Le Royal Festival de Spa adopte courageusement la devise du Royaume des Pays-Bas : « JE MAINTIENDRAI ! »

Suite à la dernière allocution de Sophie Wilmès, nous avons, ce lundi 27 juillet peu avant 19 heures, reçu un communiqué urgent dont voici le texte intégral :

« Pour rappel, les jauges maximales autorisées pour les événements tels que le nôtre passent de 200 à 100 personnes en intérieur et de 400 à 200 en extérieur.

Nous étions partis sur une jauge de 180-200 maximum en extérieur pour pouvoir rapatrier notre public en salle en cas de pluie.

Certains spectacles affichent déjà complets. D’autres presque. 

En tenant compte de ces nouvelles contraintes :

Le Royal Festival de Spa, édition spéciale, n’est pas annulé.

La solution de repli n’est plus possible car les réservations en extérieur dépassent le nombre de places autorisées en intérieur.

En cas de pluie, le spectacle sera postposé dans la mesure des possibilités : une nouvelle date sera proposée aux spectateurs concernés.

Concernant les spectacles prévus en intérieur, des représentations seront ajoutées de façon à pouvoir accueillir tous les spectateurs et spectatrices ayant déjà réservé.

Le Royal Festival compte plus que jamais sur la solidarité des spectateurs et spectatrices.

Nous suivrons quoi qu’il arrive scrupuleusement le protocole sanitaire en vigueur. »

Nous pensons que cette réaction ferme et rapide montre que Spa grâce à sa Bourgmestre Sophie Delettre et aux Président et Directeur de son Royal Festival Adrien Undorf et Axel de Booseré démontrent que les Wallons ne doivent pas nécessairement danser comme les Flamands. 

Jean-Marie ROBERTI

SPA 31 juillet au 16 août … le spectacle continue …

Le coronavirus allait-il interdire les festivités estivales spadoises ?  C’est ce que l’on pouvait craindre en apprenant que les Francofolies devenaient virtuelles.

UN PEU D’HISTOIRE

Depuis sa fondation en 1959 au lendemain de l’Expo 58, dans le cadre de la décentralisation recherchée par le Théâtre National de Jacques Huisman (1910-2001), le Festival de Spa a connu des difficultés qu’il a toujours surmontées. 

Premier échec : en 1960 quand le nouveau Bourgmestre Jean Discry remplaçant Jean Barzin, et le responsable de l’office spadois du tourisme Jacques Houyon décidèrent d’organiser eux-mêmes des soirées théâtrales, sans le Théâtre national qui avait l’année précédente obtenu in extremis un réel succès. Il n’en alla pas de même lors de cette initiative municipale et la Ville dut refaire appel au Théâtre national dont le deuxième Festival eut lieu en 1961 et qui organisa cette manifestation culturelle majeure chaque été jusqu’en 1985. 

En 1986, Jacques Huisman céda le relais à Jean-Claude Drouot qui, hautain, voulut rompre avec les traditions établies ce qui provoqua une chute vertigineuse de la fréquentation et mit en cause l’existence même du Festival. 

Joseph Houssa (1930 -2019)  entamait la première de ses six législatures communales spadoises (1982-2018) en tant  que Bourgmestre : il sauva le Festival en en confiant la direction à  deux de plus appréciés collaborateurs de Jacques Huisman  : l’organisateur Billy Fasbender et le comédien André Debaar qui ne disposant pas des moyens humains et techniques de la première des compagnies dramatiques  francophones belges durent faire appel aux troupes existantes pour présenter une vitrine des réalisations dramatiques en Wallonie et à Bruxelles. 

À l’issue de cette décennie, André Debaar d’abord puis Billy Fasbender voulurent à leur tour passer le relais sous l’œil attentif de Joseph Houssa. Un quatuor fut mis en place en 1999 mais celui qui devint le patron du Festival fut le fondateur de l’Atelier-théâtre Jean Vilar de Louvain-la-Neuve, Armand Delcampe qui avec le concours de sa collaboratrice Cécile Van Snick, le dirigea pendant près de 20 ans.

Le Festival devint alors un haut-lieu de la création dramatique francophone et internationale. Armand Delcampe et Joseph Houssa parvinrent non sans mal (menace de démission d’Armand Delcampe à l’appui) à obtenir en octobre 2002 du ministre libéral wallon de la culture Richard Miller un contrat-programme lui assurant cinq ans de subventions (2002-2006).
En 2006 et 2011, la ministre socialiste bruxelloise Fadila Laanan refusa de négocier tout nouveau contrat-programme quinquennal et en 2016-2017 la ministre démocrate humaniste bruxelloise Joelle Milquet devint à ce point négative qu’elle alla jusqu’à suggérer la suppression pure et simple du Festival, conduisant à la démission anticipée d’Armand Delcampe . Mais en raison de poursuites judiciaires contre ses agissements au sein même de son cabinet, Joëlle Milquet fut remplacée comme ministre par une spadoise d’origine Alda Gréoli qui, malgré les réticences bruxelloises, signa avec Joseph Houssa et Cécile Van Snick un nouveau contrat programme.

