur le Net, rubrique Revoir, durant une semaine à partir du lundi 27 janvier.