Présidentielles françaises: un point commun entre Hamon et Macron

 

 

 

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        Changer de banque n’est plus un problème pour les Françaises et Français victimes de phobie administrative. Depuis ce premier lundi de février, une disposition de la loi Macron est entrée en vigueur en France. Il suffit de signer dans la nouvelle banque un contrat de mobilité bancaire et vingt-deux jours plus tard au grand maximum le signataire est client de sa nouvelle banque. Celle-ci ayant pris en charge toutes les procédures à accomplir.

        Un cabinet d’avocats à la Cour d’Appel de Paris – A&B Apelbaum & Associés – vient de signaler que cette loi va plus loin que la loi Hamon de 2014, qui n’avait pas produit les effets escomptés tout en se posant la question Mr Macron aura-t-il plus de poids ? Comme Emmanuel Macron et Benoît Hamon briguent la magistrature suprême, les non-abstentionnistes disposent ainsi d’un élément supplémentaire pour déterminer l’efficacité d’un (hypothétique) futur Président de la République !

 

 

21 rue La Boétie

 

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        Si le cinéma emprunte souvent des thèmes à la littérature, il est plus rare qu’une expo s’inspire d’un livre. C’est le cas pourtant de l’expo 21 rue La Boétie (1) qui n’a vu le jour que grâce à la parution, en 2012, de l’ouvrage éponyme d’Anne Sinclair. De nationalité américaine, Anne Sinclair née à New-York a été bouleversée d’entendre un fonctionnaire français lui demander vos quatre grands parents sont-ils français ? Le fonctionnaire a demandé ce qu’autorise une loi française de 2009 en matière de nationalité. La phrase lui rappelle la Shoah et le destin de ceux qui, recherchés par les nazis, avaient choisi de partir et qui furent ensuite dépossédés, pillés, déchus de leur nationalitéPaul Rosenberg quitte la galerie d’art du 21 rue La Boétie pour New-York. Un gentil grand-père qui l’a toujours traitée, gamine comme une grande fille.

        J’ai eu soudain envie de revisiter ma légende familiale. Je me suis plongée dans les archives. J’ai retrouvé des correspondances entre Paul Rosenberg et ses peintres, exhumé des « papiers de famille », interrogé des proches et retourné sur les traces de sa famille  J’ai voulu comprendre l’itinéraire de ce grand-père lumineux, intime de Picasso, de Braque, de Matisse, de Léger, devenu paria sous Vichy. Ce grand-père fut un grand marchand. A Paris jusqu’en 1940, puis exilé à New York pendant la guerre. Il était français, juif et amoureux des arts. Ce livre raconte son histoire qui, indirectement, est aussi la mienne.

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        De la conception à la réalisation, l’exposition 21 rue La Boétie est l’œuvre de Tempora, une société fondée, en 1998, par le Liégeois Benoît Remiche. Après avoir fait les beaux jours de la Boverie, 21rue La Boétie s’en va à Paris, au musée Maillol, du 2 mars au 27 juillet 2017. Anne Sinclair est la marraine de l’exposition. Elle s’en explique au  Quotidien de l’Art (27/10/2017) : au début, j’étais à la fois émue et très dubitative, me demandant si cela était faisable, puis très enthousiaste bien évidemment. Je les ai accompagnés puisque mon livre a servi de guide aux commissaires (Elie Barnavi, Isabelle Benoit, Vincent Delvaux, François Henrard et Benoît Remiche)  qui ont effectué un gros travail de recherche pour retrouver les œuvres. J’ai donné mon avis et impulsé les recherches dans certaines directions, particulièrement du point de vue historique.

