Le Royal Festival de Spa adopte courageusement la devise du Royaume des Pays-Bas : « JE MAINTIENDRAI ! »

Suite à la dernière allocution de Sophie Wilmès, nous avons, ce lundi 27 juillet peu avant 19 heures, reçu un communiqué urgent dont voici le texte intégral :

« Pour rappel, les jauges maximales autorisées pour les événements tels que le nôtre passent de 200 à 100 personnes en intérieur et de 400 à 200 en extérieur.

Nous étions partis sur une jauge de 180-200 maximum en extérieur pour pouvoir rapatrier notre public en salle en cas de pluie.

Certains spectacles affichent déjà complets. D’autres presque. 

En tenant compte de ces nouvelles contraintes :

Le Royal Festival de Spa, édition spéciale, n’est pas annulé.

La solution de repli n’est plus possible car les réservations en extérieur dépassent le nombre de places autorisées en intérieur.

En cas de pluie, le spectacle sera postposé dans la mesure des possibilités : une nouvelle date sera proposée aux spectateurs concernés.

Concernant les spectacles prévus en intérieur, des représentations seront ajoutées de façon à pouvoir accueillir tous les spectateurs et spectatrices ayant déjà réservé.

Le Royal Festival compte plus que jamais sur la solidarité des spectateurs et spectatrices.

Nous suivrons quoi qu’il arrive scrupuleusement le protocole sanitaire en vigueur. »

Nous pensons que cette réaction ferme et rapide montre que Spa grâce à sa Bourgmestre Sophie Delettre et aux Président et Directeur de son Royal Festival Adrien Undorf et Axel de Booseré démontrent que les Wallons ne doivent pas nécessairement danser comme les Flamands. 

Jean-Marie ROBERTI

SPA 31 juillet au 16 août … le spectacle continue …

Le coronavirus allait-il interdire les festivités estivales spadoises ?  C’est ce que l’on pouvait craindre en apprenant que les Francofolies devenaient virtuelles.

UN PEU D’HISTOIRE

Depuis sa fondation en 1959 au lendemain de l’Expo 58, dans le cadre de la décentralisation recherchée par le Théâtre National de Jacques Huisman (1910-2001), le Festival de Spa a connu des difficultés qu’il a toujours surmontées. 

Premier échec : en 1960 quand le nouveau Bourgmestre Jean Discry remplaçant Jean Barzin, et le responsable de l’office spadois du tourisme Jacques Houyon décidèrent d’organiser eux-mêmes des soirées théâtrales, sans le Théâtre national qui avait l’année précédente obtenu in extremis un réel succès. Il n’en alla pas de même lors de cette initiative municipale et la Ville dut refaire appel au Théâtre national dont le deuxième Festival eut lieu en 1961 et qui organisa cette manifestation culturelle majeure chaque été jusqu’en 1985. 

En 1986, Jacques Huisman céda le relais à Jean-Claude Drouot qui, hautain, voulut rompre avec les traditions établies ce qui provoqua une chute vertigineuse de la fréquentation et mit en cause l’existence même du Festival. 

Joseph Houssa (1930 -2019)  entamait la première de ses six législatures communales spadoises (1982-2018) en tant  que Bourgmestre : il sauva le Festival en en confiant la direction à  deux de plus appréciés collaborateurs de Jacques Huisman  : l’organisateur Billy Fasbender et le comédien André Debaar qui ne disposant pas des moyens humains et techniques de la première des compagnies dramatiques  francophones belges durent faire appel aux troupes existantes pour présenter une vitrine des réalisations dramatiques en Wallonie et à Bruxelles. 

À l’issue de cette décennie, André Debaar d’abord puis Billy Fasbender voulurent à leur tour passer le relais sous l’œil attentif de Joseph Houssa. Un quatuor fut mis en place en 1999 mais celui qui devint le patron du Festival fut le fondateur de l’Atelier-théâtre Jean Vilar de Louvain-la-Neuve, Armand Delcampe qui avec le concours de sa collaboratrice Cécile Van Snick, le dirigea pendant près de 20 ans.

