Revue « EVASION » au Trianon

À la mi-décembre, en compagnie de membres du Dernier Carré – le club des pensionnés de la RTBF-Liège -, nous avons assisté à une représentation de la revue Évasion au Théâtre du Trianon (1). Quel émerveillement, quel spectacle, quelle fantaisie, quel humour, quelle beauté – et que des beautés ! -, quel rythme. Nous avons été ravis, éblouis par tant de talents.

Nous faisons nôtre le final de la revue où l’ensemble de la troupe  déclare : C’est avec notre cœur / Et grand bonheur / Que nous vous accueillons / Les anges et les démons /Pour un plein d’émotions / Y a un paradis sur terre / Le monde entier vient s’y distraire / C’est coquin, câlin, bonheur, lutin / C’était vraiment divin / C’est avec notre humour / Que sans détour / Nous vous embarquions / Pour un paradis d’amour / Vous avez rêvé, dansé / Chanté, fêté, vibré et ris / C’était mieux qu’au paradis / Ce soir c’était la fête / On était tous en quête / D’évasion / Une soirée unique / Magique et féerique / Au Trianon / Les spectateurs sont heureux / Ont des étoiles plein les yeux / C’est canon ! / Des artistes de choc / Pour un show / D’évasions / C’est très chic.

  • Revue ÉVASION – samedi 5 et dimanche 6 janvier à 14 h 30 – au Trianon 20 rue Surlet, tél. 04 342 40 00 – Tarif unique 30 €, Groupes (minimum 10 personnes) 25 €

Christian Quasada … « une bête de TV » !

      

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     Dans les annales des jeux TV des chaînes françaises, Marie Friedel demeure celle qui a gagné le plus,  1 000 000 d’euros. Le temps de répondre correctement à quinze questions posées par Jean-Pierre Foucault dans Voulez-vous gagner des millions ? En revanche, aux Douze coups de midi, Christian Quesada, surnommé le professeur, a dû répondre à plus de cinq mille questions posée par Jean-Luc Reichmann pour empocher 839 392 euros dont 209 392 sous forme de cadeaux.

       En réalité, la totalité des 600 000 euros n’est pas encore dans les poches de Christian. La société de production Endémol, basée à Amsterdam, paye les gains à nonante jours fin de mois. Comme Christian est dans le jeu le 4 juillet, le calcul de ce qu’il a déjà touché et la somme qui lui reste à encaisser est relativement simple. Un enfant de primaire est à même de résoudre le problème surtout s’il est un hyper doué comme Christian l’a été avec deux ans d’avance durant sa scolarité.

       Au fur et à mesure de sa participation au 12CDM, Christian se fixe comme ambition d’atteindre 1 000 001 euros. Savoir gagner avec panache a dit Charlie Chaplin. Hélas, la cent quatre-vingt-troisième présence sur le plateau de 12CDM se révèle fatale. Le record de Marie Friedel  n’est point battu. Savoir perdre avec dignité dit encore Chaplin. La structure du jeu conçu par Endémol fait que des téléspectateurs de TF1 se partagent la même somme que Christian a gagné. Il détient ainsi le record du candidat ayant généré 1,6 million d’euros de gain comme il l’a dit à nos confrères du Figaro Magazine.

       Passionné de Scrabble, Christian lit de A à Z le dictionnaire.  Il y a vingt ans, première  participation au jeu télévisé Des chiffres et des lettres. Il remporte la Coupe des Champions, deux ans plus tard, la Coupe des Masters et en 1991, la Coupe des Clubs. Il est le seul candidat a posséder un tel palmarès de ces trois grandes épreuves TV. Puis, il y a sa présence aux Douze coups de midi du 4 juillet 2016 au 14 janvier 2017. Le secret de sa réussite ?  Christian Quesada ne le cache point ; pour briller dans ce jeu, et avoir une longévité comme la mienne, il faut avoir plusieurs qualités: une bonne culture générale, faire abstraction des caméras et avoir une bonne mémoire… Bref, à la portée de chacun !

Sur la rive gauche, la Terrazza Martini temporaire, sur la rive droite deux terrasses permanentes, à Li P’tite Couhène et La Taverne des Vennes.

