LE 56ème FESTIVAL THÉÂTRAL DE SPA : D’ ÉCLAIRANTES ÉNUMÉRATIONS.

logo Spa 2015.jpg

        Le Festival de théâtre de Spa  se présente chaque année en communiquant une série de chiffres que l’on peut compléter, voire parfois rectifier au lieu de les arrondir : sa 56ème édition depuis 1959 (1) propose en  2015,  10.000 places  en six lieux et en dix jours afin de permettre à 73 comédiens (20 dont 7 musiciens  des Baladins du Miroir, 18 de deux productions de l’Atelier-Théâtre Jean Vilar et six nous venant des Pays de Loire, tandis que les 16 autres  spectacles – sur 20  soit   80%  de ceux-ci – ont ensemble  eu recours à 29 comédiens soit moins de deux en moyenne par spectacle) de jouer 44 fois 20 pièces dont quatre créations et trois spectacles venus de France dont celui (« sold out » c’est-à-dire complet en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire) avec la triomphatrice  du Molière de la meilleure comédienne de l’année :  la Liégeoise Marie Gillain. On pourrait poursuivre  l’inventaire à la Prévert  en évoquant quatre rencontres, trois lectures, cinq spectacles de rue, six stages dont cinq pour des catégories de jeunes allant de 2 ans et demi à 17 ans ou bien encore un dîner spectacle, des formules Thermes-Théâtre etc….

SPA 2015 Brooklyn.jpeg

        Mais chez les lecteurs curieux les énumérations ne font l’objet d’appréciations qu’après comparaisons. Je lis ainsi qu’en 1961, le festival annonçait 26.252 spectateurs pour 39 représentations en  18 jours  par 37 comédiens résidant à Spa et 42 comédiens navetteurs . Ou bien que pour sa mise en scène de la création mondiale en langue française de la pièce magistrale de Bertold Brecht « Arturo Ui », Jacques Huisman avait employé trente six comédiens.  Quand fin 2002, Armand Delcampe  secondé notamment par le Bourgmestre Houssa obtint du Ministre libéral wallon de la Culture  Richard Miller, la signature d’un contrat-programme pour le Festival spadois, il put annoncer pour 2003, 88 représentations (le double de cette année) de 28 spectacles dont 8 créations en 16 jours… En 2006 on annonça même plus de 100 représentations !

SPA 2015 création.jpg

        Aujourd’hui, Cécile Van Snick nous écrit :  « Le contrat-programme signé en 2002 prévoyait un échelonnement de la subvention jusqu’ en décembre 2006 . Ensuite, nous avons eu droit à quelques indexations. Celles-ci s’arrêtent en 2011. En 2015, la subvention a été diminuée de 1%. Lorsque j’évoquais en conférence de presse le montant de 17.000 euros en moins pour l’artistique, c’était en additionnant l’ensemble des montants diminués cette année (aide de la Présidence de la Fédération, aide du Tourisme, diminution de la subvention de la Fédération, Arts & Vie,…)                

        La subvention de 173.525 euros  en 2002 a progressé de 38,6% en quatre ans pour atteindre 240.451 euros en 2006 mais la ministre  bruxelloise Fadila Laanan a refusé de renouveler le contrat-programme et s’est  contentée en huit ans d’une progression de 6,4%  (de 240.451 à 255.910 euros en 2011  montant maintenu sans indexation jusqu’en 2014 et abaissé en cette année 2015 à 253.351 euros). Nous connaissons l’impécuniosité de l’ex-Communauté française devenue une Fédération Wallonie-Bruxelles à régionaliser. Les clés de répartition des subventions communautaires  localisables avaient été généreusement fixées pour Bruxelles (alors quelque 20% des francophones de la Fédération dans cette région dotée de l’essentiel des budgets des institutions culturelles fédérales) à 25%, 75% devant revenir à la Wallonie. Dans le secteur des arts de la scène (comme à la R.T.B.F.) c’est à présent l’inverse grâce à des Charles Piqué et Fadila Laanan  qui avec la complicité des Wallons de l’establishment bruxellois ont roulé dans la farine ministres et parlementaires wallons pourtant largement majoritaires au sein de la Fédération. Spa fournit à cet égard avec son Festival de Théâtre un exemple flagrant d’iniquité.

SPA 2015 collect.jpg

        En effet une véritable aberration se révèle dans  les subventions de deux Festivals : l’un flamingant d’avant-garde te Brussel le « KunstenFestival des Arts » qui en plus des crédits considérables de la Communauté flamande et même de l’Union Européenne ainsi que des aides service de Brussel-Bruxelles-hoofdstad-capitale recevait en 2013 près de  600.000 euros (597.566) alors que le Festival Royal de Théâtre de Spa recevait pour sa 54ème édition   255.910 euros  soit quelque 40% de ce qui était octroyé aux affidés de Mevrouw Frie Leysen (2). Cela dans un silence qui est selon moi aussi assourdissant que scandaleux. Espérons que cela  change car autrement la mort à petits feux du Festival de Spa se terminera par une euthanasie. Le seul moyen de l’éviter nous semble être de transférer des subventions de Bruxelles vers la Wallonie.            