Le Festival devint alors un haut-lieu de la création dramatique francophone et internationale. Armand Delcampe et Joseph Houssa parvinrent non sans mal (menace de démission d’Armand Delcampe à l’appui) à obtenir en octobre 2002 du ministre libéral wallon de la culture Richard Miller un contrat-programme lui assurant cinq ans de subventions (2002-2006).
En 2006 et 2011, la ministre socialiste bruxelloise Fadila Laanan refusa de négocier tout nouveau contrat-programme quinquennal et en 2016-2017 la ministre démocrate humaniste bruxelloise Joelle Milquet devint à ce point négative qu’elle alla jusqu’à suggérer la suppression pure et simple du Festival, conduisant à la démission anticipée d’Armand Delcampe . Mais en raison de poursuites judiciaires contre ses agissements au sein même de son cabinet, Joëlle Milquet fut remplacée comme ministre par une spadoise d’origine Alda Gréoli qui, malgré les réticences bruxelloises, signa avec Joseph Houssa et Cécile Van Snick un nouveau contrat programme.

Cécile Van Snick qui n’avait accepté qu’un intérim à Spa en s’orientant prioritairement vers la direction de l’Atelier Théâtre Jean Vilar de Louvain-la-Neuve céda le relais en 2018 à Axel de Booseré dont les qualités sont justement reconnues mais qui ne bénéficie pas comme Jacques Huisman et Armand Delcampe de l’assise d’une grande compagnie théâtrale. Si fin 2018 après trente-six ans de mayorat Joseph Houssa céda son fauteuil de Bourgmestre à une collaboratrice municipale de longue date Sophie Delettre, il ne démissionna pas de la présidence du conseil d’administration du Festival de théâtre de Spa avant son décès en février dernier.  En août 2018, Joseph Houssa écrivait : « Le Festival Royal de Théâtre de Spa est inscrit dans l’histoire du théâtre belge depuis 59 ans. Historiquement il en est même l’un des piliers principaux. Né d’une politique de décentralisation qui voulait porter en dehors de Bruxelles les créations phares du Théâtre National, il a su au fil des années et des directions successives, s’adapter aux transformations du paysage théâtral (…) ».

Nous osons espérer qu’un hommage chaleureux lui sera réservé lors du Festival. en y  invitant le duo  Delcampe Van Snick qui l’anima depuis 1999

LES INNOVATIONS DE 2020.

Cette année 2020 est marquée non seulement par l’élaboration d’une édition spéciale imposée par la situation sanitaire mais aussi par deux nouveautés :

1°) la ministre de la Culture est, pour la première fois, une écologiste wallonne ;   

2°) la présidence du conseil d’administration passe de feu un mandataire de 89 ans à un agent municipal de 27 ans.

Une Ecolo wallonne, ministre de la Culture

À priori – après l’intérim Gréoli – le fait qu’une écologiste wallonne succède à treize années de désintérêt voire d’hostilité de la part des Bruxelloises Laanan et Milquet, qui poursuivirent l’œuvre de recentralisation de feu Philîppe Moureaux (à deux reprises), de Charles Piqué surtout et d’Eric Thomas, notamment, avait tendance à  réjouir l’ami que je fus de feu Jacky Morael, vice-président de l’Institut Jules Destrée et du Premier Echevin écolo  liégeois de 1982 à 1988, Raymond Yans, un des rapporteurs du premier Congrès du mouvement Wallonie, Région d’Europe.

