A Verviers, au Centre Touristique Laine et Mode, l’expo « Terre en Vue » fait un tabac!

À Verviers, capitale wallonne de l’eau, l’expo « Terre en Vue » se visite en une grosse heure et demi, au Centre Touristique Laine et Mode (CTLM).

Le CTLM (1) est installé dans un ancien château de l’industrie textile : la grosse demeure patronale adossée à la manufacture a le charme d’un calme urbain insolite. Au cœur de la ville, 600 mètres carrés de cour pavée et de jardin forment un havre de paix où, à la belle saison, vous dégustez une Ploquette.

Aujourd’hui, la Ploquette c’est la bière locale, mais, naguère, c’est le déchet de laine recueilli après la carbonisation. Emballé dans un cylindre de papier kraft, le déchet se mue en un échantillon que lu marchand d’ploquettes va présenter aux acquéreurs de gros volumes des laines traitées à Verviers. Les balles de laine de quelque 300 kilos chacune leur sont acheminées par route, par chemin de fer ou même par bateau.  

L’expo « Terre en vue » conçue par les équipes du CTLM est axée sur l’univers de la marine. Vous admirez des pièces splendides : cartes dressées par les géographes du XVème siècle, boussoles de la même époque, plantes exotiques ramenées des voyages des Grands Découvreurs, épices et onguents, mais vous voyez aussi des appendices moins glamour, comme les yeux factices destinés aux orbites détériorées des pirates. Vous restez songeur devant la panoplie d’armes que les corsaires et autres boucaniers affectionnent. Pris par l’ambiance, vous appareillez à bord d’une caravelle entièrement construite sur place par un « artiste freestyle » LGH. N’oubliez pas de jeter un cil aux cales…  elles sont bourrées d’or et de pierreries ! Vous échappez aux monstres marins et vous réfugiez sur l’île de la Tortue. Votre périple s’arrêtera après la chasse au Trésor … Tremblez Moussaillon !

Outre son côté franchement ludique, l’expo « Terre en Vue » a des vertus didactiques certaines. Des objets prêtés par de nombreux musées belges illustrent admirablement des thèmes tels que les invasions vikings, le commerce triangulaire, l’astronomie, la zoologie marine, la littérature maritime et bien d’autres.

En souvenir de « Terre en vue », on trouve à la billetterie du CTLM, des petits gadgets à bas coût et rigolos en plus de la Ploquette !

(1)    Centre Touristique Laine Mode – 30 rue de la Chapelle, 4800 Verviers – Tél. 087 30 79 20 – Expo « Terre en vue » : de 1 € 50 à 6 € – Visible du mardi au dimanche, de 10 à 17h, jusqu’au 31 mai 2021. L’illustration « Couloir des légendes » est une photo signée Claude Dael.

À l’Étuve, double succès : « Nos femmes » et « BOURVIL La tendresse ».

L’ostéopathe Max (John Grégoire), le médecin Paul (Pierre Meurant) et le coiffeur Simon (Antony Séminara) sont trois amis depuis des années. Leur amitié est profonde et sincère.

Si leur vie professionnelle est une réussite – Simon possède même un yacht -, leur vie sentimentale est contrastée. Paul est marié, mène une paisible existence bourgeoise avec une épouse qui l’aime et dont il est amoureux. Leur fille Pascaline entame des études de médecine à l’image de son papa. Simon est l’époux d’Estelle et tant lui qu’elle, il leur arrive de donner un léger coup de canif au contrat qui les unit. Quant à Max, un séducteur délaissé momentanément par sa dernière conquête, il est libre de recevoir ses amis pour une soirée de poker.

 Max a tout organisé pour que cette soirée de poker soit mémorable, alcool en suffisance, Gordons gin, whisky J&B, musique appropriée, des vinyles en nombre de chanteurs disparus tel Nougaro. Paul est arrivé à vingt-et-heures pile et il mêle déjà les cartes. À neuf heures cinq, Max explose contre le retard de Simon qui n’arrive qu’après dix heures. Il ingurgite gin sur gin. La soirée de poker va devenir une nuit infernale.