Cécile Van Snick qui n’avait accepté qu’un intérim à Spa en s’orientant prioritairement vers la direction de l’Atelier Théâtre Jean Vilar de Louvain-la-Neuve céda le relais en 2018 à Axel de Booseré dont les qualités sont justement reconnues mais qui ne bénéficie pas comme Jacques Huisman et Armand Delcampe de l’assise d’une grande compagnie théâtrale. Si fin 2018 après trente-six ans de mayorat Joseph Houssa céda son fauteuil de Bourgmestre à une collaboratrice municipale de longue date Sophie Delettre, il ne démissionna pas de la présidence du conseil d’administration du Festival de théâtre de Spa avant son décès en février dernier.  En août 2018, Joseph Houssa écrivait : « Le Festival Royal de Théâtre de Spa est inscrit dans l’histoire du théâtre belge depuis 59 ans. Historiquement il en est même l’un des piliers principaux. Né d’une politique de décentralisation qui voulait porter en dehors de Bruxelles les créations phares du Théâtre National, il a su au fil des années et des directions successives, s’adapter aux transformations du paysage théâtral (…) ».

Nous osons espérer qu’un hommage chaleureux lui sera réservé lors du Festival. en y  invitant le duo  Delcampe Van Snick qui l’anima depuis 1999

LES INNOVATIONS DE 2020.

Cette année 2020 est marquée non seulement par l’élaboration d’une édition spéciale imposée par la situation sanitaire mais aussi par deux nouveautés :

1°) la ministre de la Culture est, pour la première fois, une écologiste wallonne ;   

2°) la présidence du conseil d’administration passe de feu un mandataire de 89 ans à un agent municipal de 27 ans.

Une Ecolo wallonne, ministre de la Culture

À priori – après l’intérim Gréoli – le fait qu’une écologiste wallonne succède à treize années de désintérêt voire d’hostilité de la part des Bruxelloises Laanan et Milquet, qui poursuivirent l’œuvre de recentralisation de feu Philîppe Moureaux (à deux reprises), de Charles Piqué surtout et d’Eric Thomas, notamment, avait tendance à  réjouir l’ami que je fus de feu Jacky Morael, vice-président de l’Institut Jules Destrée et du Premier Echevin écolo  liégeois de 1982 à 1988, Raymond Yans, un des rapporteurs du premier Congrès du mouvement Wallonie, Région d’Europe.

Mais les compétences et le parcours de Madame Linard ne nous rassurent guère. Tout d’abord parce qu’en particulier dans le contexte actuel, la Vice-Présidente du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a trop de compétences extérieures à la Culture : la Santé face à Maggy De Bock, les médias, les droits des femmes, la petite enfance…

Nous ne connaissons pas son équipe où la culture est gérée par des collaboratrices et collaborateurs conduits par Mesdames Manon Letouche et Maîté Bodart. Nous ignorons aussi si certains des sept conseillers communaux spadois d’Ecolo sont motivés pour promouvoir auprès de la ministre les intérêts culturels de leur ville qui fut jadis « le café de l’Europe. 

Née à Ottignies le 22 août 1976, Bénédicte Linard fut la vice-présidente de la Fédération des Etudiants francophones où elle représentait ses condisciples des Facultés catholiques bruxelloises Saint-Louis.  Elle avait passé toute son enfance et toute son adolescence à Anderlecht dont elle semble ainsi aussi originaire que ne le sont Eric Thomas et Fadila Laanan.

Après un long stage professionnel à Montréal, elle enseigna dans l’enseignement secondaire à Anderlecht. Après un bref passage au Parlement wallon, elle fut dans l’arrondissement de Soignies défaite en 2014 comme alors les quatre autres parlementaires wallons écologistes du Hainaut.  Devenue pendant trois ans une collaboratrice du cabinet de l’actuel co-président d’Ecolo, Nollet, elle fut élue sur le plan communal en 2012 et 2018 et choisie comme Échevine principalement des Finances auprès d’Olivier Saint-Amand, Bourgmestre Ecolo d’Enghien, cette commune à facilités pour les néerlandophones située à la limite du Hainaut et du Vlaamse Brabant.

En 2019, tête de liste et avec un score modeste en votes nominatifs seule élue écolo au Parlement wallon de l’arrondissement de Tournai, Ath, Mouscron, elle fut choisie par Nollet comme Vice-Présidente du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Nous aimerions être démentis mais Bénédicte Linard nous semble ne pas être une régionaliste wallonne de choc résolue à imposer une répartition équitable des subventions culturelles localisables entre la Wallonie et Bruxelles. Puisse-t-elle lire les accords Persoons Dehousse de la fin des années 1970, et les faire respecter. Un premier témoignage de son intérêt ou de son désintérêt pour la culture en Wallonie sera sa présence ou son absence à Spa où il importe d’encourager Axel de Booseré qui a eu l’intelligence et le courage de maintenir une édition spéciale du Festival spadois cette première quinzaine d’août.