Mais les compétences et le parcours de Madame Linard ne nous rassurent guère. Tout d’abord parce qu’en particulier dans le contexte actuel, la Vice-Présidente du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a trop de compétences extérieures à la Culture : la Santé face à Maggy De Bock, les médias, les droits des femmes, la petite enfance…

Nous ne connaissons pas son équipe où la culture est gérée par des collaboratrices et collaborateurs conduits par Mesdames Manon Letouche et Maîté Bodart. Nous ignorons aussi si certains des sept conseillers communaux spadois d’Ecolo sont motivés pour promouvoir auprès de la ministre les intérêts culturels de leur ville qui fut jadis « le café de l’Europe. 

Née à Ottignies le 22 août 1976, Bénédicte Linard fut la vice-présidente de la Fédération des Etudiants francophones où elle représentait ses condisciples des Facultés catholiques bruxelloises Saint-Louis.  Elle avait passé toute son enfance et toute son adolescence à Anderlecht dont elle semble ainsi aussi originaire que ne le sont Eric Thomas et Fadila Laanan.

Après un long stage professionnel à Montréal, elle enseigna dans l’enseignement secondaire à Anderlecht. Après un bref passage au Parlement wallon, elle fut dans l’arrondissement de Soignies défaite en 2014 comme alors les quatre autres parlementaires wallons écologistes du Hainaut.  Devenue pendant trois ans une collaboratrice du cabinet de l’actuel co-président d’Ecolo, Nollet, elle fut élue sur le plan communal en 2012 et 2018 et choisie comme Échevine principalement des Finances auprès d’Olivier Saint-Amand, Bourgmestre Ecolo d’Enghien, cette commune à facilités pour les néerlandophones située à la limite du Hainaut et du Vlaamse Brabant.

En 2019, tête de liste et avec un score modeste en votes nominatifs seule élue écolo au Parlement wallon de l’arrondissement de Tournai, Ath, Mouscron, elle fut choisie par Nollet comme Vice-Présidente du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Nous aimerions être démentis mais Bénédicte Linard nous semble ne pas être une régionaliste wallonne de choc résolue à imposer une répartition équitable des subventions culturelles localisables entre la Wallonie et Bruxelles. Puisse-t-elle lire les accords Persoons Dehousse de la fin des années 1970, et les faire respecter. Un premier témoignage de son intérêt ou de son désintérêt pour la culture en Wallonie sera sa présence ou son absence à Spa où il importe d’encourager Axel de Booseré qui a eu l’intelligence et le courage de maintenir une édition spéciale du Festival spadois cette première quinzaine d’août.

Un nouveau président du Conseil d’administration du Festival

La présidence du Conseil d’administration du Festival a depuis sa création très normalement été attribuée à la Ville de Spa. En l’occurrence aux Bourgmestres successifs et en tout premier lieu à Joseph Houssa pendant plus de trois douzaines d’années. Suite cette année au décès de celui-ci, celle qui après avoir très longtemps étroitement collaboré avec lui, était devenue la nouvelle Bourgmestre Sophie Delettre allait, pensait-on, assumer cette présidence. Il n’en sera rien.  

Ce ne nous semble cependant pas du désintérêt.  En effet nous constatons qu’aux côtés de ses obligations sécuritaires (police, pompiers) la Bourgmestre a tenu à ne garder dans ses compétences que deux domaines : la reconnaissance de Spa par l’Unesco et la Culture. Précisons en outre, que la dizaine de mandats qu’elle déclarait fin 2018 après sa prise de fonctions mayorales n’en comportait, à la seule exception de sa tâche de Bourgmestre, aucune qui soit rémunérée. À la surprise de beaucoup, elle a proposé et obtenu que la présidence du conseil d’administration du Festival soit confiée à un non mandataire, employé d’administration de la  ville de Spa s’occupant au sein des services généraux du secteur de la communication mais assumant aussi  le secrétariat direct de Madame la Bourgmestre dont l’adresse électronique officielle est celle de ce jeune collaborateur : adrien.undorf@villedespa.be.