Grand prix du théâtre de l’Académie française en 2014 pour l’ensemble de son œuvre, l’auteur Éric Assous a respecté la règle des trois unités ; temps, lieu, action dans sa pièce Nos femmes créée au Théâtre de Paris en 2013. Les dialogues sont drôles, pertinents et les faits sont très vraisemblables.  À l’Étuve, les trois acteurs sont au mieux de leurs formes et le public applaudit spontanément certaines scènes telle celle de Max dansant un rap d’enfer. À l’Étuve, Nos femmes (1) se révèlent un succès dans un décor de Jean-Marc Rouffart.

Le succès appelant le succès, il ne fait aucun doute que le prochain spectacle Bourvil La tendresse (2) le soit également. Accompagné au piano par Éric Closquet, un quatuor constitué de Ève Brasseur, Fabrice De Grégorio, Laurent Jadin et Marie Tridetti sera les interprètes du cabaret imaginé par Philippe Dengis.

Dans quel esprit, Philippe Dengis rend-il hommage à André Raimbourg dit Bourvil disparu il y a un demi-siècle ? Bourvil nous a fait rire, mais aussi nous a émus ! Ses chansons sont immortelles même si certaines sont peu connues. À chaque fois, il nous raconte une histoire. Nous avons voulu créer un spectacle à son image et interpréter des airs tel que ‘La Tendresse » ou « Salade de fruits ». Vous souvenez-vous du « Clair de lune à Maubeuge » ou « Les crayons » ? Mais Bourvil nous a aussi secoué les zygomatiques avec « La causerie antialcoolique ». Vous vous souvenez « L’eau ferrugineuse » ? Et puis la revisite de « Je t’aime, moi non plus » de Gainsbourg dont il a fait « Ça » … un régal ! Pour ma part, j’ai adoré des textes plus tendres comme « Frédo le porteur » ou encore « Vive la mariée ».

Bourvil, La tendresse qui mieux que lui la chante ?

On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y’en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas

On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Être inconnu dans l’histoire
Et s’en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n’en est pas question
Non, non, non, non
Il n’en est pas question

  • Nos femmes – 17, 18, 24, 25 janvier 20h15 et 19 janvier 15h30 – reservationetuve@gmail.com ou SMS 0492 56 29 10 – PAF 16/13 €
  • Bourvil La tendresse – 7, 8, 14, 15, 21, 22 février 20h15 et 16 février 15h30 –

reservationetuve@gmail.com ou SMS 0492 56 29 10 – PAF 16/13 €

Théâtre Arlequin, « Le Fusible » rires garantis!

Près d’un millier de personnes ont assisté, le soir du Réveillon de Nouvel-An,  à la création en Belgique, en co-production avec le Forum, de la comédie Le Fusible par la Compagnie royale Théâtre Arlequin. À présent, la pièce est à l’affiche du théâtre situé dans la rue dédiée au berger lieurneusien devenu sculpteur à Paris, Henri-Joseph Rutxiel (1).  

Due à l’auteur bordelais Sylvain Meyniac, Le Fusible se déroule au 9ème étage d’un immeuble huppé où habite Paul Achard (Serge Swysen) et son épouse Valérie (Marie-Josée Delecour). Tout semble harmonieux. Paul et son associé Michel Deviné (Alexandre Tirelier) doivent se rendre, le lendemain, à Moscou pour conclure la vente, à bon prix, de leur entreprise à une société russe. En réalité – réalité connue du seul Michel, génie de l’informatique, naïf et gaffeur –  Paul, âgé de 45 ans,  a décidé de divorcer et, au lieu d’aller à Moscou, de partir à Bali en compagnie de sa maîtresse, l’avocate Valérie Nicolas (Delphine Dessambre) y passer un mois de vacances. Grain de sable, lorsque l’épouse de Paul leur annonce qu’elle aussi va, par le même vol, à Moscou en qualité de styliste de mode. Comment se tirer de cette situation d’autant qu’en parfait mari, Paul s’efforce de réparer le four qui doit permettre à Valérie la cuisson d’un gratin de brocoli au quinoa. Nous n’en dirons pas davantage de peur de déflorer l’intrigue. Cependant, ajoutons : un, le four explose, deux, Paul est indemne mais amnésique, trois, l’intervention d’un psychiatre, le docteur Cordel (Fabian Nicolaï) qui a conservé des lunettes à la mode des années septante, quatre, l’apparition d’une Russe Ilona Vianova (Maïté Wolfs).