        Ça a de la gueule. Mon grand-père aurait adoré.  C’est une exposition à la croisée de l’art et de l’histoire. Elle retrace ce qu’a été le marché de l’art avant qu’il soit justement un marché. Mon grand-père était un marchand certes, mais surtout un admirateur forcené de ses artistes. Il disait « Je suis un passeur, mais je ne suis que ça ». Articulée en six chapitres,  l’expo présente notamment soixante-quatre tableaux qui sont passés à une époque ou l’autre à la galerie Paul Rosenberg. Deux de ceux-ci représentent  l’un, Marguerite, l’épouse de Paul, et sa fille Micheline vues par Pablo Picasso en 1918 et l’autre, de Marie Laurencin, Anne Sinclair à l’âge de quatre ans. J’ignorais qu’elle peignait toutes les femmes avec les yeux noirs en amande, mais j’ai dû le pressentir car c’est effrontément que je lui précisai : « Attention, hein, j’ai les yeux bleus ! » Je me rappelle son rire, sa promesse de ne pas les trahir, et elle me gratifia, de fait, de deux billes bleu lavande.

        21 rue La Boétie se révèle un grand succès. Une moyenne de plus de mille visiteurs par jour le premier mois. En marge de l’expo, d’autres activités sont prévues à la Boverie. Ainsi, ce 17 novembre, l’auteur de L’Homme de l’art. Daniel-Henry Kahnweiler, 1884-1979, Pierre Assouline va venir parler de marchands et collectionneurs d’art :Paul Rosenberg, Daniel-Henry Kahnweiler et les autres suivi d’une session de questions-réponses.       

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(1) 21 rue La Boétie – La Boverie, parc de la Boverie, 4020 Liège – 32 (0) 2/ 549 60 49 info@21ruelaboétie.com – tarifs de 1,25 € (art. 27) à 17 € (adulte), senior (+65) 14€, groupe 12  €, groupe scolaire 6 €, famille (2 adultes, 2 enfants) 48 € (6 € par enfant supplémentaire) – l’expo se termine le 29 janvier 2017 – heures d’ouverture : du mardi au vendredi  de 9.30 à 18.00, week-end 10.00 à 18.00, ouvert jours fériés sauf 25/12 et 01/01/2017, fermé le lundi sauf 26/12 et 02/01/2017. Visite guidée 85 €/guide pour 1h30 de visite, maximum 20 personnes, disponible en français, anglais, allemand, néerlandais. 

CE QUE LE PAYS DE LIÈGE DOIT Á LA MEUSE …qui ne fut jamais un long fleuve tranquille

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        À l’âge de huit ans, Robert-Armand Planchard tombe en amour avec la Meuse. Sous la direction  des professeurs Alexandre Delmer – le père du canal Albert et Fernand Dehousse, sa thèse de fin d’études,  Le rôle de la Meuse dans la Communauté européenne du charbon et de l’acier a été, vu sa qualité, publié à grand tirage. En note infrapaginale, il est précisé que l’ouvrage, paru en 1955 aux Éditions Buteners, est complètement épuisé. L’auteur dispose encore d’une copie !

       Soixante et un ans plus tard, le directeur honoraire du port autonome de Liège ayant joué un certain rôle dans l’évolution des choses au plan fluvial européen et surtout belge a pensé, au soir de sa vie, à résumer tout ce qu’il a vécu, ressenti et perçu quant au rôle joué par la Meuse  à  Liège auquel Robert-Armand Planchar se sent viscéralement très attaché par sa famille de charbonniers, naguère maîtres de fosses au plantchî de Montegnée, d’où partit en 1716, la grand’route dite Branche Planchar construite par Pier Planchar (1657-1737) depuis Bolsée, Glain, Saint-Nicolas, Saint-Gilles et Ans vers le bas-port de Jemeppe-sur-Meuse (2). La boucle est bouclée.

        La Meuse est avec le Rhin et l’Escaut un des fleuves ayant réussi à inscrire leurs trouées Sud-Nord au travers des collines et des monts du massif schisteux rhénan. Dans ce combat qui a duré des millénaires, la Meuse s’est vue subtiliser la plupart de ses affluents au point que Georges Sand écrit La Meuse elle-même n’est ni large ni imposante et, cependant, elle coule dans une large vallée, beaucoup plus large qu’il faut. Le géographe Paul Vidal de La Blache évoque cette fille ruinée dans son palais démesuré.