Celui-ci, à 27 ans, n’est nullement un « énarque » doté d’un haut statut hiérarchique.  C’est de toute évidence une personne dans laquelle la Bourgmestre a pleine confiance et qui est passionnée de théâtre. De 5 à 11 ans, il multiplia des cours lui permettant de surmonter des difficultés initiales d’élocution.  Après avoir à la fin de ses humanités au Collège Saint-Remacle à Stavelot connut des hauts et des bas lors de deux expériences d’art dramatique, il renoua cinq ans plus tard au sein de deux compagnies (« Oxymore » et celle du « Pas’sage ») avec une bonne demi-douzaine de projets théâtraux allant des « Femmes savantes » de Molière en 2016 à d’autres d’auteurs beaucoup moins connus comme Claude Monteil (« La pensée traverse ») l’an dernier. Voici donc aux côtés d’Axel de Booseré, un très jeune président, disponible, dynamique, passionné. Que souhaiter de plus ?                 

Lors de premières déclarations publiques, Adrien Undorf (Photo du titre) affirme :« Le théâtre fait partie intégrante de ma vie ; C’est aussi vital pour moi que de manger ou de respirer ». Il souhaite que le Festival s’étende en dehors du Centre culturel de Spa, en disant « Il faudrait que le Festival parte davantage à la rencontre du citoyen comme par exemple avec les Baladins du Miroir qui installent leur chapiteau sur la place Royale. Ensuite nous aimerions véhiculer le programme d’une manière plus dynamique, plus sociale et plus humaine.  Nous allons organiser des rendez-vous, des événements pour parler de la programmation. » Fort bien pour autant que ce soit sous la houlette du Directeur de Booseré.

L’octogénaire que je viens de devenir et qui s’intéresse au théâtre depuis qu’à seize et dix-sept ans, il est parti en auto-stop (il n’y avait pas d’autoroutes) participer aux semaines de Rencontres internationales des Jeunes aux Festivals 1956 et 1957 du Théâtre National Populaire de Jean Vilar. J’y ai appris que le théâtre devrait d’abord consister à servir avec humilité de grands textes et non à se servir de textes médiocres que metteurs en scène et comédiens considèrent comme des faire-valoir.       

Un président de conseil d’administration c’est celui qui étudie comment développer les moyens nécessaires au développement de la qualité des prestations livrées aux publics les plus larges. Les meilleures œuvres classiques de Shakespeare à Brecht en passant par Molière et bien d’autres réclament ces moyens. Il importe donc de connaître quelles sont les potentialités budgétaires et veiller à ce que les 20 à 25 % de francophones que compte Bruxelles en Belgique ne se réservent pas comme à présent 75 à 80 % de ces moyens publics disponibles. Il importe dès lors de bien connaître les modalités d’octroi des subventions avec l’aide de personnes compétentes et motivées pour que cabinet ministériel et administration soient orientées vers plus d’équité.  La province ne suscite trop souvent que le mépris de gouvernants centralisateurs. Par exemple un Jean-François Viot n’est pas seulement l’auteur de pièces intéressantes représentées au Festival comme sur « La Route de Montalcino » en 2009 (voir les 120 pages consacrées aux cinquante premières années du Festival de Théâtre de Spa par le journaliste Philip Tirard) mais qui pourrait aussi devenir un très fin analyste de ce qu’il convient de faire pour que Spa reste un haut-lieu wallon de l’art dramatique. Que le nouveau Président n’hésite pas à s’entourer de telles compétences.

Jean-Marie ROBERTI

Programme en bref du Royal Festival

En dépit des graves difficultés d’organisation auxquelles est confronté pour des raisons sanitaires, le Royal Festival qu’il dirige depuis trois ans, Axel de Booseré et son équipe sont parvenus à proposer aux Spadois et à leurs visiteurs plus d’une douzaine de spectacles dont une dizaine seront représentés deux fois.

Plus de la moitié de la programmation sera accueillie sur une scène et face à des gradins qui seront installés en plein air au Parc de Sept heures avec possibilité de repli vers le Centre culturel en cas d’intempéries.