Un nouveau président du Conseil d’administration du Festival

La présidence du Conseil d’administration du Festival a depuis sa création très normalement été attribuée à la Ville de Spa. En l’occurrence aux Bourgmestres successifs et en tout premier lieu à Joseph Houssa pendant plus de trois douzaines d’années. Suite cette année au décès de celui-ci, celle qui après avoir très longtemps étroitement collaboré avec lui, était devenue la nouvelle Bourgmestre Sophie Delettre allait, pensait-on, assumer cette présidence. Il n’en sera rien.  

Ce ne nous semble cependant pas du désintérêt.  En effet nous constatons qu’aux côtés de ses obligations sécuritaires (police, pompiers) la Bourgmestre a tenu à ne garder dans ses compétences que deux domaines : la reconnaissance de Spa par l’Unesco et la Culture. Précisons en outre, que la dizaine de mandats qu’elle déclarait fin 2018 après sa prise de fonctions mayorales n’en comportait, à la seule exception de sa tâche de Bourgmestre, aucune qui soit rémunérée. À la surprise de beaucoup, elle a proposé et obtenu que la présidence du conseil d’administration du Festival soit confiée à un non mandataire, employé d’administration de la  ville de Spa s’occupant au sein des services généraux du secteur de la communication mais assumant aussi  le secrétariat direct de Madame la Bourgmestre dont l’adresse électronique officielle est celle de ce jeune collaborateur : adrien.undorf@villedespa.be.

Celui-ci, à 27 ans, n’est nullement un « énarque » doté d’un haut statut hiérarchique.  C’est de toute évidence une personne dans laquelle la Bourgmestre a pleine confiance et qui est passionnée de théâtre. De 5 à 11 ans, il multiplia des cours lui permettant de surmonter des difficultés initiales d’élocution.  Après avoir à la fin de ses humanités au Collège Saint-Remacle à Stavelot connut des hauts et des bas lors de deux expériences d’art dramatique, il renoua cinq ans plus tard au sein de deux compagnies (« Oxymore » et celle du « Pas’sage ») avec une bonne demi-douzaine de projets théâtraux allant des « Femmes savantes » de Molière en 2016 à d’autres d’auteurs beaucoup moins connus comme Claude Monteil (« La pensée traverse ») l’an dernier. Voici donc aux côtés d’Axel de Booseré, un très jeune président, disponible, dynamique, passionné. Que souhaiter de plus ?                 

Lors de premières déclarations publiques, Adrien Undorf (Photo du titre) affirme :« Le théâtre fait partie intégrante de ma vie ; C’est aussi vital pour moi que de manger ou de respirer ». Il souhaite que le Festival s’étende en dehors du Centre culturel de Spa, en disant « Il faudrait que le Festival parte davantage à la rencontre du citoyen comme par exemple avec les Baladins du Miroir qui installent leur chapiteau sur la place Royale. Ensuite nous aimerions véhiculer le programme d’une manière plus dynamique, plus sociale et plus humaine.  Nous allons organiser des rendez-vous, des événements pour parler de la programmation. » Fort bien pour autant que ce soit sous la houlette du Directeur de Booseré.

L’octogénaire que je viens de devenir et qui s’intéresse au théâtre depuis qu’à seize et dix-sept ans, il est parti en auto-stop (il n’y avait pas d’autoroutes) participer aux semaines de Rencontres internationales des Jeunes aux Festivals 1956 et 1957 du Théâtre National Populaire de Jean Vilar. J’y ai appris que le théâtre devrait d’abord consister à servir avec humilité de grands textes et non à se servir de textes médiocres que metteurs en scène et comédiens considèrent comme des faire-valoir.       

Un président de conseil d’administration c’est celui qui étudie comment développer les moyens nécessaires au développement de la qualité des prestations livrées aux publics les plus larges. Les meilleures œuvres classiques de Shakespeare à Brecht en passant par Molière et bien d’autres réclament ces moyens. Il importe donc de connaître quelles sont les potentialités budgétaires et veiller à ce que les 20 à 25 % de francophones que compte Bruxelles en Belgique ne se réservent pas comme à présent 75 à 80 % de ces moyens publics disponibles. Il importe dès lors de bien connaître les modalités d’octroi des subventions avec l’aide de personnes compétentes et motivées pour que cabinet ministériel et administration soient orientées vers plus d’équité.  La province ne suscite trop souvent que le mépris de gouvernants centralisateurs. Par exemple un Jean-François Viot n’est pas seulement l’auteur de pièces intéressantes représentées au Festival comme sur « La Route de Montalcino » en 2009 (voir les 120 pages consacrées aux cinquante premières années du Festival de Théâtre de Spa par le journaliste Philip Tirard) mais qui pourrait aussi devenir un très fin analyste de ce qu’il convient de faire pour que Spa reste un haut-lieu wallon de l’art dramatique. Que le nouveau Président n’hésite pas à s’entourer de telles compétences.