        Ceci dit , je n’ai pas présenté  les spectacles. C’est parce que vous trouverez bien davantage à leur sujet sur le site du Festival (www.festivaldespa.be) que ce que je pourrais en dire ici. Par contre vous n’y trouverez pas ce que vous avez pu lire ci-dessus. Mais je prévois de vous donner en suivant deux représentations lors de cinq soirées du 7 au 16 Août une dizaine d’appréciations motivées.                                    

        Jean-Marie Roberti

___________________

(1) Depuis 1959, c’est-à-dire d’abord un quart de siècle en décentralisation du Théâtre National dirigé par Jacques Huisman auquel succéda un Jean-Claude Drouot alias Thierry la Fronde  qui échoua en 1986 et 1987, deux « anciens » Billy Fasbender et André Debaar prenant le relais en 1988 et présentant jusqu’en 1998 une vitrine des productions dramatiques en Communauté française, tandis que depuis 1999, c’est-à-dire depuis 17 ans, c’est le duo Armand  Delcampe et Cécile Van Snick qui met désormais l’accent sur la création (comme le démontrait en 2009,   dans son livre sur le cinquantenaire du Festival,  le journaliste de « La Libre Belgique » Philippe Tirard)  et qui  assume (aujourd’hui très difficilement)  l’actuelle pérennité de  cette manifestation estivale majeure de l’art dramatique en Wallonie.

Normal
0

21

false
false
false

FR-BE
X-NONE
X-NONE

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Tableau Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-priority:99;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin-top:0cm;
mso-para-margin-right:0cm;
mso-para-margin-bottom:10.0pt;
mso-para-margin-left:0cm;
line-height:115%;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:11.0pt;
font-family: »Calibri », »sans-serif »;
mso-ascii-font-family:Calibri;
mso-ascii-theme-font:minor-latin;
mso-hansi-font-family:Calibri;
mso-hansi-theme-font:minor-latin;
mso-fareast-language:EN-US;}

(2) Une fine observatrice de la vie culturelle bruxelloise, par ailleurs ancienne parlementaire, nous fait justement remarquer que la Fédération Wallonie-Bruxelles a certes obtenu que l’appellation KunstenFestival soit complétée par la mention  « des Arts »  mais, ajoute-t-elle, il faut attaquer ce « kunst » sur le fait que le contrat ne prévoit que trois productions de la Fédération Wallonie Bruxelles. Elle souligne encore que « les 35 producteurs bruxellois ne sont pas francophones » A son avis,  un double financement par les Flamands et les francophones serait de nature  à permettre des créations et un caractère mondial où, conclut-elle, la Wallonie devrait être plus présente.  Nous pourrions souscrire à une telle conclusion si la Wallonie obtenait dans ce secteur de l’art dramatique (comme dans bien d’autres domaines culturels) une proportion équitable des interventions publiques (et non pour le Festival théâtral de Spa 40% de ce que la Fédération  octroie au riche KunstenFestival). Nous apprenons que le Théâtre dit National (auquel cette Fédération accorde plus de six millions d’euros annuels) annonce l’organisation d’une saison 2015-2016 complètement commune avec le  Koninklijke Vlaamse Schouwburg. Grâce à l’addition des subventions 70 spectacles peuvent être programmés en région de Bruxelles-Capitale en y assurant à la Flandre une place démesurée par rapport à sa représentativité réelle (10% des demandes de pensions sont rédigées en néerlandais vient-on d’apprendre) et cela dans un esprit belgicain et recentralisateur. Jusques à quand la majorité wallonne de la Fédération Wallonie-Bruxelles se laissera-t-elle rouler dans la farine ? 

BE05 0688 9447 0975, le bon numéro pour y virer 20 € et s’abonner au POISCAILLE.

Charlie.jpg

        En chiffres ronds, de 10.000, le nombre des abonnements à Charlie-Hebdo a bondi à 200.000, un rapport de 1à 20. Comme pareille augmentation constitue incontestablement un grand événement – par l’intermédiaire d’André Gilles en charge de ceux-ci -, le Collège provincial de Liège a décidé de s’y associer en souscrivant cinquante-six abonnements destinés à chaque conseiller élu (21 PS, 17 MR, 8 ECOLO, 8 cdH-CSP, 2 PTB+). L’esprit Charlie-Hebdo va-t-il déteindre sur les interventions des conseillers ? Si oui, les galeries du public seront combles et la tribune de presse davantage fréquentée !

poiscaille.jpg

        Tant qu’à traiter de presse satirique, évoquons celle de chez-nous, Le Poiscaille (1). Apparu sur le Net en février 2010, sous forme papier en octobre de la même –Le Poiscaille, première mouture est un authentique collector. Cinquante exemplaires (non) numérotés, huit pages en noir et blanc au prix de 50 eurocentimes !

