Etre tête de liste aux communales, une ambition bien ordinaire …

Le 14 juin, lors de la première présentation des candidats PS aux communales de Liège, elle figurait en 38ème position. Elle est un.e des candidat.e.s qui le sont pour la première fois. Une candidature d’ouverture car, comme le dit noss binamé Willy, le bourgmestre actuel, liste ouverte et de renouveau enfin, car un grand parti qui a vocation à exercer le pouvoir doit pouvoir se régénérer au contact de la société civile et du milieu associatif. Elle figure sur la photo du groupe PS sur la Belle Liègeoise à proximité du bourgmestre et de président de la Fédération liègeoise du PS, Jean-Pierre Hupkens. Militante, elle fait les marchés dont La Batte en début juillet.

Le 24 août, après une courte éclipse, elle réapparait, sur facebook, avec une grande fierté, tête de liste à Liège. Une fulgurante progression : passer, en une septantaine de jours, d’une trente-huitième place à la tête de liste, chapeau.

Elle s’en explique : Je suis et je reste fidèle à la femme que je suis. Fidèle à mes valeurs et mes convictions. J’aime aider (très souvent dans l’ombre), me rendre utile, être à l’écoute. Je n’ai pas besoin qu’on mette en avant les nombreux services que j’ai pu rendre pour me valoriser. Voir et rendre les gens heureux, mes proches, mes amis, c’est le moteur de ma vie, ce qui lui donne un sens. Femme de parole, je m’efforce de toujours honorer mes engagements et d’assumer mes responsabilités dans tout ce que j’entreprends. Je ne mens pas. Je ne vole pas. Je ne sais pas faire semblant. Quand je donne ma parole, je m’y tiens.

Comment diable réussir une telle progression en politique ? Simple comme bonjour : changer de parti. Son choix actuel ? Wallonie Insoumise.

Catherine Jendrzejczyk, lauréate du Prix du Corps Consulaire de la Province de Liège 2017-2018

Lors de la remise du Prix du Corps Consulaire de la Province de Liège 2017-2018, le recteur Albert Corhay s’est réjoui du partenariat existant entre l’université et cette association forte de 45 Consulats. Réussir son internationalisation et la renforcer supposent nécessairement d’agir au niveau local. Et cela est particulièrement vrai pour une université qui compte 5400 étudiants étrangers, près de 850 doctorants étrangers et un peu moins de 600 chercheurs et académiques originaires d’un autre pays. L’internationalisation d’une université repose également sur la place qu’elle confère à l’analyse du fait international et à la recherche en la matière. Participer à cette dynamique est clairement un des objectifs de ce prix. Et j’invite le Corps consulaire à poursuivre, voire à renforcer, ce type d’initiatives, notamment pour les étudiants en cours d’études. Il convient en effet de les éveiller aux relations internationales, de faire connaître l’action diplomatique et de transmettre une passion.

Le jury composé de trois membres du Corps consulaire (MM Dodelinger auquel on doit la création de ce Prix, Goffioul, Géradin) et de trois membres de l’ULiège (MM Hermans, président, Raxhon, Quentin) a proclamé lauréate du Prix, Madame Catherine Jendrzejczyk. Titulaire, entre autres, d’un master en Sciences politiques à l’ULiège, Madame Catherine Jendrzejczyk a traité de l’évolution de la question kurde en Syrie dans le nouveau contexte international au Moyen-Orient.

Un sujet d’une brûlante actualité. La bataille de Kobané qui a vu, en janvier 2015, la victoire des Kurdes syriens sur l’État islamique a-t-elle augmenté leur poids politique et leurs revendications fédératives. Dans la première partie de son travail,  Madame Catherine Jendrzejczyk  répond : assurés du soutien diplomatique et militaire de la communauté internationale dans leur lutte face aux forces terroristes de l’État islamique, les Kurdes syriens ont par ailleurs vu augmenter la légitimité de leurs revendications fédératives. La seconde partie examine notamment la perspective d’une fédéralisation éventuelle de l’État syrien et l’impact d’une telle option sur l’équilibre régional du Moyen-Orient. Quant à la troisième partie de l’ouvrage, elle est un approfondissement de la résistance kurde syrienne vis-à-vis de l’État islamique à l’échelle nationale, régionale et internationale.

La persévérance et la vaillance des Kurdes syriens vont-elles s’avérer payantes ?  La réponse est  oui non ou non oui. Dans ses conclusions, Madame Catherine Jendrzejczyk note que ces aspirations autonomistes sont actuellement fortement contrecarrées par les exigences du droit international et l’hostilité  des puissances régionales. Considérée comme une menace de déstabilisation majeure du système international, la sécession est effectivement exclue par le droit international. Il est alors fort peu probable que les Kurdes syriens puissent pousser leurs revendications jusqu’à la reconnaissance d’une indépendance de jure. Par contre, l’hypothèse d’une fédéralisation de l’État syrien permettrait une indépendance de fait de la communauté kurde syrienne, décentralisée du régime de Damas. Toutefois, la menace de susciter un phénomène d’émulation ne pouvant être totalement écartée, les puissances régionales dotées d’une communauté kurde risquent de s’opposer âprement à un tel projet.  