Jean-Marie ROBERTI

Programme en bref du Royal Festival

En dépit des graves difficultés d’organisation auxquelles est confronté pour des raisons sanitaires, le Royal Festival qu’il dirige depuis trois ans, Axel de Booseré et son équipe sont parvenus à proposer aux Spadois et à leurs visiteurs plus d’une douzaine de spectacles dont une dizaine seront représentés deux fois.

Plus de la moitié de la programmation sera accueillie sur une scène et face à des gradins qui seront installés en plein air au Parc de Sept heures avec possibilité de repli vers le Centre culturel en cas d’intempéries.

Le festival s’ouvrira par une création revisitée d’un spectacle clownesque et musical animé notamment par le duo Xavier Bouvier et Benoît Devos qui, avouons-le, ne nous avait pas convaincu dans « Slips inside » l’an dernier Au Parc les 31/7 ET 1/8 à 21 h.  « OKIDOK CABARET SOCIAL CLUB »

Les 2 et 3/8, mêmes heures, même lieu : le nouveau spectacle de Bruno Coppens : « ANDROPAUSE » 

Les 4 et 5/8, idem, « RAGE DEDANS » de et avec Jean-Luc Piraux 

Le 6/8 même heure même endroit, une soirée de reprise de « LA MONTAGNE » par la Compagnie Les Vieux Majors 

Le 7/8 mais à 20 H 30 cette fois au Théâtre Jacques Huisman du Centre culturel, le directeur du théâtre bruxellois « Le Public » Michel Kacenelenbogen dans une interprétation de l’œuvre autobiographique de Romain Gary, célèbre lauréat du Prix Goncourt : « LA PROMESSE DE L’AUBE »

Les 8 et 9/8 retour au Parc à 21 h. création mondiale de « DA SOLO (JOIES #1) par Angelo Bison

Le 8/8 à 14 h.30 & 16 h.30 Théâtre d’objets pour enfants sous les arbres derrière la fontaine du Parc « ET LES SEPT NAINS … » (35 minutes)

Les 10 et 11/8, même heure, même lieu six comédiens créent collectivement « Boys Boys Boys »  

Les 12 et 13/8 à « La Glacière » à 18h.30 la pièce LES ORHELINS de Dennis Kelly 

Les 13 et 14/8 au Théâtre Jacques Huisman  à 20 h.30 SABORDAGE

Les deux mêmes soirs les repas spectacles musicaux BIG GIRLS DON’CRY sont complets à la Brasserie des Bobelines 

Le 14/8 à 18 h. dans la Galerie Léopold du Parc un voyage sonore « LE CREPUSCULE DES RICHARDS »

Le 15/8 au Parc à 21 h. « LAïKA » avec David Murgia

Le 16/8 au Parc à 21 h. « HISTOIRES PROVISOIRES D’UN JOUR DE PLUIE « 

Les 15 et 16 Août « OUVERTURES » au Parc des Sept heures par le Théâtre National (activités gratuites)

Au Parc aussi du 31/7 au 16/8 une expo Maggy Jacot

Et trois lectures : « SAUVEZ HERBERT » de Jean Marie Piemme au salon bleu du centre culturel le 8/8 à 16 h. « L’HOMME QUI A MASSE CATHERINE DENEUVE » de Christian Crahay à la Glacière le 9/8 à 15 h. et « LES LUNDIS EN COULISSES » LE 10/8 à 18 h. aussi à La Glacière 14 Rue Deleau  

POUR DAVANTAGE DE DETAILS VOIR  royalfestival.be et facebook.

Jean-Marie Roberti

A Verviers, au Centre Touristique Laine et Mode, l’expo « Terre en Vue » fait un tabac!

À Verviers, capitale wallonne de l’eau, l’expo « Terre en Vue » se visite en une grosse heure et demi, au Centre Touristique Laine et Mode (CTLM).

Le CTLM (1) est installé dans un ancien château de l’industrie textile : la grosse demeure patronale adossée à la manufacture a le charme d’un calme urbain insolite. Au cœur de la ville, 600 mètres carrés de cour pavée et de jardin forment un havre de paix où, à la belle saison, vous dégustez une Ploquette.

Aujourd’hui, la Ploquette c’est la bière locale, mais, naguère, c’est le déchet de laine recueilli après la carbonisation. Emballé dans un cylindre de papier kraft, le déchet se mue en un échantillon que lu marchand d’ploquettes va présenter aux acquéreurs de gros volumes des laines traitées à Verviers. Les balles de laine de quelque 300 kilos chacune leur sont acheminées par route, par chemin de fer ou même par bateau.  