        La météo prévoit du soleil ce dimanche à Spa-Francorchamps. Comme dans la dernière décennie du 20ème siècle, les supporters allemands se sont déplacés en masse au temps de la splendeur de Schumacher, cette année, on attend une déferlante néerlandaise autour du circuit ardennais venue soutenir leur compatriote Max Verstappen, âgé de 17 ans. Rien n’est joué entre l’écurie Mercedes-AMG et la Scuderia Ferrari d’autant que les pilotes de Williams Martini Racing sont susceptibles de jouer les trouble-fête.

       Jeudi soir, à la soirée VIP organisée à la Terrazza Martini, Valtteri Bottas et Felipe Massa n’ont rien révélé de leur boulot dominical  Jeudi soir, le boulot a été promo de Martini sans possibilité de poser des questions ou de se faire photographier avec eux. Connue pour sa gioia di vivere  (joie de vivre italienne), Martini – et sa Terrazza temporaire – fait découvrir l’univers de la F1 dans quatre villes de Grand Prix. Liège a été choisie pour installer Boulevard Frère-Orban, en bord de Meuse l’impressionnante terrasse, à l’accès gratuit  vendredi 21 et samedi 22 aoûtet l’on y sert aux non-VIP un mélange irrésistible de cocktails à base de … Martini !

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        Mais si cette Terrazza en rive gauche est temporaire, sur la rive droite, il est deux établissements qui offrent, en tout temps, le charme de leurs terrasses. L’un, La Taverne des Vennes (1) située au milieu du Boulevard de l’Automobile, sur la petite place aux catalpas, l’autre Li P’tite Couhène (la petite cuisine) (2) au bout de ce même boulevard, à l’ombre de la Médiacité.

        La Taverne des Vennes est un établissement populaire comme le quartier en a compté beaucoup lorsque des industries tel Cuivre et Zinc y ont prospéré.  La Taverne des Vennes, c’est un microcosme qui permet de rêver a écrit notre confrère Jean-Pierre Keimeul. Les habitués occupent le zinc. Aux murs, des reproductions de l’exposition universelle de 1905. Un des rares établissements à y être vraiment attentifs. Cela garde le cachet d’une vieille brasserie. Dans le vaste jardin fleuri, à l’arrière, Marcus mitonne une petite restauration chaque midi du lundi au vendredi, tandis que le patron, Charlie met à la disposition de sa clientèle un barbecue et une piste de pétanque. Derrière le comptoir, officie notamment  la jolie Joanna, à l’accent du français de Beyrouth.

LIEGE Ista.jpgGeorges Ista, journaliste, militant wallon

        Li P’tite Couhène est la seule enseigne commerciale de la rue d’Harscamp en forme d’un gigantesque sachet de frites. Éric les prépare et le sert dans des cornets tels qu’utilisés au temps où les fritures s’appelaient, comme Georges Simenon l’écrit dans Mémoires intimes, encore fritures et non friteries !

        Attenant au comptoir est le restaurant qui donne accès à une belle terrasse arborée de vignes et de figuiers. L’Eden en pleine ville. La carte est courte, gage de qualité, auquel s’ajoutent deux suggestions hebdomadaires. L’une propose un tour de monde sous forme d’hamburger, les USA avec sauce BBQ maison, bacon, cheddar, laitue, tomates, l’Italie avec  mozzarella, tomates séchées, pesto, roquette, olives, la Grèce avec tzatziki, tomates séchées, feta, olives noires.

        Les autres suggestions hebdomadaires ? Variées telles salade César (blanc de poulet, romaine, parmesan, bacon…), anneaux de calamars et salade grecque, filets de rougets, légumes du Sud grillés et boulghour, bœuf bourguignon, médaillon de porc aux deux pommes, sauce crémeuse au cidre, filet mignon de porc miel-gingembre. L’eau à la bouche. Voisine à Media rives, la RTBF a fait de Li P’tite Couhène une de ses cantines. Mojito, sangria, splitz sont préparés maison. En prime, à l’issue du repas, le patron Éric offre toujours un péket au melon, un régal !

        Inutile de le dire – mais cela le vaut bien – que tant à Li p’tite couhène qu’à La taverne des Vennes, les prix sont ultra-démocratiques.

(1)   La Taverne des Vennes, place Georges Ista 17, tél. 04.343.91.47. Ouvert 7 jours sur 7, www.tavernedesvennes.be

(2)   Li P’tite Couhène, rue d’Harscamp 48, GSM 0492 639 514. Ouvert du mardi au samedi de 11h30 à 21h00.