        Le Pays de Liège y trouve trois avantages ; le premier, la vallée très large est susceptible d’accueillir les larges implantations de populations industrielles, le deuxième, la Meuse reste « haute » très longtemps d’où aujourd’hui, elle est réserve d’eau propre à la consommation alors qu’Escaut et Rhin deviendront des égouts aux eaux mortes, la troisième, sa pente hydraulique moyenne (0,48 m par km) a permis une « régularisation » facile pour éviter que, à l’étiage, la navigation mosane devienne difficile. Moralité, avec de telles grandes qualités, la Meuse devait tout naturellement engendrer à Liège un ensemble industriel et fluvial de très grande importance.

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      En quelques soixante pages, l’auteur résume l’évolution du leudicus vicus mosan en portus dès le VIème siècle, un modeste portus que Notger va transformer en opulente cité lacustre, en unissant par des ponts les nombreuses îles liégeoises et en doublant superficie et sécurité de la cité par l’érection d’une enceinte muraillée (…) Les accostages et bas-ports vont se développer rapidement au sein de cet archipel, unifié et protégé, pour en faire un portus aux mille et une possibilités de charger/décharger. Ce trafic fluvial va des matériaux de construction à la houille, au vin, au bois, aux céréales, au sel, aux armes, etc. La Meuse est la grande artère de ce pays, le courant vital de ce pays si magnifiquement varié. Il n’y a pas que le mercantile qui domine, le spirituel y a un rôle essentiel au point que Liège, capitale politico-religieuse, est surnommé l’Athènes du Nord.  

        Annexée de son plein gré à la France en 1795, la Principauté de Liège n’est point ressuscitée vingt ans plus tard par le Congrès de Vienne qui se charge pourtant de restaurer l’ordre ancien. Le Congrès de Vienne rattache la Principauté de Liège aux Pays-Bas. Elle tombait ainsi aux mains bataves dans une sorte de salmigondis voulu par les Anglais et voué, à terme, au démembrement et à lente putréfaction.

        La création de la Belgique, à partir de 1830, allait faire de la Meuse la modeste servante d’Anvers et de la Belgique et asservir le bassin liégeois aux objectifs anversois. On va voir comment. En cent cinquante pages, Robert-Armand Planchar  raconte les faits comme il les a vécu, ressenti et perçu.  Il y a eu des bourdes diplomatiques dont la première, et non la moindre, date de 1854. Elle est commise par un triple bourgmestre de Liège, Guillaume-Ferdinand  Piercot alors qu’il est ministre de l’Intérieur. Il y a eu les tenants du romantisme portuaire franco-belge, comme Jean-Maurice Dehousse, José Happart, des Liégeois, ou André Baudson, un Hennuyer, ce qui se comprend mieux, prêchaient, à ce temps, pour qu’Anvers et Rotterdam cédassent le pas à Dunkerque.

        Il y a eu des victoires comme, en 1937, la création du Port autonome de Liège voulu par Georges Truffaut.  En tout cas, créer le port, dès maintenant, c’est travailler pour l’avenir de la région déclare le conseiller communal Bounameau. Autre victoire, le Canal Albert en 1939 mais il a fallu attendre 2015 pour que soit érigée, à Lanaye, une quatrième écluse permettant le passage des bateaux de 9000 tonnes en provenance ou destination des pays de Nord et de l’Est de l’Europe.

        Le charme et le mérite de Robert-Armand Planchar est d’appeler un chat … un chat et de ne pas tourner autour du pot. C’est ce qui fait tout l’intérêt politico-stratégique de Ce que doit le pays de Liège doit à la Meuse … qui ne fut jamais un long fleuve tranquille.  Un franc-parler bien dans la ligne de son premier patron, Jean Rey, qui, en 1957, a déclaré : Chacun sait, ou devrait savoir, que la Belgique a toujours été bornée au Sud par la France et bernée au Nord par les Pays-Bas.