L’expo « Terre en vue » conçue par les équipes du CTLM est axée sur l’univers de la marine. Vous admirez des pièces splendides : cartes dressées par les géographes du XVème siècle, boussoles de la même époque, plantes exotiques ramenées des voyages des Grands Découvreurs, épices et onguents, mais vous voyez aussi des appendices moins glamour, comme les yeux factices destinés aux orbites détériorées des pirates. Vous restez songeur devant la panoplie d’armes que les corsaires et autres boucaniers affectionnent. Pris par l’ambiance, vous appareillez à bord d’une caravelle entièrement construite sur place par un « artiste freestyle » LGH. N’oubliez pas de jeter un cil aux cales…  elles sont bourrées d’or et de pierreries ! Vous échappez aux monstres marins et vous réfugiez sur l’île de la Tortue. Votre périple s’arrêtera après la chasse au Trésor … Tremblez Moussaillon !

Outre son côté franchement ludique, l’expo « Terre en Vue » a des vertus didactiques certaines. Des objets prêtés par de nombreux musées belges illustrent admirablement des thèmes tels que les invasions vikings, le commerce triangulaire, l’astronomie, la zoologie marine, la littérature maritime et bien d’autres.

En souvenir de « Terre en vue », on trouve à la billetterie du CTLM, des petits gadgets à bas coût et rigolos en plus de la Ploquette !

(1)    Centre Touristique Laine Mode – 30 rue de la Chapelle, 4800 Verviers – Tél. 087 30 79 20 – Expo « Terre en vue » : de 1 € 50 à 6 € – Visible du mardi au dimanche, de 10 à 17h, jusqu’au 31 mai 2021. L’illustration « Couloir des légendes » est une photo signée Claude Dael.

À l’Étuve, double succès : « Nos femmes » et « BOURVIL La tendresse ».

L’ostéopathe Max (John Grégoire), le médecin Paul (Pierre Meurant) et le coiffeur Simon (Antony Séminara) sont trois amis depuis des années. Leur amitié est profonde et sincère.

Si leur vie professionnelle est une réussite – Simon possède même un yacht -, leur vie sentimentale est contrastée. Paul est marié, mène une paisible existence bourgeoise avec une épouse qui l’aime et dont il est amoureux. Leur fille Pascaline entame des études de médecine à l’image de son papa. Simon est l’époux d’Estelle et tant lui qu’elle, il leur arrive de donner un léger coup de canif au contrat qui les unit. Quant à Max, un séducteur délaissé momentanément par sa dernière conquête, il est libre de recevoir ses amis pour une soirée de poker.

 Max a tout organisé pour que cette soirée de poker soit mémorable, alcool en suffisance, Gordons gin, whisky J&B, musique appropriée, des vinyles en nombre de chanteurs disparus tel Nougaro. Paul est arrivé à vingt-et-heures pile et il mêle déjà les cartes. À neuf heures cinq, Max explose contre le retard de Simon qui n’arrive qu’après dix heures. Il ingurgite gin sur gin. La soirée de poker va devenir une nuit infernale.

Grand prix du théâtre de l’Académie française en 2014 pour l’ensemble de son œuvre, l’auteur Éric Assous a respecté la règle des trois unités ; temps, lieu, action dans sa pièce Nos femmes créée au Théâtre de Paris en 2013. Les dialogues sont drôles, pertinents et les faits sont très vraisemblables.  À l’Étuve, les trois acteurs sont au mieux de leurs formes et le public applaudit spontanément certaines scènes telle celle de Max dansant un rap d’enfer. À l’Étuve, Nos femmes (1) se révèlent un succès dans un décor de Jean-Marc Rouffart.

Le succès appelant le succès, il ne fait aucun doute que le prochain spectacle Bourvil La tendresse (2) le soit également. Accompagné au piano par Éric Closquet, un quatuor constitué de Ève Brasseur, Fabrice De Grégorio, Laurent Jadin et Marie Tridetti sera les interprètes du cabaret imaginé par Philippe Dengis.

Dans quel esprit, Philippe Dengis rend-il hommage à André Raimbourg dit Bourvil disparu il y a un demi-siècle ? Bourvil nous a fait rire, mais aussi nous a émus ! Ses chansons sont immortelles même si certaines sont peu connues. À chaque fois, il nous raconte une histoire. Nous avons voulu créer un spectacle à son image et interpréter des airs tel que ‘La Tendresse » ou « Salade de fruits ». Vous souvenez-vous du « Clair de lune à Maubeuge » ou « Les crayons » ? Mais Bourvil nous a aussi secoué les zygomatiques avec « La causerie antialcoolique ». Vous vous souvenez « L’eau ferrugineuse » ? Et puis la revisite de « Je t’aime, moi non plus » de Gainsbourg dont il a fait « Ça » … un régal ! Pour ma part, j’ai adoré des textes plus tendres comme « Frédo le porteur » ou encore « Vive la mariée ».