        Aujourd’hui, ce journal satirique cent pour cent liégeois œuvre de jeunes pros vit une double crise, existentielle et économique. Crise existentielle propre aux êtres de qualité : à quoi bon être les meilleurs dans ce monde de … ?, crise accentuée par le petit nombre d’abonné(e)s qu’en toute transparence, ils avouent, 180. Leur souhait, en avoir 1000.

poiscaille abonné.png

         Dans le dernier numéro (paru) – le 42 sorti le 19 janvier -, les rédacteurs et les caricaturistes multiplient les appels aux abonnements. Trop de modestie et un rien de timidité leur font omettre d’indiquer, au premier coup d’œil, le numéro de compte. Il s’agit du BE05 0688 9447 0975.  Un bon mouvement, virer 20 € au BE05 0688 9447 0975. L’esprit Poiscaille le mérite. L’esprit Poiscaille est aussi un grand événement.

 

pois fin.jpg

(1)  Le Poiscaille – 17 Bd Saucy, 4020 Liège – Tél. 0473 27 84 38 – lepoiscaille.be – 3€50 le numéro – abonnement un an, 20€ – compte BE05 0688 9447 0975 – redaction@lepoiscaille.be

Le 56ème Festival royal de théâtre de Spa peut avoir lieu ! Et après ?

festival spa.jpg

        Fidèle à l’apophtegme de Beaumarchais sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur, notre confrère Jean-Marie Roberti couvre le Festival de Théâtre de Spa depuis de nombreuses années. Outre l’aspect culturel, il est un des rares confrères à s’intéresser aux conditions institutionnelles auxquelles se trouvent confrontés Armand Delcampe et Cécile Van Snick, organisateurs de ce Festival devenu Royal. Royal, certes … Mais menacé sûrement selon le mot de Delcampe. En 2002, Richard Miller, ministre de la Culture à l’époque, a signé un contrat-programme quinquennal avec la Ville de Spa. Celui-ci n’a jamais été renouvelé par Fadila Laanan qui a occupé, durant dix ans, ce ministère de la Culture. Un record de longévité ministérielle exercé pour se contenter de prolonger, par de simples avenants annuels, un contrat-programme obsolète.

        Le Festival (royal) de Théâtre de Spa est la principale manifestation estivale wallonne d’art dramatique à qui est, systématiquement et injustement, refusé le renouvellement d’un contrat-programme pluriannuel comme l’a proclamé à de multiples reprise Jean-Marie Roberti. Et de comparer la subvention accordée à Spa et les largesses financières de la Communauté française – l’ancienne appellation de la Fédération Wallonie-Bruxelles – s’en allant vers ce « Festival des Arts de Bruxelles » étant mieux connu sous l’appellation que lui donna sa fondatrice Mevrouw Frie Leysen : « Het Kunsten Festival » au service, dans la capitale de l’Europe, de la Communauté flamande et d’une expression dramatique réservée à une petite minorité  d’avant-garde. À ces largesses viennent s’ajouter celles de l’Union européenne, de la Communauté flamande, de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Ville de Bruxelles. Face à cette situation, les député(e)s wallon(ne)s pourtant majoritaires au sein du Parlement de la Communauté restent amorphes. Jean-Marie Roberti le déplore : C’est dans le silence assourdissant de trop d’élus de la majorité wallonne du Parlement de l’ex-Communauté française  que sont votés des budgets qui bafouent toute équité quant à la répartition des dépenses localisables entre régions wallonne et bruxelloise.

        Au lendemain des élections de mai, la situation peut-elle évoluer favorablement pour le Festival royal de Théâtre de Spa ? Il est permis de le penser encore qu’un certain nombre de membres du Conseil de l’art dramatique désignés en 2012 pour cinq ans par la ministre précédente restent en place. Un certain optimisme est né de la première intervention d’un nouveau parlementaire, Charles Gardier – récipiendaire en 2013 de l’Ordre du Mérite wallon – qui a interrogé Joëlle Milquet, ministre de la Culture quant à l’avenir du Festival royal du Théâtre de Spa.

Gardier.jpg

       Le Festival royal de Théâtre de Spa existe depuis 1959. La 55e édition de cet événement culturel incontournable en Fédération Wallonie-Bruxelles s’est déroulée cet été.

Les avantages de ce festival sont nombreux. Tous les styles de théâtre y sont représentés, ce qui en fait la vitrine artistique d’une grande partie de la production francophone belge. Il attire un public varié et nombreux. En effet, plus de 14 000 spectateurs ont participé au festival cette année.

Le taux d’occupation était donc proche du maximum. La politique des prix pratiquée le rend accessible à toutes les couches de la population, y compris aux jeunes qui découvrent ainsi un univers culturel différent. Le festival met l’accent sur la création d’œuvres d’auteurs belges et met ainsi en évidence la valeur artistique de nos talents. Autant d’avantages, le tout dans le cadre particulier, reconnaissons-le, de la ville de Spa, berceau du thermalisme moderne. (…)

Pourtant, son avenir pose question. Y aura-t-il une 56e édition, et si oui, sera-t-elle de qualité?