Photo © Michel Houet ULiège

Lendemain d’élections législatives au Liban

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   Dimanche dernier, le Liban a connu le renouvellement de son Parlement. Un événement car les précédentes élections remontent à juin 2009. Théoriquement élus pour un mandat de 4 ans, les 128 députés en ont prorogé la durée jusqu’en 2018.

   En procédant à une radiographie du nouveau Parlement, on constate que si près de la moitié (63) sont des primoélus, il y a quelques fils de tel Joumblatt, Frangié, Gemayel, Khoury, Fatfat, Merhebi. Le député le plus jeune – 28 ans –, Sami Fatfat est fils de l’ancien ministre Ahmad Fatfat. Aucun nonagénaire au sein ce Parlement qui compte cinq octogénaires totalisant 413 ans.

   Par rapport à l’ancienne Assemblée, la représentation féminine s’accroît de 50 %. De 4 députées, elles passent à 6 soit 4 % 69 du Parlement. On est loin de la parité. Quinze battus au scrutin de 2009 reviennent siéger. La plupart sur les bancs du Hezbollah. 77 voix préférentielles ont suffi au candidat arménien-orthodoxe de Zahlé pour conquérir son siège tandis que le député le mieux élu – Nabih Berry – en obtient 42137.

Avoir des droits, c’est bien. En bénéficier, c’est mieux!

    Si l’adage “nul n’est censé ignorer la loi” est bien connu, la complexité du droit, l’évolution de la société et l’influence grandissante de la législation internationale rendent celui-ci parfois bien illusoire. Par ailleurs, même celui qui connaît (très bien) ses droits n’arrive pas toujours à les faire valoir correctement. Ces constatations ne sont pas que théoriques. Elles sont directement issues de la pratique du Médiateur fédéral et méritent une attention particulière. Ces lignes sont extraites de son Rapport 2017(1). Le Médiateur fédéral estime qu’avoir des droits et en bénéficier vraiment sont deux réalités différentes (…) les citoyens les plus vulnérables ne trouvent pas encore le chemin vers leur administration.

    En 2017, l’année qui marque la création de la médiation fédérale, 6171 dossiers  ont été ouverts  se répartissant en 1582 demandes d’information et 4589 plaintes. Dans 82% des plaintes fondées, la personne obtient une solution.  

    Parmi les missions du Médiateur fédéral, celle de recommandation au Parlement. Le Médiateur fédéral a constaté que les personnes supposent souvent, à tort, que la déclaration de cohabitation légale qu’ils effectuent à la commune suffit pour se protéger en cas de décès. Signer un contrat de vie commune devant un notaire offre davantage de protection, mais la loi n’indique pas clairement les éléments qui doivent y figurer. Il semble par ailleurs que les notaires, eux-mêmes, ne sont pas tous familiarisés avec les spécificités de la cohabitation légale. Le Médiateur fédéral recommande au Parlement d’uniformiser le statut de cohabitant légal afin d’aboutir à une définition commune à tous les domaines. Le Médiateur fédéral recommande également au Parlement de mieux informer les citoyens sur ce statut ainsi que sur ses conséquences. Actuellement, en Belgique, le nombre annuel de cohabitants légaux est équivalent à celui des mariages.

(1) Rapport disponible : http://mediateurfederal.be/sites/default/files/jaarverslag_2017_-_rapport_annuel_2017_0.pdf  

WALLONS, sortez du bois ! une invitation de l’Alliance Wallonie France.

 

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   En 1814, au Congrès de Vienne, Talleyrand propose au nom de Louis XVIII d’accueillir un million de Wallons en contrepartie du pays de Gex. Les Alliés à savoir l’Autriche, la Grande-Bretagne, la Prusse, la Russie refusent. Le Congrès de Vienne voit l’avenir de la Wallonie en la rattachant au Royaume de Hollande. Manifestement la solution n’a pas été adéquate ! 