LE 56ème FESTIVAL THÉÂTRAL DE SPA : D’ ÉCLAIRANTES ÉNUMÉRATIONS.

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        Le Festival de théâtre de Spa  se présente chaque année en communiquant une série de chiffres que l’on peut compléter, voire parfois rectifier au lieu de les arrondir : sa 56ème édition depuis 1959 (1) propose en  2015,  10.000 places  en six lieux et en dix jours afin de permettre à 73 comédiens (20 dont 7 musiciens  des Baladins du Miroir, 18 de deux productions de l’Atelier-Théâtre Jean Vilar et six nous venant des Pays de Loire, tandis que les 16 autres  spectacles – sur 20  soit   80%  de ceux-ci – ont ensemble  eu recours à 29 comédiens soit moins de deux en moyenne par spectacle) de jouer 44 fois 20 pièces dont quatre créations et trois spectacles venus de France dont celui (« sold out » c’est-à-dire complet en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire) avec la triomphatrice  du Molière de la meilleure comédienne de l’année :  la Liégeoise Marie Gillain. On pourrait poursuivre  l’inventaire à la Prévert  en évoquant quatre rencontres, trois lectures, cinq spectacles de rue, six stages dont cinq pour des catégories de jeunes allant de 2 ans et demi à 17 ans ou bien encore un dîner spectacle, des formules Thermes-Théâtre etc….

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        Mais chez les lecteurs curieux les énumérations ne font l’objet d’appréciations qu’après comparaisons. Je lis ainsi qu’en 1961, le festival annonçait 26.252 spectateurs pour 39 représentations en  18 jours  par 37 comédiens résidant à Spa et 42 comédiens navetteurs . Ou bien que pour sa mise en scène de la création mondiale en langue française de la pièce magistrale de Bertold Brecht « Arturo Ui », Jacques Huisman avait employé trente six comédiens.  Quand fin 2002, Armand Delcampe  secondé notamment par le Bourgmestre Houssa obtint du Ministre libéral wallon de la Culture  Richard Miller, la signature d’un contrat-programme pour le Festival spadois, il put annoncer pour 2003, 88 représentations (le double de cette année) de 28 spectacles dont 8 créations en 16 jours… En 2006 on annonça même plus de 100 représentations !

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        Aujourd’hui, Cécile Van Snick nous écrit :  « Le contrat-programme signé en 2002 prévoyait un échelonnement de la subvention jusqu’ en décembre 2006 . Ensuite, nous avons eu droit à quelques indexations. Celles-ci s’arrêtent en 2011. En 2015, la subvention a été diminuée de 1%. Lorsque j’évoquais en conférence de presse le montant de 17.000 euros en moins pour l’artistique, c’était en additionnant l’ensemble des montants diminués cette année (aide de la Présidence de la Fédération, aide du Tourisme, diminution de la subvention de la Fédération, Arts & Vie,…)                

        La subvention de 173.525 euros  en 2002 a progressé de 38,6% en quatre ans pour atteindre 240.451 euros en 2006 mais la ministre  bruxelloise Fadila Laanan a refusé de renouveler le contrat-programme et s’est  contentée en huit ans d’une progression de 6,4%  (de 240.451 à 255.910 euros en 2011  montant maintenu sans indexation jusqu’en 2014 et abaissé en cette année 2015 à 253.351 euros). Nous connaissons l’impécuniosité de l’ex-Communauté française devenue une Fédération Wallonie-Bruxelles à régionaliser. Les clés de répartition des subventions communautaires  localisables avaient été généreusement fixées pour Bruxelles (alors quelque 20% des francophones de la Fédération dans cette région dotée de l’essentiel des budgets des institutions culturelles fédérales) à 25%, 75% devant revenir à la Wallonie. Dans le secteur des arts de la scène (comme à la R.T.B.F.) c’est à présent l’inverse grâce à des Charles Piqué et Fadila Laanan  qui avec la complicité des Wallons de l’establishment bruxellois ont roulé dans la farine ministres et parlementaires wallons pourtant largement majoritaires au sein de la Fédération. Spa fournit à cet égard avec son Festival de Théâtre un exemple flagrant d’iniquité.