En effet, depuis la fin du contrat-programme entre ce festival et la Communauté française en 2006, les moyens réduits dont il dispose ne correspondent plus à ses besoins. Ces limitations budgétaires entraînent une liberté de choix restreinte et une programmation réduite. Les subventions sont, à titre d’exemple, 2,33 fois inférieures à celles attribuées au Festival des Arts de Bruxelles. (…) Je vous interroge aujourd’hui sur le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles. Comptez-vous accorder à ce festival les moyens que la Fédération ne lui reconnaît plus depuis 2006, ce qui délaisse ainsi l’art dramatique dont nous devrions pourtant être fiers? Comment comptez-vous rassurer les organisateurs de ce festival? 

 

Joelle Milquet.jpg

        Réponse prudente de l’ancienne ministre fédérale : le Festival royal de Théâtre de Spa, qui vient de fêter sa 55ème édition, a été intégré dans les nouveaux échéanciers prévus par Mme Fadila Laanan pour le secteur théâtral.

D’après mes informations, la commission d’avis est sur le point de m’envoyer sa note relative à la conclusion des prochains contrats-programmes.

Le renouvellement du festival de Spa, ses conditions et ses montants font l’objet d’un des trente-neuf dossiers concernés. Le cadre budgétaire sera donc prochainement fixé pour 2015 et les années ultérieures.

J’ai rencontré, hier, (NDLR : 1er octobre) la commission d’avis. Les avis devraient me parvenir officiellement dans les semaines qui viennent, après analyse par le service juridique de l’administration. Je prendrai les décisions les plus opportunes sur la base de ces avis, après avoir entendu les différents acteurs.

À ce stade, je ne peux donc vous communiquer aucune décision, mais je connais l’importance et la qualité du festival. Un avenant au contrat-programme permet de le prolonger jusqu’au 31décembre 2015 pour garantir la continuité de l’événement. Pour le festival de Spa comme pour les autres dossiers, les contrats-programmes seront fixés à partir du 1er janvier 2016 pour les cinq prochaines années. 

        En réplique, Charles Gardier entend rester vigilant : J’attends avec impatience le retour de la commission d’avis. J’espère qu’il prendra en compte l’importance de ce festival et des matières théâtrales en général. Je ne manquerai pas de revenir vers vous si nécessaire. Il est à souhaiter que d’autres parlementaires des divers partis mènent le combat avec Charles Gardier qui a eu raison de soulever le problème dès à présent. Car 2015 sera décisif quant à la vie ou à la mort d’un Festival qui depuis 1959 occupe une place importante dans ce secteur culturel. En 2015, les contrats-programmes seront élaborés pour les années allant de 2016 à 2020. Le Festival royal de Théâtre de Spa mérite réparation pour les neuf ans de sacrifices qui lui ont été infligés à tort.

spa.jpg.jpg

Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles: l’école francophone des Fourons et le nouveau Conseil d’Administration de la RTBF.be

        Deux parlementaires verviétois –  Muriel Targnon (PS) et Pierre-Yves Jeholet (MR) – se sont inquiétés, mercredi au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles du sort des bâtiments de l’école francophone des Fourons. On sait que la majorité du bourgmestre Broers (NVA) a décidé de vendre les bâtiments de cette école dont le pouvoir organisateur est le Centre sportif et culturel des Fourons. La valeur du bâtiment est estimée à 650.000 €. Le Collège  communal des Fourons a octroyé la priorité au pouvoir organisateur de l’école pour se porter acquéreur, sa réponse de principe devant lui parvenir ce mercredi 15 octobre 2014.

La ministre Joëlle Milquet s’est borné a déclarer : Il est évident que nous allons trouver des solutions. La Fédération Wallonie-Bruxelles respectera ses engagements, au-delà du contexte politique et de la nécessité de maintenir une école francophone à Fourons.

        Au cours de cette séance, il a été procédé au renouvellement du Conseil d’administration de la RTBF. Le PS obtient 6 administrateurs –  M. Gilles Doutrelepont, Mmes Line Gerbovits, Julie Leprince, Sylviane Portugaels, MM. Philippe Reynaert et Philippe Van Muylder. Leurs suppléants sont Mme Julie Ludmer, M. Jean-Louis Colinet, Mmes Sandrine Tytgat, Elisa Vainsel, MM. Baptiste Meur et Dimitri Kennes.

        Le MR obtient  5 administrateurs – M. Daniel Soudant, Mmes Clarisse Albert, Laurence Glautier, Anne Junion et M. Jean-Philippe Rousseau. Leurs suppléants  sont M. Frédéric Maghe, Mme Johanne Moyart, MM. Vincent Jammaers, Bernard Garcez et Mme Diana Nikolic.