Dans un décor de Frédéric Duchnik, José Brouwers réalise une mise en scène de ce spectacle faisant appel à des réelles aptitudes physiques allant des nombreuses chutes de Paul Achard aux acrobaties de Michel Deviné et du docteur Cordel. Mise en scène soutenue par la franche rigolade du public qui, durant la centaine de minutes de ce vaudeville, ne cesse de s’esclaffer de bon cœur.

Un public qui n’est pas ingrat. La preuve sur les réseaux sociaux. De l’échevine de l’État-Civil de Liège, Élisabeth Fraipont :  Très bonne représentation du Théâtre Arlequin avec « Le Fusible »…vive cette compagnie liégeoise de talent!  à Suzanne Denooz : Bien amusée en ta compagnie au théâtre en passant par Madeleine Kemeny : Une pièce drôle jouée au Théâtre Arlequin. Je ne puis que chaudement vous la recommander. Rires assurés ou encore par le peintre Philippe Waxweiler : Je vous recommande cette pièce très drôle et originale…

  • Compagnie royale Théâtre Arlequin – Location tél. 04 223 18 18 du lundi au samedi dès 11h ou par Internet  www.theatrearlequin.be (Visa/Mastercard) – Prix des places 22€ (Banquettes) et 20 € (Chaises) – Représentations : chaque vendredi et samedi à 20h30 en janvier et février ainsi que le samedi 1er mars , de même que le dimanche 27 janvier à 15h – Prochain spectacle : reprise de L’Évasion de Socrate d’Armel Job le 8, 9, 16 mars à 20h30 et le 17 mars à 15h.

Revue « EVASION » au Trianon

À la mi-décembre, en compagnie de membres du Dernier Carré – le club des pensionnés de la RTBF-Liège -, nous avons assisté à une représentation de la revue Évasion au Théâtre du Trianon (1). Quel émerveillement, quel spectacle, quelle fantaisie, quel humour, quelle beauté – et que des beautés ! -, quel rythme. Nous avons été ravis, éblouis par tant de talents.

Nous faisons nôtre le final de la revue où l’ensemble de la troupe  déclare : C’est avec notre cœur / Et grand bonheur / Que nous vous accueillons / Les anges et les démons /Pour un plein d’émotions / Y a un paradis sur terre / Le monde entier vient s’y distraire / C’est coquin, câlin, bonheur, lutin / C’était vraiment divin / C’est avec notre humour / Que sans détour / Nous vous embarquions / Pour un paradis d’amour / Vous avez rêvé, dansé / Chanté, fêté, vibré et ris / C’était mieux qu’au paradis / Ce soir c’était la fête / On était tous en quête / D’évasion / Une soirée unique / Magique et féerique / Au Trianon / Les spectateurs sont heureux / Ont des étoiles plein les yeux / C’est canon ! / Des artistes de choc / Pour un show / D’évasions / C’est très chic.

  • Revue ÉVASION – samedi 5 et dimanche 6 janvier à 14 h 30 – au Trianon 20 rue Surlet, tél. 04 342 40 00 – Tarif unique 30 €, Groupes (minimum 10 personnes) 25 €