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        En effet une véritable aberration se révèle dans  les subventions de deux Festivals : l’un flamingant d’avant-garde te Brussel le « KunstenFestival des Arts » qui en plus des crédits considérables de la Communauté flamande et même de l’Union Européenne ainsi que des aides service de Brussel-Bruxelles-hoofdstad-capitale recevait en 2013 près de  600.000 euros (597.566) alors que le Festival Royal de Théâtre de Spa recevait pour sa 54ème édition   255.910 euros  soit quelque 40% de ce qui était octroyé aux affidés de Mevrouw Frie Leysen (2). Cela dans un silence qui est selon moi aussi assourdissant que scandaleux. Espérons que cela  change car autrement la mort à petits feux du Festival de Spa se terminera par une euthanasie. Le seul moyen de l’éviter nous semble être de transférer des subventions de Bruxelles vers la Wallonie.            

        Ceci dit , je n’ai pas présenté  les spectacles. C’est parce que vous trouverez bien davantage à leur sujet sur le site du Festival (www.festivaldespa.be) que ce que je pourrais en dire ici. Par contre vous n’y trouverez pas ce que vous avez pu lire ci-dessus. Mais je prévois de vous donner en suivant deux représentations lors de cinq soirées du 7 au 16 Août une dizaine d’appréciations motivées.                                    

        Jean-Marie Roberti

___________________

(1) Depuis 1959, c’est-à-dire d’abord un quart de siècle en décentralisation du Théâtre National dirigé par Jacques Huisman auquel succéda un Jean-Claude Drouot alias Thierry la Fronde  qui échoua en 1986 et 1987, deux « anciens » Billy Fasbender et André Debaar prenant le relais en 1988 et présentant jusqu’en 1998 une vitrine des productions dramatiques en Communauté française, tandis que depuis 1999, c’est-à-dire depuis 17 ans, c’est le duo Armand  Delcampe et Cécile Van Snick qui met désormais l’accent sur la création (comme le démontrait en 2009,   dans son livre sur le cinquantenaire du Festival,  le journaliste de « La Libre Belgique » Philippe Tirard)  et qui  assume (aujourd’hui très difficilement)  l’actuelle pérennité de  cette manifestation estivale majeure de l’art dramatique en Wallonie.

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(2) Une fine observatrice de la vie culturelle bruxelloise, par ailleurs ancienne parlementaire, nous fait justement remarquer que la Fédération Wallonie-Bruxelles a certes obtenu que l’appellation KunstenFestival soit complétée par la mention  « des Arts »  mais, ajoute-t-elle, il faut attaquer ce « kunst » sur le fait que le contrat ne prévoit que trois productions de la Fédération Wallonie Bruxelles. Elle souligne encore que « les 35 producteurs bruxellois ne sont pas francophones » A son avis,  un double financement par les Flamands et les francophones serait de nature  à permettre des créations et un caractère mondial où, conclut-elle, la Wallonie devrait être plus présente.  Nous pourrions souscrire à une telle conclusion si la Wallonie obtenait dans ce secteur de l’art dramatique (comme dans bien d’autres domaines culturels) une proportion équitable des interventions publiques (et non pour le Festival théâtral de Spa 40% de ce que la Fédération  octroie au riche KunstenFestival). Nous apprenons que le Théâtre dit National (auquel cette Fédération accorde plus de six millions d’euros annuels) annonce l’organisation d’une saison 2015-2016 complètement commune avec le  Koninklijke Vlaamse Schouwburg. Grâce à l’addition des subventions 70 spectacles peuvent être programmés en région de Bruxelles-Capitale en y assurant à la Flandre une place démesurée par rapport à sa représentativité réelle (10% des demandes de pensions sont rédigées en néerlandais vient-on d’apprendre) et cela dans un esprit belgicain et recentralisateur. Jusques à quand la majorité wallonne de la Fédération Wallonie-Bruxelles se laissera-t-elle rouler dans la farine ? 

Un calendrier riche de jours fériés en mai, autant de raisons supplémentaires d’admirer les richesses du Château de HARZÉ !

       Si l’avènement de Charlemagne a laissé entrevoir un IXème siècle radieux dans nos régions, rapidement la population a déchanté. Les invasions normandes et hongroises ont amené les habitants de Harzé à se protéger en édifiant une maison forte sur un piton rocheux. L’histoire n’a pas retenu le nom du seigneur à la base du projet mais des historiens (1) se passionnent pour ce territoire.

        Enclavé dans la principauté de Stavelot-Malmedy, le pays de Harzé fait partie du comté devenu duché de Luxembourg qui ne sera Grand-Duché que réduit à son format actuel.  La guerre de Trente ans (1618-1648) qui divise l’Europe, pire la déchire, et oppose initialement catholiques et protestants, puis États à États,  joue un grand rôle dans l’érection du Château de Harzé.