       Le cdH obtient 2 administrateurs – MM. Jean-François Raskin et Jean Hilgers. Leurs  suppléants sont M. Eric Poncin et Mme Isabelle Karl.

       Les groupes Ecolo et FDF qui ne sont pas présents au CA vont demander à la Conférence des Présidents de pouvoir désigner un observateur conformément à l’esprit du Pacte culturel, en se référant à la jurisprudence déjà appliquée dans le passé.

Sénégal : à la recherche des « fonctionnaires fictifs ».

Sénégal.gif

        Dans un entretien exclusif accordé à Acteurs Publics (1), le DG de la fonction publique du Sénégal, Nouhou Demba Diallo explique la manière dont le gouvernement de son pays a lutté contre le fléau pour les finances publiques du recrutement superflu par l’État.

        Dans ce pays qui vise l’émergence d’ici 2020, la fonction publique joue un rôle moteur. Or, des ministères, qui sont de gros employeurs, ont recruté du personnel alors qu’ils avaient sans doute les ressources humaines suffisantes pour couvrir leurs besoins.

        En 2013, le Président de la République, Macky Sall a demandé un audit de la fonction publique, mais un audit physique et biométrique. C’est-à-dire que nous ne nous sommes pas contentés de compter les fonctionnaires, nous en avons fait une lecture biométrique, avec la prise d’empreintes. C’est plus fiable et cela évite les doublons.

        Pour les fonctionnaires présents à leur poste de travail, pas de problème. Pour ceux qui n’y sont pas, il a été demandé de fournir, endéans les deux mois, la preuve par divers justificatifs qu’ils occupent réellement ce poste. Le temps qu’ils préparent leurs justificatifs, ils ont été mis en contentieux, c’est-à-dire que le traitement n’a pas été versé sur leur compte. Dès la preuve apportée, ces agents ont été payés.

        Au total, 1169 fonctionnaires-fictifs ont été débusqués. D’où, pour l’État, une économie supérieure à 7 millions d’euros. 127.130 des Senégalais(e)s constituent actuellement l’administration qui doit être une administration suffisamment performante car c’est elle qui impulse le développement (…) Nous devons nous projeter dans une administration de développement, alors que nous disposons jusque-là d’une administration de gestion.

(1)  Acteurs publics : Newsletter quotidienne du site acteurspublics.com

Les fausses notes sont indésirables au Parlement de la Communauté française.

        Les Francofolies de Spa ont fait leur entrée au Parlement de la Communauté française en la personne de Charles Gardier, co-directeur des Francos. Le président Jean-Charles Luperto a tenu à féliciter chaleureusement ce francophile mélomane en précisant que l’Assemblée au sein de laquelle siège désormais Charles Gardier est tout aussi francophile et non moins mélomane.

Y AURA-T-IL UN 56ème FESTIVAL ROYAL DE THEÂTRE DE SPA ? « MADAME NON » REPONDRA-T-ELLE OUI ?

 

 Cécile Van Snick et Armand Delcampe en 2009 heureux de célébrer les 50 ans du Festival ; se retrouveront-ils en 2015 ?

        Vendredi soir, à l’issue de l’ultime représentation du 55ème  Festival Royal de Théâtre de Spa, Armand Delcampe co-directeur depuis 16 ans de ce Festival, mon épouse et moi, nous nous sommes embrassés en formulant l’espoir de nous revoir l’an prochain.  D’abord parce que lorsqu’on aborde son quatrième quart de siècle c’est l’état de santé qui est susceptible de décider. Mais aussi parce que les moyens diminuent chaque année comparés aux besoins. Certes il y a des éléments positifs qu’a soulignés la co-directrice Cécile Van Snick qui a fait état d’un taux d’occupation des places disponibles  de l’ordre de 90%,. Plusieurs fois les réservations conduisirent à organiser une représentation supplémentaire. Une centaine de personnes suivirent chaque lecture et chaque rencontre.

        Au sein de l’équipe du Festival les nouveaux responsables de la gestion, des services techniques et de la communication réussirent des prestations très appréciées. Quant à moi qui ai suivi dix représentations en cinq soirées, mon « top 4 » va de « Karl Marx, le Retour »  à « No Sport » en passant par « Discours à la Nation «  et « L’école est finie ». Et l’on me dit que j’ai « raté » « Belles de nuit » et surtout « Mangez-le si vous voulez ».