ÉTUVE : HOMMAGE À BARBARA PAR LILIANE GUISSET

La frontière est mince entre le poème et la chanson.  D’ailleurs, y en a-t-il une ?  Récemment, Gilles Vignault – 90 ans, ce 27 octobre – a rappelé qu’ayant écrit un poème les gens de mon pays, ses musiciens de lui dire : Ce n’est pas un poème, c’est le premier couplet d’une chanson. Il est donc tout naturel que l’écrivaine et pianiste liégeoise  Liliane Guisset qui se produira bientôt à l’Etuve (1) et dont les poèmes rencontrent un succès réjouissant lors de soirées privées ou publiques, ait été sensible à l’univers de Barbara.   Car chez la grande dame brune, les paroles épousent la musique dans une symbiose poétique parfaite.  Qu’il s’agisse de Göttingen, de Vienne, de Ma plus belle histoire d’amour c’est vous, de La solitude,  de Drouot, de Nantes, de L’aigle noir, de Si la photo est bonne, de Pierre …  (la liste est longue et ne connaît aucune faiblesse !), les chansons de Barbara honorent la splendeur de la langue française sous l’angle d’une poésie subtile et – bien sûr – mélancolique.

Que de poésie en effet dans ces quelques vers : Mais c’est bien joli tout de même, A Göttingen, à Göttingen / Il est si beau l’automne Et j’aimerais le vivre avec toi Que c’est beau Vienne Avec toi Vienne / Oui, je vous fus infidèle, Mais vous revenais quand même, Ma plus belle histoire d´amour, c´est vous / Allez, va t-en porter ailleurs Ta triste gueule de l’ennui. Je n’ai pas le goût du malheur. Va t-en voir ailleurs si j’y suis ! / Le marteau retomba sur sa voix suppliante Elle vit s’en aller, parmi quelques brocantes Le dernier souvenir de ses amours d’antan / Il voulait avant de mourir Se réchauffer à mon sourire Mais il mourut à la nuit même Sans un adieu, sans un « je t´aime » / Un beau jour, Ou peut-être une nuit Près d’un lac, je m’étais endormie Quand soudain, semblant crever le ciel Et venant de nulle part, Surgit un aigle noir / Qu’on m’amène ce jeune homme, Si la photo est bonne, Si la photo est bonne, Si la photo est bonne… / Quand Pierre rentrera, Il faut que je lui dise, Que le toit de la remise, A fui, Il faut qu’il rentre du bois, Car il commence à faire froid, Ici, Oh, Pierre, Mon Pierre, 

Le théâtre de l’Étuve est certainement l’endroit idéal pour savourer l’hommage à Barbara que Liliane Guisset déclinera sous la forme de quatre concerts piano-voix. Fondée début des années cinquante, l’Étuve ressemblait par bien des côtés aux boîtes à chansons parisiennes telles l’Échelle de Jacob ou l’Écluse. C’est d’ailleurs à l’Écluse que Barbara a entamé sa carrière en France après avoir débuté à Bruxelles.

(1)  9-10-16-17 novembre 2018 à 20h15 – 16/13 € – Réservation par SMS 0492 562910 ou réservationetuve@gmail.com

 

Soutenez le collectif Ruba[r]b, pour faire de l’art un mouvement écologique !

 

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   Septante ans après la création du célèbre collectif d’artistes COBRA, un nouveau collectif – Ruba[r]b – s’est formé avec l’ambition de faire de l’art un mouvement écologique.

   L’objectif de ces jeunes artistes – Antonin, Guillaume, Clarisse, Floriane, deux Mathilde, Giorgia, Julian (1)est de partager leurs techniques, leurs émotions, leurs valeurs dans le but de grandir tant au niveau artistique que humain. Leurs arts plastiques vont de l’illustration à la gravure en passant par le design, la broderie, le tissage, la peinture, la sérigraphie, la photographie.

   Ces jeunes artistes ont choisi de s’appeler Ruba[r]b, clin d’œil à la rhubarbe à la récolte  généreuse, qui associe les mots rue et art.  Elles.ils sont résolument urbain.e.s. Ce que j’aime avec la ville c’est qu’elle paraît sans limite et indéfinissable tant c’est un tissu complexe.

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   Soucieux de rencontrer d’autres artistes en dehors de notre royaume, ils ont choisi d’aller, cet été, à Montréal. Ils ont pris accord avec des partenaires tel MU, un organisme qui, en sept ans, a réalisé plus d’une centaine de peintures murales de grande envergure installant l’art dans l’espace public. Autre partenaire, l’Éco-quartier situé à Peter-McGill qui, depuis plus de vingt ans, y développe un programme d’action, d’initiative, de sensibilisation et de responsabilisation environnementale.