Bourvil, La tendresse qui mieux que lui la chante ?

On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y’en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas

On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Être inconnu dans l’histoire
Et s’en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n’en est pas question
Non, non, non, non
Il n’en est pas question

  • Nos femmes – 17, 18, 24, 25 janvier 20h15 et 19 janvier 15h30 – reservationetuve@gmail.com ou SMS 0492 56 29 10 – PAF 16/13 €
  • Bourvil La tendresse – 7, 8, 14, 15, 21, 22 février 20h15 et 16 février 15h30 –

reservationetuve@gmail.com ou SMS 0492 56 29 10 – PAF 16/13 €

Théâtre Arlequin, « Le Fusible » rires garantis!

Près d’un millier de personnes ont assisté, le soir du Réveillon de Nouvel-An,  à la création en Belgique, en co-production avec le Forum, de la comédie Le Fusible par la Compagnie royale Théâtre Arlequin. À présent, la pièce est à l’affiche du théâtre situé dans la rue dédiée au berger lieurneusien devenu sculpteur à Paris, Henri-Joseph Rutxiel (1).  

Due à l’auteur bordelais Sylvain Meyniac, Le Fusible se déroule au 9ème étage d’un immeuble huppé où habite Paul Achard (Serge Swysen) et son épouse Valérie (Marie-Josée Delecour). Tout semble harmonieux. Paul et son associé Michel Deviné (Alexandre Tirelier) doivent se rendre, le lendemain, à Moscou pour conclure la vente, à bon prix, de leur entreprise à une société russe. En réalité – réalité connue du seul Michel, génie de l’informatique, naïf et gaffeur –  Paul, âgé de 45 ans,  a décidé de divorcer et, au lieu d’aller à Moscou, de partir à Bali en compagnie de sa maîtresse, l’avocate Valérie Nicolas (Delphine Dessambre) y passer un mois de vacances. Grain de sable, lorsque l’épouse de Paul leur annonce qu’elle aussi va, par le même vol, à Moscou en qualité de styliste de mode. Comment se tirer de cette situation d’autant qu’en parfait mari, Paul s’efforce de réparer le four qui doit permettre à Valérie la cuisson d’un gratin de brocoli au quinoa. Nous n’en dirons pas davantage de peur de déflorer l’intrigue. Cependant, ajoutons : un, le four explose, deux, Paul est indemne mais amnésique, trois, l’intervention d’un psychiatre, le docteur Cordel (Fabian Nicolaï) qui a conservé des lunettes à la mode des années septante, quatre, l’apparition d’une Russe Ilona Vianova (Maïté Wolfs).

Dans un décor de Frédéric Duchnik, José Brouwers réalise une mise en scène de ce spectacle faisant appel à des réelles aptitudes physiques allant des nombreuses chutes de Paul Achard aux acrobaties de Michel Deviné et du docteur Cordel. Mise en scène soutenue par la franche rigolade du public qui, durant la centaine de minutes de ce vaudeville, ne cesse de s’esclaffer de bon cœur.

Un public qui n’est pas ingrat. La preuve sur les réseaux sociaux. De l’échevine de l’État-Civil de Liège, Élisabeth Fraipont :  Très bonne représentation du Théâtre Arlequin avec « Le Fusible »…vive cette compagnie liégeoise de talent!  à Suzanne Denooz : Bien amusée en ta compagnie au théâtre en passant par Madeleine Kemeny : Une pièce drôle jouée au Théâtre Arlequin. Je ne puis que chaudement vous la recommander. Rires assurés ou encore par le peintre Philippe Waxweiler : Je vous recommande cette pièce très drôle et originale…

  • Compagnie royale Théâtre Arlequin – Location tél. 04 223 18 18 du lundi au samedi dès 11h ou par Internet  www.theatrearlequin.be (Visa/Mastercard) – Prix des places 22€ (Banquettes) et 20 € (Chaises) – Représentations : chaque vendredi et samedi à 20h30 en janvier et février ainsi que le samedi 1er mars , de même que le dimanche 27 janvier à 15h – Prochain spectacle : reprise de L’Évasion de Socrate d’Armel Job le 8, 9, 16 mars à 20h30 et le 17 mars à 15h.

Revue « EVASION » au Trianon

À la mi-décembre, en compagnie de membres du Dernier Carré – le club des pensionnés de la RTBF-Liège -, nous avons assisté à une représentation de la revue Évasion au Théâtre du Trianon (1). Quel émerveillement, quel spectacle, quelle fantaisie, quel humour, quelle beauté – et que des beautés ! -, quel rythme. Nous avons été ravis, éblouis par tant de talents.