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(1) Ce que doit le pays de Liège doit à la Meuse … qui ne fut jamais un long fleuve tranquille – Robert-Armand Planchar – Édition Noir Dessin Production – 234 pages – 15€

(2) Les Planchar et l’introduction des « pompes à feu » de Thomas Newcomen en Principauté de Liège – Cfr Liège 28 du 6/12/2010

 

Janvier 2017, première ligne ferrée électrique d’Afrique opérationnelle de Djibouti à Addis-Abeba

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        En novembre, à Djibouti, deuxième étape de l’inauguration de la nouvelle voie ferrée reliant cette ville portuaire à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie. La première étape de l’inauguration a eu lieu dans cette ville en début octobre. À en croire La Nation, journal djiboutien : la cérémonie inaugurale fut particulièrement longue. Il est vrai que cette ligne est historique. Il s’agit de la première voie ferrée électrique du continent africain. Elle sera opérationnelle dès janvier 2017. Son tracé est parallèle à l’ancienne ligne mise en service le 17 juin 1917 qui, au fil des ans, a dépéri au point qu’aujourd’hui, elle se limite à un tronçon de 207 kms entre Dire Dawa et Galilée, deux villes éthiopiennes.

        L’initiateur de cette nouvelle ligne a été Ismaïl Omar Guelleh, le Président de la République de Djibouti. Sa réalisation, prévue en quatre ans, est l’œuvre des Chinois qui l’ont accomplie avec six mois d’avance. Vingt ans ont été nécessaires pour construire la ligne de 1917 !  Le train de la Renaissance et de la prospérité – long de 752 kms 700 – a un coût – 230 milliards de yuans – financés par la Chine.

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        Le train de la Renaissance et de la prospérité est vu par certains comme le premier maillon d’une Transafricaine allant de Djibouti à Douala, sur la côte Ouest. Les chiffres parlent : un dénivelé de 2 400 mètres, altitude d’Addis-Abeba, et Djibouti ; 41 locomotives et 1171 wagons destinés au fret et aux passagers ; vitesse 90 km/heure pour des convois fret de 3 500 tonnes, 120 km/heure pour les trains de passagers tandis qu’il faut trois jours par la route ; un personnel de 2 000 personnes.

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         Le train de la Renaissance et de la prospérité va être exploité par les Chinois durant les cinq premières années, le temps de former le personnel. Les informations à bord sont trilingues : amharique, la langue de l’Éthiopie, anglais et chinois. Il est à noter qu’en dépit des multiples avatars connus  depuis 1917, la Compagnie ferroviaire, à l’origine CFE (Compagnie du chemin de fer franco-éthiopien),  a réussi à conserver, parmi son personnel, la langue française comme langue de travail. Ce qui est remarquable. La nouvelle Compagnie préfère substituer l’anglais au français et imposer le chinois. Qui paie les violons choisit la musique !

PHOTOS : 1- Ismaïl Omar Guelleh, Président de la République de Djibouti  2- Locomotive Éthiopian Railways 3- Ouvriers chinois

Chat c’est une pharmacie …

        Au lendemain de la guerre, Charles Trenet part pour l’Amérique. Au Québec, il y découvre notamment la célèbre Pharmacie Montréal située sur Sainte-Catherine. Ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre, elle est la plus grande pharmacie en détail du monde. Autre caractéristique, on y vend de tout. Il en est de même dans les multiples pharmacies franchisées éponymes.

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        De quoi inspirer Trenet qui, dans son récital à l’Étoile en 1952, chante Dans les pharmacies (1) qui narre l’extrême variété des produits qu’on y trouve. Nul doute qu’il se serait également laissé inspirer par ce caducée félin trouvé à l’entrée de Calvi.