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        Dès le début du conflit, tout comme  nombre de Wallons dont Ernest de Suys, le seigneur de Harzé Albert de Ligne s’est engagé dans les troupes catholiques sous commandement de Jean ‘tSerclaes en soutien de Ferdinand II. Tous bataillent tant et plus, ils sont à la Montagne blanche et en bien d’autres lieux. Ernest de Suys prend du galon au point  de devenir  général d’artillerie en tête de l’arsenal impérial. En avril 1629, l’empereur Ferdinand II de Habsbourg le nomme baron de Tourabel.

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        Un mois plus tard, Albert de Ligne vend la seigneurie de Harzé à Ernest de Suys, baron de Tourabel. Ce guerrier est aussi un entrepreneur et homme de goût. Il tient la première de ces vertus de son aïeul savoyard Guido Suisse qui, le premier édifie aux Pays-Bas des digues en plantant des pieux à l’aide de maillets et la seconde de son grand-père Jacques – Jacobus Susius – humaniste, poète latin, ami de Juste-Lipse.  Ernest de Suys entreprend de remplacer la maison forte par un château dans un style de Renaissance mosane, classé, en 1965, monument historique par  la Commission royale des Monuments et sites.

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        Le blason inspiré des ouvrages de l’aïeul figure sur les murs du château et la devise familiale imaginée par le grand-père Portat constantia palmam se retrouve sur un tableau représentant le comte Ernest de Suys. Car  la constance à guerroyer de celui-ci lui mérite ce titre de comte du saint empire romain  germanique  attribué par l’empereur Ferdinand III de Habsbourg, le lundi 11 avril 1639.  Tandis que le guerrier se déploie sur les champs de bataille, sa maman Georgine de Lynden veille à l’édification du château de Harzé. Château où le comte séjourne peu, il est toujours en guerre ! Il y trouve la mort le jeudi 3 août 1645 à Nördlingen où les troupes françaises emmenées par Condé et Turenne infligent la défaite aux troupes impériales. Le corps du comte est ramené de Souabe à Stavelot où Ernest de Suys a souhaité être inhumé.

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        Depuis 1973, la Province de Liège a acquis le château de Harzé et ses dépendances. Elle en a confié la gestion à une ASBL  DTLV  qui regroupe  les Domaines touristiques du Vallon de la Lembrée. Des dépendances, DTLV  en a fait le Musée de la meunerie et de la boulangerie (2) et du Château, un lieu luxueux de séminaires résidentiels (3). Une partie de caves voutées abrite un restaurant La Ptite Auberge  (4) qui dispose d’une splendide terrasse.

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        La P’tite Auberge  est une halte le dimanche à l’heure du goûter pour les promeneur(e)s de ce beau pays de Harzé célébré par le poète Lucien RadouxC’est Harzé la jolie au fil de ses virages / Qui gerbe la culture en prisme de mirage / C’est pavillonchamps et ses versants de clarté / Où le bonheur s’égaille en reflets d’aparté / C’est Fy la solitaire à l’abri de ses chênes / Qui sourit toute seule en silence et sans gêne / C’est Priestet la sainte assise au mamelon / Qui domine partout les ombres des vallons.

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(1)    Citons notamment le docteur Louis Thiry (Histoire de l’ancienne seigneurie et commune d’Aiwaille et de la région d’Ourthe-Amblève),  Amédée Pollet  (HARZE dans le passé ou mille ans d’histoire), Pierre Ninane (Harzé, mon village – http://harze.e-monsite.com)

(2)     De mai à octobre, dimanche et jours fériés 14-18h. Ajout du samedi,  en juillet et août,  ouvert  13-18h et démonstration par des artisans.

(3)    info@chateau-harze.be  – Tél. 32 (0)4 246 63 63 

(4)    La P’tite Auberge – Tél: 00 32 (0)4 246 63 53 – Restaurant du mercredi midi au dimanche soir (sauf samedi midi). 

Théâtre de l’ÉTUVE : un programme PYTHONESQUE en mars, accueil délirant du printemps!

        Au réveillon de Nouvel-An, le théâtre de l’Étuve a présenté avec succès l’œuvre originale de son co-directeur John Grégoire, Les casse-pieds sonnent toujours deux fois. Un succès confirmé en février et début mars devant des salles remplies.