       Sur les 18 spectacles principaux, un tiers était constitué de « one (wo)man show » et un second tiers mettait en scène deux comédien(ne)s. Quand vous devez tenir compte pour des raisons strictement budgétaires de la nécessité de trouver des distributions aussi réduites, cela signifie que votre liberté de choix pour programmer un Festival déjà raccourci en durée et ayant renoncé à tout vedettariat, est réduit comme un peau de chagrin.  Moins pessimiste qu’Armand Delcampe et moi, sans être aussi optimiste que l’octogénaire Bourgmestre de Spa, Cécile Van Snick devra convaincre la nouvelle Vice-Présidente bruxelloise du Gouvernement Wallonie Bruxelles responsable à la fois de l’Enseignement obligatoire et de la Culture de répartir autrement les subventions localisables à l’art dramatique domaine où la Wallonie est gravement spoliée notamment quand on compare le Kunsten Festival instrument de propagande flamande à Bruxelles et le Festival Royal de Spa.. Certes, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir mais le sursis menaçant n’est pas écarté.

Joelle Milquet.jpg

         Ce 15 Août au Radisson, Stéphane Stubbé a interprêté « No Sport » adaptation qu’il a écrite d’un personnage historique qu’il admire : Sir Winston Churchill. C’était intéressant, souvent amusant, joué avec talent et conviction. Les multiples facettes du « sauveur de l’Occident » en mai 40 sont-elles toutes rencontrées ? Sûrement pas , la mine était trop profonde. Je connais d’autres admirateurs de Churchill : par exemple, le chanoine Eric de Beukelaere  et Armand Delcampe précité. Si ces deux-là avaient  traité ensemble le même sujet, les dimensions à la fois théistes et franc-maçonnes de Churchill auraient été subtilement soulignées ce qui n’est pas le cas ici mais ne nous a pas empêché de passer un bon début de soirée.

        Par contre à 21 heures, nous ne sommes pas entrés dans le texte  de l’américaine Joyce Carol Oates illustrant la violence sauvage d’une société d’Outre-Atlantique, pire que la nôtre.  Nous reconnaissons très volontiers l’excellente prestation du comédien Alexis Goslain, son rythme, son agilité mais un bon acteur sans texte convainquant ne peut seul sauver un spectacle.

       Rappelons une fois encore en conclusion la phrase de Beaumarchais : « Sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. »                                                 

 Jean-Marie ROBERTI

Spa Rtacus.jpg

THEÂTRE A SPA A L’HEURE DU ONE MAN SHOW : DECEVANT PARFOIS MAIS MAGISTRAL GRACE A ASCANIO CELESTINI ET DAVID MURCIA !

 

Bandeau_signature[2][3].png

 

THEÂTRE A SPA A L’HEURE DU ONE MAN SHOW : DECEVANT PARFOIS MAIS MAGISTRAL GRACE A ASCANIO CELESTINI ET DAVID MURCIA !

Huitième des onze jours du 55ème Festival Royal de Théâtre de Spa, ce mardi 12 Août 2014, deux des cinq lieux de représentation n’étaient pas utilisés : le Salon gris (où trois pièces étaient programmées trois fois soit neuf soirs sur onze à 18h30’) et la Salle des Fêtes (où les après-midis à 15h30’ des goûters étaient offerts lors de cinq rencontres et de trois lectures auxquelles on ajoutera deux concerts de fins de soirée).
 
Mardi dernier le choix des festivaliers était réduit à un spectacle à l’Hôtel Radisson à 19 heures et à une des deux représentations plus tardives à 20h30’ au Théâtre Jacques Huisman ou bien à 21 heures au Salon bleu.

Sans compter techniciens ni personnel de salle, combien de comédiennes et de comédiens pouvions nous voir dans ces trois spectacles ?

Le total est aisé à calculer : trois acteurs, un par représentation.

La programmation d’une telle soirée constitue un bon exemple de ce à quoi la co-direction du Festival est contrainte faute de moyens qui ne cessent de décliner puisque leur stagnation s’est aggravée en fonction de l’évolution des coûts du secteur pendant les dix
années  d’indifférence de la ministre anderlechtoise aujourd’hui compétente pour la propreté publique à Bruxelles.

Répétons donc comme Cécile Van Snick a demandé que cela soit fait avant chaque représentation : « LE FESTIVAL EST EN SURSIS ». . .

Mardi après « La danse du fumiste » de Paul Emond nous avons choisi « Discours à la Nation » d’Ascanio Celestini  plutôt que « L’Ami des belges » de Jean-Marie Piemme.

A l’issue de la représentation du premier de ces trois « one man show », mon épouse a eu ce commentaire (juste comme toujours de sa part) : « C’était quand même une belle performance d’acteur ».

Certes !

Et que grâces en soient rendues  à Gilles-Vincent Kapps.

Mais cette performance conduit dans une impasse, une fumisterie pour nous sans intérêt.

Nous avons par contre heureusement fait le bon choix pour notre seconde représentation de cette soirée (nous n’écrivons pas le meilleur car nous ne connaissons pas la pièce de Piemme et parce que lors de ce Festival il nous a été dit que nous aurions le week-end
raté un chef d’œuvre « Mangez le si vous voulez » de Jean Teulé mis en scène et interprété par Jean-Christophe Dollé et Clotilde Morgiève).

Ascanio Celestini (adapté en français par Patrick Bebi) est le digne continuateur de Dario Fo.