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(1) https://www.youtube.com/watch?v=ioV9HPfBBTk

Ouf, un décodeur Proximus moins énergivore …

 

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        Au 31 janvier 2017, les décodeurs actuels de Proximus seront obsolètes. Aussi, une opération d’échange avec le nouveau modèle qui donne accès à un nouveau menu TV convivial  et permet en outre de zapper plus vite est actuellement en cours. En collaboration avec Bpost, Proximus vous propose de choisir le jour où le nouveau décodeur vous est remis à domicile.

        Si pour l’ancien décodeur, Belgacom – le papa de Proximus – a laissé le choix entre l’achat – 99€ – et la location, Proximus impose la location – 8€ le mois – pour le nouveau modèle. S’il est exagéré de crier à l’arnaque, il est permis de dire que la méthode s’en rapproche. Démonstration : prenons un cas réel du client qui achète en juin 2011 son décodeur Belgacom et l’utilise jusqu’à juin 2016 (60 mois), mensuellement cela lui a couté 1€ 65. Pour soixante mois de location chez Proximus, le client est appelé à débourser 384€ car bonne fille,  Proximus lui  accorde la gratuité la première année de location.

        384€ chez Proximus contre 99€ chez Belgacom, c’est une augmentation de … 387%. Ce montant flirte avec l’arnaque mais Proximus rassure. Son nouveau décodeur consomme moins d’électricité.

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Comment les compagnies aériennes à bas coût font-elles pour être 57% moins chères qu’une compagnie classique ?

        En Europe, la première compagnie aérienne à bas coût, Ryanair, est apparue il y a une trentaine d’années. Le succès a été au rendez-vous en sorte le bas coût – associé au bagout du patron de Ryanair, Michel O’Leary – s’est développé au point qu’il existe actuellement quelques vingt- cinq compagnies aériennes européennes à bas coût. Deux d’entre elles – Norwegian et Easy Jet – figurent dans les dix premières du classement mondial établi par Skytrax qui fait autorité dans la matière.

        Comment les compagnies à bas coût parviennent-elles à offrir des tarifs si avantageux ? Un des quinze administrateurs d’Air France-KLM, Louis Jobard – commandant de bord sur B777, titulaire d’une Licence de Sciences Economiques-Gestion des Entreprises de l’Université de Tours – estime que les compagnies à bas coût sont 57% moins chères que leurs concurrentes, les compagnies classiques. Autrement dit, quand pour celles-ci, un siège coûte cent euros, il ne coûte que quarante-trois euros chez un bas coût.

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        Louis Jobard dont les propos sont rapportés par le quotidien numérique PNC Contact détaille les économies dont tirent parti les compagnies à bas coût. Ainsi, sur cent euros dépensés par une compagnie classique, les bas coût en économisent 16 par la densité plus élevée de sièges dans les avions, 10 par la réduction des coûts d’escales – chez Easy Jet, une escale n’excède pas la demi-heure – et de handling, 6 par le choix d’aéroports moins chers en redevances et en taxes, 6 par l’absence de catering, 6 par l’inexistence des commissions versées aux agences de voyage, 3 grâce à une utilisation quotidienne accrue des avions – un Airbus d’Easy Jet  vole en moyenne, onze heures par jour -, 3 par la réduction des coûts de vente et de réservation, 3 par la réduction des coûts équipage, 2 par l’externalisation de la maintenance et le choix d’une flotte unique,  2 par la réduction des coûts des fonctions supports et administratives.

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        Le choix d’une flotte unique se caractérise chez Ryanair par trois cents Boeing 737-800 en exploitation (plus deux cent quatre-vingt-trois en commande), chez Easy Jet par deux cent cinquante-cinq Airbus répartis en cent quarante-quatre A319-200 et cent onze A320-200 en exploitation (plus cent soixante-huit dont cent trente A320neo en commande), chez Norwegian  par cent deux Boeing 737-800 en exploitation (plus  vingt-neuf en commande).

Débarquant à Liege-Airport, personne n’ignore qu’elle est à Liège mais sait-elle que le pays de Liège est la terre natale de Zénobe Gramme, père de la seconde révolution industrielle?