Nous faisons nôtre le final de la revue où l’ensemble de la troupe  déclare : C’est avec notre cœur / Et grand bonheur / Que nous vous accueillons / Les anges et les démons /Pour un plein d’émotions / Y a un paradis sur terre / Le monde entier vient s’y distraire / C’est coquin, câlin, bonheur, lutin / C’était vraiment divin / C’est avec notre humour / Que sans détour / Nous vous embarquions / Pour un paradis d’amour / Vous avez rêvé, dansé / Chanté, fêté, vibré et ris / C’était mieux qu’au paradis / Ce soir c’était la fête / On était tous en quête / D’évasion / Une soirée unique / Magique et féerique / Au Trianon / Les spectateurs sont heureux / Ont des étoiles plein les yeux / C’est canon ! / Des artistes de choc / Pour un show / D’évasions / C’est très chic.

  • Revue ÉVASION – samedi 5 et dimanche 6 janvier à 14 h 30 – au Trianon 20 rue Surlet, tél. 04 342 40 00 – Tarif unique 30 €, Groupes (minimum 10 personnes) 25 €

ÉTUVE : HOMMAGE À BARBARA PAR LILIANE GUISSET

La frontière est mince entre le poème et la chanson.  D’ailleurs, y en a-t-il une ?  Récemment, Gilles Vignault – 90 ans, ce 27 octobre – a rappelé qu’ayant écrit un poème les gens de mon pays, ses musiciens de lui dire : Ce n’est pas un poème, c’est le premier couplet d’une chanson. Il est donc tout naturel que l’écrivaine et pianiste liégeoise  Liliane Guisset qui se produira bientôt à l’Etuve (1) et dont les poèmes rencontrent un succès réjouissant lors de soirées privées ou publiques, ait été sensible à l’univers de Barbara.   Car chez la grande dame brune, les paroles épousent la musique dans une symbiose poétique parfaite.  Qu’il s’agisse de Göttingen, de Vienne, de Ma plus belle histoire d’amour c’est vous, de La solitude,  de Drouot, de Nantes, de L’aigle noir, de Si la photo est bonne, de Pierre …  (la liste est longue et ne connaît aucune faiblesse !), les chansons de Barbara honorent la splendeur de la langue française sous l’angle d’une poésie subtile et – bien sûr – mélancolique.

Que de poésie en effet dans ces quelques vers : Mais c’est bien joli tout de même, A Göttingen, à Göttingen / Il est si beau l’automne Et j’aimerais le vivre avec toi Que c’est beau Vienne Avec toi Vienne / Oui, je vous fus infidèle, Mais vous revenais quand même, Ma plus belle histoire d´amour, c´est vous / Allez, va t-en porter ailleurs Ta triste gueule de l’ennui. Je n’ai pas le goût du malheur. Va t-en voir ailleurs si j’y suis ! / Le marteau retomba sur sa voix suppliante Elle vit s’en aller, parmi quelques brocantes Le dernier souvenir de ses amours d’antan / Il voulait avant de mourir Se réchauffer à mon sourire Mais il mourut à la nuit même Sans un adieu, sans un « je t´aime » / Un beau jour, Ou peut-être une nuit Près d’un lac, je m’étais endormie Quand soudain, semblant crever le ciel Et venant de nulle part, Surgit un aigle noir / Qu’on m’amène ce jeune homme, Si la photo est bonne, Si la photo est bonne, Si la photo est bonne… / Quand Pierre rentrera, Il faut que je lui dise, Que le toit de la remise, A fui, Il faut qu’il rentre du bois, Car il commence à faire froid, Ici, Oh, Pierre, Mon Pierre, 

Le théâtre de l’Étuve est certainement l’endroit idéal pour savourer l’hommage à Barbara que Liliane Guisset déclinera sous la forme de quatre concerts piano-voix. Fondée début des années cinquante, l’Étuve ressemblait par bien des côtés aux boîtes à chansons parisiennes telles l’Échelle de Jacob ou l’Écluse. C’est d’ailleurs à l’Écluse que Barbara a entamé sa carrière en France après avoir débuté à Bruxelles.

(1)  9-10-16-17 novembre 2018 à 20h15 – 16/13 € – Réservation par SMS 0492 562910 ou réservationetuve@gmail.com

 

Soutenez le collectif Ruba[r]b, pour faire de l’art un mouvement écologique !

 

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   Septante ans après la création du célèbre collectif d’artistes COBRA, un nouveau collectif – Ruba[r]b – s’est formé avec l’ambition de faire de l’art un mouvement écologique.

   L’objectif de ces jeunes artistes – Antonin, Guillaume, Clarisse, Floriane, deux Mathilde, Giorgia, Julian (1)est de partager leurs techniques, leurs émotions, leurs valeurs dans le but de grandir tant au niveau artistique que humain. Leurs arts plastiques vont de l’illustration à la gravure en passant par le design, la broderie, le tissage, la peinture, la sérigraphie, la photographie.