Cette fois ce n’est pas pour lui mais pour le grand acteur David Murgia qu’il a écrit et mis en scène un décapant « Discours à la Nation ».

Et c’est à un représentant de la classe dominante qu’il donne la parole pour se gausser en termes caustiques, parfois simplement ironiques mais souvent féroces et cyniques, de ces pauvres types de la classe des dominés dont les vieux engagements idéologiques peuvent être avec jubilation retournés contre eux.

La docilité des exploités, la démission des politiques et des syndicalistes, les exigences d’un marché mondialisé ultralibéral conduisent à supprimer toute résistance et à se moquer sans remord de celles et ceux grâce auxquels une petite minorité s’enrichit en
creusant le fossé d’une société duale entre Continents, Etats et Régions comme entre puissants et misérables, riches et pauvres.

 

Discours-à-la-nation-copyr-Antonio-Gomez-Garcia.jpg

 

David Murgia (accompagné rythmiquement à la guitare par le compositeur Carmelo Prestigiacomo) incarne avec une parfaite décontraction apparente le personnage cruel et souriant concocté par Celestini.

Il a abaissé le masque des gens bien élevés, il retourne les couteaux dans les plaies et simultanément il est vraiment très drôle et nous a permis d’inscrire ce « Discours à la Nation » au firmament du Festival avec le magistral retour de Karl Marx.

Nous nous réjouirions enfin du fait qu’il s’agit d’une production liégeoise trop rare à Spa mais à vrai dire les réalisations du « Festival de Liège » sont plus bruxelloises que liégeoises car elles émanent du Théâtre National dit de la Communauté française et non
encore de la Fédération Wallonie Bruxelles (sans doute parce que prononcer Wallonie avant Bruxelles est dérangeant pour qui le rééquilibrage régional des budgets rabougris consacrés à « l’art dramatique » serait imbuvable).

Mais c’est au lendemain du 15 Août que nous ferons le bilan d’une organisation culturelle « en sursis ».

Jean-Marie ROBERTI

Carte Blanche à Jacques BRAIPSON pour célébrer la Fête de la Musique à l’An Vert.

        Incontestablement, à Liège et ailleurs, Jacques Braipson est connu pour son goût et son amour de la musique. En 1983, en suite d’une rencontre avec Maurice Fleuret, le directeur de la musique en France, il lance à Liège, avec le PAC, la première Fête de la Musique à l’image de celle créée en 1982, en France par Jack Lang. Dans le reste du Royaume de Baudouin,  on attend 1984. D’où le slogan en 2014, Liège se met sur son trente et un pour fêter les 30 ans de la fête de la musique.

        Directeur à Liège des Jeunesses Musicales dont il a été le Président national, il a amené quantité de concerts parmi lesquels Genesis (Peter Gabriel), Serge Reggiani, Claude Nougaro, etc, etc. Aujourd’hui vendredi 20, à 20h, à l’An Vert, rue Mathieu Polain, Carte Blanche est donnée à Jacques Braipson qui a invité au rendez-vous à la chanson francophone.

        Il y a La Cécité Amoureuse, un groupe avec des chansons qu’auraient bien pu connaître les cabarets. Si nous n’avions pas eu la bêtise de les laisser mourir. Il y a Valérie Lindekens accompagnée de Vincent de Nève. Entre eux, une complicité s’installe hâtivement…Valérie joue avec les mots et propose des mélodies auxquelles Vincent ajoute sa touche musicale harmonieuse. Il y a Jacques Braipson en personne. Il chante lui-aussi en s’accompagnant à la guitare et à l’harmonica. Il y a Yves Teicher & Co que Jean-Pierre Schroeder de la Maison du Jazz décrit ainsi ; La folie douce de la musique tsigane, la virtuosité ébouriffante du soliste classique, l’imagination débordante du jazzman, l’expérience de la route et du voyage, une passion immodérée pour toutes les musiques et un coeur gros comme ça ! Bref de la chanson de 20 à 80 ans. Naturellement, le tout s’achève par une jam.

Photo : Plus de 4000 MERCIS à tous les fans de la page de la Fête de la Musique à Liège.
Le cap a été franchi avant le 21 juin: objectif du "Community Manager" atteint (c'est la gars qui écrit ce message avec un sourire au lèvre ;) ).
Nous fêterons cela comme il se doit durant tout ce WE, en musique!
Merci.

Royaume du Maroc : une mission du Corps consulaire de Liège et du Consulat Général du Royaume du Maroc à Liège.