        Toutes ces différentes personnalités ont un point commun – et la liste ne se limite point à ces seuls noms – Gengis Kahn, Roland Garros, Léonard de Vinci, Krim Belkacem, Pierre-Eliott Trudeau, Saint-Exupéry,  Murtala-Muhammed, Atatürk, Franz-Joseph Strauss, Mohammed V, John-Fitzgerald Kennedy, Aimé Césaire, Habib Bourguiba. Chacun figure au fronton d’aéroports. Rares sont les noms de femmes auxquelles cet honneur est dévolu. Nous en citerons quatre : Reine Béatrix à l’aéroport d’Oranjestad, Princess Juliana à Saint-Martin, Maria Montez à Santa Cruz de Barahona, Sabiha Gökçen à Istambul. Deux sont de sang royal, l’une est actrice, l’autre, fille adoptive d’Atatürk, a été première femme pilote de chasse au monde.

        En débarquant de l’avion, voyant le nom d’une personne au fronton de l’aéroport, chacun(e) découvre de nouveaux éléments d’une histoire locale que le lieu n’évoque en rien. Mieux, lorsque plus tard, ce nom apparait à nouveau, il fait se profiler le souvenir de la ville. Ainsi Monastir a dénommé son aéroport Habib Bourguiba, enfant de cette cité. La stature de cet homme d’État tunisien rejaillit sur sa ville natale et plus tard, au nom de Bourguiba se profilera Monastir.

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        Ces quelques exemples pris d’aéroports magnifiant des hommes et des femmes de talent né(e)s chez eux doivent nous inspirer. Le pays de Liège a compté des talents, des génies. Il en compte encore qui assurent le redéploiement économique et culturel de notre région. Nous pouvons, nous devons en être fiers !

        Lorsque la première révolution industrielle naît en Grande-Bretagne, la Wallonie et plus particulièrement le pays de Liège lui emboîte le pas sur le continent européen. C’est un enfant du pays, Zénobe Gramme, qui donne naissance à la seconde révolution industrielle en brevetant et commercialisant la dynamo. Évoquant Zénobe Gramme, l’historien Paul Delforge de l’Institut Jules Destrée voit en lui le modèle du Wallon inventif et entreprenant. Un certain mythe entoure celui qui aurait répondu un jour à un physicien qui avait mis la dynamo en équations : « s’il m’avait fallu savoir tout cela, je ne l’aurais jamais inventée ». En est-on si sûr ?  

        Quelques années après sa mort, Liège a rendu hommage à Zénobe Gramme en édifiant, par souscription publique, un monument au confluent de la Meuse et de l’Ourthe. Il a été inauguré par sa fille Zoé, le 7 octobre 1905, dans le cadre de l’Exposition  Universelle. À cet hommage du XXème siècle peut s’ajouter celui du XXIème qui consiste à ajouter à la dénomination de Liège-Airport celle de Aéroport Zénobe Gramme.   

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Le Corps Consulaire de Liège en voyage en Grèce.

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        Le Corps Consulaire de Liège et son Doyen Fernand Goffioul, consul honoraire d’Espagne, ont choisi la Grèce comme destination de leur voyage annuel. La préparation en a été confiée au consul honoraire de Grèce, Robert Laffineur, professeur émérite de l’Université de Liège en histoire de l’art et archéologie de l’antiquité classique. Considérant la Grèce comme son pays d’adoption, il a su, dans le programme réalisé, allier les mythes helléniques et les réalités grecques contemporaines.

        Première étape dans le monde hellénique, cela va de soi, l’Acropole – quand je vis l’Acropole, j’eus la révélation du divin … – ensuite visite des lieux de fouille de l’École française d’Athènes, le sanctuaire d’Apollon à Delphes ou de l’École belge d’Athènes à Thorikos avec son théâtre ancien si particulier et ses tombes à coupole mycéniennes. Sans oublier les musées et les temples qu’ils soient de Poseidon au Cap Sounion, d’Aphaia à l’île d’Égine ou encore de Zeus l’Olympien dans le parc public d’Hadrien à Athènes. Le tout commenté avec intelligence, humour par un consul (et professeur émérite) pour ses pairs.