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   En vue de parfaire ce voyage d’études, Ruba[r]b a lancé ce qu’on appelle à Montréal un financementparticipatif  et à Liège, un crowdfunding (2). Le collectif espère obtenir 3500 €. À deux semaines de la clôture, le compteur indique 2740 €. Ces jeunes artistes ne sont pas des ingrats : à qui les aide, ils disent un grand MERCI et, en outre, ils offrent soit un badge en création unique, soit une sérigraphie, un sac sérigraphié, soit un pot de fleurs personnalisé au crochet avec une bouture de rhubarbe plus trois recettes de rhubarbe illustrées par nos soins !

   Au retour de Montréal, Ruba[r]b organise, avec l’aide de l’asbl Réform, une exposition à Verviers et à Bruxelles. Comme le dit l’une des Mathilde,  le challenge durant ce voyage sera de créer des objets et sculptures avec des matériaux recyclés et trouvés sur place mais aussi, de photographier cette superbe ville et d’y laisser une trace en rapport avec le monde urbain et l’environnement.

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           (1) Sont membres de Ruba[r]b: Antonin Cauwe, Guillaume Cuisset, Clarisse Thomas, FlorianeSoltysiak, Mathilde d’Hooge, Giorgia Calamia, Julian Cornelis, Mathilde Peiffer.

(2) https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/soutenez-le-collectif-ruba-r-b

« Réinventer Liège » … avec une vieille recette

 

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 À juste titre, Liège est très fière du musée de la Boverie, lieu d’expositions temporaires prestigieuses. Ce musée possède également des collections permanentes de grande qualité. Sont-elles mises en valeur ?

   Non répond, dans Consoloisirs, Bernard Hennebert, auteur du livre  Les musées aiment-ils le public ?. Il raconte : Le vendredi 27 octobre 2017, on a visité à deux son fond permanent, de 16H30 à 17H30. Nous n’y croiserons aucun autre visiteur. Ce fait indiqué sur mon facebook attire les réflexions suivantes: «Ce musée a été conçu au détriment des collections permanentes tant pour le nombre et la sélection des œuvres que pour leur mise en scène…»; «Les gardiens sont sympas;-) et bien conscients de cette triste réalité ! La mise en place est pathétique»;(…) La Boverie symbolise l’évolution de la prédominance des expositions temporaires sur la présentation du fond permanent. Certaines institutions seraient même prêtes à ranger leur patrimoine dans leurs réserves loin des regards du public pour favoriser les grandes expositions qui attirent plus souvent le public, les rentrées financières, les sponsors et les médias. Ainsi, dans le musée liégeois, la majorité des locaux spacieux du rez-de-chaussée deviennent les écrins spectaculaires de ces expositions événementielles tandis que la collection doit trouver refuge essentiellement au sous-sol, dans des locaux étroits, bas de plafonds, souvent mal éclairés. La situation est d’autant plus problématique que des chefs d’œuvres naguère exposés avec fastes dans d’autres musées liégeois ont été rapatriés ici.

   À sa prochaine visite, Bernard Hennebert est assuré de rencontrer davantage de monde. En effet, à partir du 1er décembre, tous les musées liégeois, à l’initiative de l’Échevin de la Culture, Jean-Pierre Hupkens, permettent l’accès gratuit de leurs collections permanentes aux jeunes – Liégeois ou non – de moins de vingt-six ans.

   Ce retour en arrière constitue incontestablement un progrès d’autant qu’il est accompagné d’une approche pédagogique renforcée.  Placée sous le signe de Réinventons Liège, cette décision scabinale me fait souvenir que, dans les années cinquante du siècle dernier, adolescent, lors de mon périple dominical à la Batte, j’ai toujours poussé – gratuitement – la porte du Curtius – pas encore grand – ou du musée d’armes. Et le goût des musées m’est venu !  

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Illustrations : Bonaparte, premier Consul (Ingres) – Le vieux jardinier (Claus)