        En vue de se réjouir davantage encore de l’arrivée du printemps, l’Étuve a invité la Compagnie Zeron Tropa  de Michel Udiany à présenter des sketches inspirés de l’humour déjanté des Monty Python’s  (1). Cet humour a fait plier de rire de 1969 à 74 les Britanniques. Durant cette période, la très sérieuse BBC a diffusé cette émission au point de la rendre cultissime. Le très sérieux Oxford English Dictionary  a enrichi la langue anglaise d’un néologisme  Pythonesque qui se définit : denoting or resembling  the absurdist or surrealist humour or style of Monty Python’s Flying Circus.

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        Le très sérieux et talentueux Michel Udianyprofesseur d’histoire, comédien (notamment au Café de la gare et à Bobino), auteur dramatique et romancier – a écrit et mis en scène Monty Python’s et maintenant, quelque chose de complétement différent. Un spectacle qui tranche avec Quatorze présenté en août 2014, au Monument interallié, à l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale.

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(1)    Sam. 21 mars (20h15), dim. 22 mars (15h), vend. 27 et sam.28 mars (20h15)  PAF 10 et 13 €  Réservations : Tél. 0492 56 29 10  Courriel reservationetuve@gmail.com

Théâtre de l’ÉTUVE : un programme chaud-show en ce mois froid de février !

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        Le mois de février a beau être le plus court de l’année, il n’en demeure pas moins qu’il sera un des mois le plus chargé d’activités pour le Théâtre de l’Étuve.

        D’ordinaire, les spectacles de l’Étuve  ne sont pas représentés le dimanche, jamais le dimanche ! Sauf pour le dernier allemand du Caucase (1) , un spectacle de Raphaël Le Mauve, Grand Prix du Théâtre 2013 organisé par l’ Association Création Théâtre (ACT). Sans résumer – c’est impossible – le dernier allemand du Caucase, disons qu’il s’agit d’humour poétique – trash et  politiquement très incorrect… un régal… !

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        Retour la semaine suivante, à la normale si l’on peut dire. Enfiler un vendredi 13, une Saint-Valentin, une chorale d’une vingtaine de personnes sur la scène minuscule de l’Étuve, c’est normal ? Peu importe la réponse, le concert, dirigé par Line Adam, d’I canta Storia (2) vaut le déplacement. I Canta Storia conte en chansons l’histoire d’une Italie multiple tissée de jours de liesse et de déchirements, d’émigration difficile, de foi vivante et de croyances populaires, de nostalgie et de révolte. C’est tout simplement merveilleux… !

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        Celles et ceux qui ont choisi de passer le réveillon de Nouvel An dans la cave de l’Étuve vont retrouver avec plaisir Les casse-pieds sonnent toujours deux fois (3). Ce spectacle de John Grégoire et Carine Lipeville fait littéralement le tour du monde  des raseurs, importuns, casse-culs, chieurs, enquiquineurs, crampons, malavisés, gêneurs et autres trouble-fête qui entourent le quotidien des autres. Sans oublier que les autres dont Sartre a dit qu’ils sont l’enfer sont tout aussi raseurs, importuns, casse-culs, chieurs, enquiquineurs, crampons, malavisés, gêneurs et autres trouble-fête. Bref, nul(le) ne s’en tire mais chacun(e) rigole !

        Sur le site du Théâtre de l’Étuve – www.theatre-etuve.be – , il est loisible d’avoir via You Tube un avant-goût de ces différents spectacles à l’affiche.

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(1)  le dernier allemand du Caucase vendredi 6, samedi 7 février à 20h15 et dimanche 8 à 15h30 –PAF 15€ et 12 € – Réservation : par courriel à reservationetuve@gmail.com ou par SMS au 0492/56.29.10

(2)  I canta Storia – vendredi 13, samedi 14 février à 20h15 – PAF 15€ et 12 € – Réservation : par courriel à reservationetuve@gmail.com ou par SMS au 0492/56.29.10

(3) Les casse-pieds sonnent toujours deux fois – en février, vendredi 20 et 27(complet), samedi 21 (complet) et 28 à 20h15 et mars, vendredi  6, samedi 7 à 20h15 – PAF 15€ et 12 € – Réservation : par courriel à reservationetuve@gmail.com ou par SMS au 0492/56.29.10