   Ces jeunes artistes ont choisi de s’appeler Ruba[r]b, clin d’œil à la rhubarbe à la récolte  généreuse, qui associe les mots rue et art.  Elles.ils sont résolument urbain.e.s. Ce que j’aime avec la ville c’est qu’elle paraît sans limite et indéfinissable tant c’est un tissu complexe.

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   Soucieux de rencontrer d’autres artistes en dehors de notre royaume, ils ont choisi d’aller, cet été, à Montréal. Ils ont pris accord avec des partenaires tel MU, un organisme qui, en sept ans, a réalisé plus d’une centaine de peintures murales de grande envergure installant l’art dans l’espace public. Autre partenaire, l’Éco-quartier situé à Peter-McGill qui, depuis plus de vingt ans, y développe un programme d’action, d’initiative, de sensibilisation et de responsabilisation environnementale.

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   En vue de parfaire ce voyage d’études, Ruba[r]b a lancé ce qu’on appelle à Montréal un financementparticipatif  et à Liège, un crowdfunding (2). Le collectif espère obtenir 3500 €. À deux semaines de la clôture, le compteur indique 2740 €. Ces jeunes artistes ne sont pas des ingrats : à qui les aide, ils disent un grand MERCI et, en outre, ils offrent soit un badge en création unique, soit une sérigraphie, un sac sérigraphié, soit un pot de fleurs personnalisé au crochet avec une bouture de rhubarbe plus trois recettes de rhubarbe illustrées par nos soins !

   Au retour de Montréal, Ruba[r]b organise, avec l’aide de l’asbl Réform, une exposition à Verviers et à Bruxelles. Comme le dit l’une des Mathilde,  le challenge durant ce voyage sera de créer des objets et sculptures avec des matériaux recyclés et trouvés sur place mais aussi, de photographier cette superbe ville et d’y laisser une trace en rapport avec le monde urbain et l’environnement.

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           (1) Sont membres de Ruba[r]b: Antonin Cauwe, Guillaume Cuisset, Clarisse Thomas, FlorianeSoltysiak, Mathilde d’Hooge, Giorgia Calamia, Julian Cornelis, Mathilde Peiffer.

(2) https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/soutenez-le-collectif-ruba-r-b

« Réinventer Liège » … avec une vieille recette

 

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 À juste titre, Liège est très fière du musée de la Boverie, lieu d’expositions temporaires prestigieuses. Ce musée possède également des collections permanentes de grande qualité. Sont-elles mises en valeur ?

   Non répond, dans Consoloisirs, Bernard Hennebert, auteur du livre  Les musées aiment-ils le public ?. Il raconte : Le vendredi 27 octobre 2017, on a visité à deux son fond permanent, de 16H30 à 17H30. Nous n’y croiserons aucun autre visiteur. Ce fait indiqué sur mon facebook attire les réflexions suivantes: «Ce musée a été conçu au détriment des collections permanentes tant pour le nombre et la sélection des œuvres que pour leur mise en scène…»; «Les gardiens sont sympas;-) et bien conscients de cette triste réalité ! La mise en place est pathétique»;(…) La Boverie symbolise l’évolution de la prédominance des expositions temporaires sur la présentation du fond permanent. Certaines institutions seraient même prêtes à ranger leur patrimoine dans leurs réserves loin des regards du public pour favoriser les grandes expositions qui attirent plus souvent le public, les rentrées financières, les sponsors et les médias. Ainsi, dans le musée liégeois, la majorité des locaux spacieux du rez-de-chaussée deviennent les écrins spectaculaires de ces expositions événementielles tandis que la collection doit trouver refuge essentiellement au sous-sol, dans des locaux étroits, bas de plafonds, souvent mal éclairés. La situation est d’autant plus problématique que des chefs d’œuvres naguère exposés avec fastes dans d’autres musées liégeois ont été rapatriés ici.

   À sa prochaine visite, Bernard Hennebert est assuré de rencontrer davantage de monde. En effet, à partir du 1er décembre, tous les musées liégeois, à l’initiative de l’Échevin de la Culture, Jean-Pierre Hupkens, permettent l’accès gratuit de leurs collections permanentes aux jeunes – Liégeois ou non – de moins de vingt-six ans.

   Ce retour en arrière constitue incontestablement un progrès d’autant qu’il est accompagné d’une approche pédagogique renforcée.  Placée sous le signe de Réinventons Liège, cette décision scabinale me fait souvenir que, dans les années cinquante du siècle dernier, adolescent, lors de mon périple dominical à la Batte, j’ai toujours poussé – gratuitement – la porte du Curtius – pas encore grand – ou du musée d’armes. Et le goût des musées m’est venu !  

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Illustrations : Bonaparte, premier Consul (Ingres) – Le vieux jardinier (Claus)