        L’ambassadeur de Belgique en Grèce Luc Liebaut a tenu à recevoir  dans les jardins de sa résidence  le Corps Consulaire de Liège en compagnie notamment de membres du Belgian Business Club, une association où se retrouvent importateurs grecs de biens belges et investisseurs belges dans ce pays. Autre contact avec la société grecque, la réunion de travail avec les dirigeants d’Enterprise Greece a permis de mieux connaître la situation économique. Le président du Conseil d’Administration de l’AWEX, Dominique Godin pour sa part explique les atouts de la Wallonie. Dernier contact avec la réalité grecque, la relève de la garde des evzones auprès du Soldat inconnu grec et la visite du Parlement. À noter l’édification en 2000 dans sa cour ouest, d’une statue géante du premier ministre Charilos Trikoupis. Un hommage à celui qui a affronté, fin 19ème siècle, des difficultés présentant des similitudes  avec les problèmes d’aujourd’hui.

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        La cerise sur le gâteau du voyage a été la réception, au pied du stade où Pierre de Coubertin a lancé les Jeux olympiques modernes en 1896, par Dimitris Avramópoulos, pénultième consul de carrière en poste à Liège (1983-1987) et actuellement Commissaire européen en charge de la migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté. Évoquant ces matières en off the record, Dimitris Avramópoulos se fait grave tandis qu’auparavant, il a échangé des souvenirs liégeois. Parmi ceux-ci, la création par le chargé de cours Laffineur, en 1986, des premières  Rencontres égéennes internationales auxquelles le consul Avramópoulos apporte son appui car elles marquent l’anniversaire  des sensationnelles  découvertes de Schliemann  à  Mycènes. Une collaboration initiale fructueuse puisque les Rencontres égéennes internationales en sont à leur 16ème édition.  

        Le programme du Corps Consulaire de Liège n’a pas fait l’impasse sur la cuisine grecque dont Archestratos a vanté les mérites dès 330 avant J-C. Des maisons de bouche (1) propices à exalter la variété de l’art culinaire et à souder un groupe. Quand, au Cookoovaya, Gérard Blaise se réjouit de la troisième victoire (Silverstone, Monza, Aragón) de son petit-fils Max Defourny en cinq courses de formule Renault 2.0, chacun(e) est un peu le papy ou la mammy du jeune Max (17 ans). À l’issue de ces repas, chacun(e) se connaît mieux !    

(1)    Agora Select, Ch. Mexi 8 – K. Ventiri 9 (la mention de deux noms de rues dans une adresse grecque indique que le lieu se trouve à l’angle des deux rues) 115 28 Athènes-quartier Ilisia, To Kafeneio, Loukianou 23, 106 74 Athènes-quartier Kolonaki, Akrogiali, Paralia Souniou (Sounion), Cookoovaya, Ch. Mexi 2, 115 28 Athènes-quartier Ilisia, Stamatopoulos Tavern, Lyssiou 26, 105 58 Athènes-quartier Plaka,  Restaurant Orizontes, Lofos Likavitou, 106 76 Athènes-colline du Lycabette.

Oufti, on ne l’aurait pas cru, encore heureux qu’on l’ait lu !

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        Parmi les centaines d’articles proposés par Colruyt figure du Saumon Atlantique fumé de marque Everyday. Le prix ? 2 €96 les 200 grammes. Au verso de l’emballage, une notice indique comment se répartissent les 200 gr : 97% saumon Atlantique (Salmo salar, élevé en Norvège), sel  et l’endroit et le manière dont le produit est conditionné en Lithuanie et sous vide. Et afin que l’acheteur n’ignore rien de l’article vendu, la notice précise en lettres orange Contient du poisson