 

 

400.jpg

Normal
0

21

false
false
false

FR-BE
X-NONE
X-NONE

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Tableau Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-priority:99;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin-top:0cm;
mso-para-margin-right:0cm;
mso-para-margin-bottom:10.0pt;
mso-para-margin-left:0cm;
line-height:115%;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:11.0pt;
font-family: »Calibri », »sans-serif »;
mso-ascii-font-family:Calibri;
mso-ascii-theme-font:minor-latin;
mso-hansi-font-family:Calibri;
mso-hansi-theme-font:minor-latin;
mso-fareast-language:EN-US;}

          Le Corps consulaire de Liège sous la direction de son Doyen Fernand Goffioul, Consul d’Espagne, a co-organisé avec le Consul général du Maroc Sidi Nour-Ed dine El Alaoui, lors de ce congé de l’Ascension, une mission dans trois villes impériales du Royaume, Rabat, Meknès et Fès. Reçu par le vice-Président du Conseil de la Ville de Fès, le Dr Allal Amraoui qui fait fonction de Président – celui-ci est devenu Secrétaire Général de l’Istiqual, parti historique qui a obtenu la fin du Protectorat français -, Jean-Marie Roberti, consul du Mexique s’est réjoui que Liège Athènes du Nord rencontre l’Athènes du Sud qu’est Fès. Les deux villes faisant partie de l’Association internationale des Maires francophones (AIMF), Roberti a signalé la grande expertise de nos intercommunales susceptible d’aider à la solution de certains problèmes  rencontrés. 

        Fès est également un lieu saint  pour le tidjanisme dont le fondateur Cheikh Ahmed Tidjani après avoir fait ses études à l’Université-Mosquée Qarawiyyine, y a vécu et y est enterré. Cette branche de l’Islam est très répandue en Afrique noire et Fès est un lieu de pèlerinage sur la chemin de la Mecque 

074.jpg                                    © FCW – Rabat  « Rue des consuls ».

        Dans une revue de l’Office national marocain du Tourisme, il est précisé que du XVIIe siècle jusqu’en 1912, tous les diplomates et les représentants des puissances étrangères étaient tenus de résider dans la célèbre rue des consuls située à Rabat qui, à l’époque s’appelait Salé-le-Neuf. La raison ? Ils avaient ainsi  facilement accès au souk des esclaves (…) et pouvaient y racheter leurs compatriotes capturés par des pirates et vendus aux enchères. À défaut de pouvoir racheter l’un ou l’autre de leurs compatriotes, les membres du Corps consulaire de Liège – une institution centenaire cette année – ont tenu à y effectuer leurs emplettes. 

088.jpg               © FCW – Rabat, tram.

       Tout comme Liège s’apprête à l’avoir en 2018, Rabat dispose du tram qui passe notamment sur le nouveau pont enjambant le fleuve Bouregreg. Ce pont se veut un trait d’union permettant l’extension de la ville de Rabat, capitale administrative du Royaume depuis 1912. La délégation du Corps consulaire de Liège après s’être recueillie au mausolée Mohammed V a été reçue  à l’Administration des Douanes et Impôts indirects et à la Direction Générale des Impôts.

065a.jpg

        © FCW – Rabat, Fernand Goffioul (d) et le Directeur Général des Douanes Marocaines Zouar Chorfi (g).

       La Douane marocaine affiliée à l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) en partage les visions dont celles de saisir les opportunités du commerce international. La Douane marocaine se doit ainsi de lutter contre la drogue, la corruption et le commerce informel. Le Maroc  se refuse de devenir le dépotoir de l’Europe particulièrement au moment des vacances. Tant pour la diaspora marocaine que pour les touristes étrangers, à partir du 1er mai 2014, les moyens de transport à usage privé importés par des personnes ayant leur résidence habituelle à l’étranger et transportant des marchandises à caractère commercial ne pourront plus bénéficier du régime de l’admission temporaire. Les marchandises importées à des fins commerciales, devront satisfaire à la réglementation et aux procédures en vigueur en matière d’importation.

       À la Direction Générale des Impôts, l’accent a été mis sur les incitations fiscales que le Maroc met en avant pour accueillir des investisseurs étrangers telle l’exonération totale de l’impôt sur les sociétés ou de l’impôt sur le revenu pendant une période de 5 ans consécutifs. Il a été fait état d’une convention du 31 mai 2006 entre les deux Royaumes tendant à éviter la double imposition et a prévenir l’évasion et la fraude fiscales en matière d’impôts sur le revenu. Il n’a pas été question de TVA au cours de cette rencontre. Heureusement, car dans son édition du 2 juin, le journal marocain faisant autorité en la matière L’Économiste a fustigé les Quelque 28 pages de procédure pour rembourser seulement un petit dixième de la TVA due par l’État aux entreprises! (…) Il y en a pour 14 à 17 milliards de DH (1 milliard 250 € à 1 milliard 515 €). Personne n’est capable de donner une somme exacte, ni d’expliquer comment on fait le calcul. (…) Que se passerait-il si une entreprise ne savait pas à 20% près ce qu’elle doit à ses employés, ses fournisseurs ou au fisc ?!

       À l’issue d’un déjeuner offert par le Ministre de la Migration, la délégation du Corps consulaire de Liège s’est rendue dans les locaux de la Cour de Cassation où elle a eu l’occasion de visiter le Musée y attenant.