   En 1905, lors de l’Exposition universelle de Liège, un Congrès wallon se tient à la salle académique de l’Université. Dans les conclusions, un seul point fait l’unanimité des congressistes : d’origine romane, la Wallonie entend défendre sa spécificité et ne pas perdre son âme dans un amalgame belge surtout teinté de « germanisme ». Au-delà de cette position unanime, le Mouvement wallon constate qu’il est partagé en plusieurs courants : défenseurs de la langue française comme unique langue officielle de toute la Belgique ; régionalistes ; séparatistes (fédéralistes ou non) ; partisans d’un rattachement pur et simple à la France de la Belgique tout entière, voire de la Wallonie seule.. (…)  Enfin, à la suite d’Albert du Bois, il existe aussi un parti « français » qui n’envisage de solution qu’en dehors de l’État belge. (1)

   En octobre 1945, le Congrès wallon présidé par Joseph Merlot se prononce, au vote secret, par 486 voix sur les 1048 émises en faveur de la réunion de la Wallonie à la France. Ce vote sentimental proche de la moitié des votes émis – 46% 37 très exactement – effraye et se transforme en vote de raison, à main levée, obtenu à l’unanimité moins deux voix en faveur de l’autonomie de la Wallonie dans le cadre belge.

   En 2018, un mouvement républicain, laïc, démocratique, pluraliste, l’Alliance Wallonie France (AWF) dont le but est l’intégration de la Wallonie dans la République française organise une Assemblée Générale Ouverte (2) sur le thème WALLONS, sortez du bois ! Le Vice-Président du Gouvernement wallon, le ministre Pierre-Yves Jeholet (MR) et le chef de  groupe PS au Parlement wallon, Pierre-Yves Dermagne y débattront sur des sujets tels précéder le prévisible, la Wallonie au secours de la Communauté française ? comment faire ? et après ? La parole sera donnée aux participants.

   À l’occasion de cet AGO, l’AWF publie un ouvrage intitulé Une Wallonie maîtresse de son destin ? fruit d’un collectif d’une dizaine de personnes dont Jacques Lenain, Robert Collignon, Pierre Hazette, Jules Gazon, Paul Durieux, président-cofondateur de l’AWF. Il y est question d’un projet qualifié intégration-autonomie qui permet à la Wallonie de devenir française tout en maintenant son autonomie. La Constitution de la Cinquième République permet ce type de projet. Ce que confirme un entretien avec Didier Maus, président émérite de l’Association internationale de droit constitutionnel (www.belgique-francaise.fr) au sujet de la faisabilité constitutionnelle d’un tel statut sur mesure et négocié.

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(1) Paul Delforge – Manuel d’histoire de la Wallonie – Quelques aspects du mouvement wallon – Institut Jules Destrée – http://connaitrelawallonie.wallonie.be/sites/wallonie/files/lecons/21_fusionnee.pdf

(2) Assemblée Générale Ouverte – samedi 28 avril 2018 – Palais des Congrès de Liège – Renseignements : pauldurieux2003@yahoo.fr

Rumeurs, rumeurs

   En cette période préélectorale, la ville bruisse de rumeurs qui tendent à jouer les infos. Les uns, sans encore avoir de liste, annoncent qu’ils en prennent la tête. D’autres revendiquent inconditionnellement telle place. Nul n’échappe à la rumeur.

   Il se raconte même que noss Willy a demandé à Jean-Claude son opinion sur la création éventuelle d’une liste mayorale. Excellente idée aurait répondu l’homme fort du parti. Dans ce cas, tu emmène cette liste et moi, je prends la tête de liste du PS!

Les séances publiques du Conseil communal de Liège diffusées sur www.liege.be

     Innovation au Conseil communal de Liège. Dès ce lundi 29 janvier, à 18h30, la séance publique du Conseil communal est retransmise dans son intégralité sur le site officiel de la  Ville www.liege.be. Déjà, une expérience-pilote a eu lieu en 2013.

    Dorénavant, il n’est plus nécessaire de se rendre à la Violette pour suivre les débats communaux. C’est incontestablement un progrès qui rapproche citoyennes et citoyens de leurs mandataires élus. C’est le miracle d’Internet. Comme le note l’Académicien Michel Serres dans une communication sur les nouvelles technologies : la distance n’est plus seulement réduite, elle est abolie ; l’espace n’est plus seulement raccourci, il est annulé. Je suis simultanément – quel que soit l’endroit où je me trouve – en tout point du monde par le moyen de l’outil numérique qui tient dans ma main (http://academie-francaise.fr/actualites/communication-de-m-michel-serres-0).

    Ce lundi, 190 points sont inscrits à l’ordre du jour du Conseil communal mais seulement 88 le sont dans la séance publique, les autres sont traités lors de la séance à huis-clos. Le point 1 est l’acceptation de la démission de la conseillère Véronique De Keyzer (PS) et son remplacement par Anne Fievet (PS). Le point 88 est l’approbation des points portés à l’ordre du jour de l’Assemblée générale extraordinaire du 6 février 2018 de l’intercommunale « PUBLIFIN ».

  Les travaux du Conseil communal ont été préparés la semaine précédente par les commissions permanentes. Les prochaines dates retenues pour le premier semestre de 2018 sont les lundis 26 février, 26 mars, 30 avril, 28 mai et 25 juin.