Le festival s’ouvrira par une création revisitée d’un spectacle clownesque et musical animé notamment par le duo Xavier Bouvier et Benoît Devos qui, avouons-le, ne nous avait pas convaincu dans « Slips inside » l’an dernier Au Parc les 31/7 ET 1/8 à 21 h.  « OKIDOK CABARET SOCIAL CLUB »

Les 2 et 3/8, mêmes heures, même lieu : le nouveau spectacle de Bruno Coppens : « ANDROPAUSE » 

Les 4 et 5/8, idem, « RAGE DEDANS » de et avec Jean-Luc Piraux 

Le 6/8 même heure même endroit, une soirée de reprise de « LA MONTAGNE » par la Compagnie Les Vieux Majors 

Le 7/8 mais à 20 H 30 cette fois au Théâtre Jacques Huisman du Centre culturel, le directeur du théâtre bruxellois « Le Public » Michel Kacenelenbogen dans une interprétation de l’œuvre autobiographique de Romain Gary, célèbre lauréat du Prix Goncourt : « LA PROMESSE DE L’AUBE »

Les 8 et 9/8 retour au Parc à 21 h. création mondiale de « DA SOLO (JOIES #1) par Angelo Bison

Le 8/8 à 14 h.30 & 16 h.30 Théâtre d’objets pour enfants sous les arbres derrière la fontaine du Parc « ET LES SEPT NAINS … » (35 minutes)

Les 10 et 11/8, même heure, même lieu six comédiens créent collectivement « Boys Boys Boys »  

Les 12 et 13/8 à « La Glacière » à 18h.30 la pièce LES ORHELINS de Dennis Kelly 

Les 13 et 14/8 au Théâtre Jacques Huisman  à 20 h.30 SABORDAGE

Les deux mêmes soirs les repas spectacles musicaux BIG GIRLS DON’CRY sont complets à la Brasserie des Bobelines 

Le 14/8 à 18 h. dans la Galerie Léopold du Parc un voyage sonore « LE CREPUSCULE DES RICHARDS »

Le 15/8 au Parc à 21 h. « LAïKA » avec David Murgia

Le 16/8 au Parc à 21 h. « HISTOIRES PROVISOIRES D’UN JOUR DE PLUIE « 

Les 15 et 16 Août « OUVERTURES » au Parc des Sept heures par le Théâtre National (activités gratuites)

Au Parc aussi du 31/7 au 16/8 une expo Maggy Jacot

Et trois lectures : « SAUVEZ HERBERT » de Jean Marie Piemme au salon bleu du centre culturel le 8/8 à 16 h. « L’HOMME QUI A MASSE CATHERINE DENEUVE » de Christian Crahay à la Glacière le 9/8 à 15 h. et « LES LUNDIS EN COULISSES » LE 10/8 à 18 h. aussi à La Glacière 14 Rue Deleau  

POUR DAVANTAGE DE DETAILS VOIR  royalfestival.be et facebook.

Jean-Marie Roberti

Bordeaux, Ferney-Voltaire, Carmaux … trois communes ayant vécu un second tour.

 Ce dimanche 28 juin, le taux de participation au scrutin des élections municipales a été de 41% 60. Le taux d’abstention est donc de 58% 40 pour l’ensemble de pays. Localement, ces taux varient.

Ainsi, à Bordeaux (Gironde) sur 151 324 personnes inscrites sur les listes électorales, 93 322 (61% 67) se sont abstenues et 58 002 (38% 33) ont participé au scrutin. 545 (0% 36) ont voté blanc, 428 (0% 28) ont remis un bulletin nul et 57 029 (37% 69) ont exprimé leurs choix entre les trois listes en lice.

Ainsi, à Ferney-Voltaire (Ain) sur 3 798 personnes inscrites sur les listes électorales, 2 280 (60% 03) se sont abstenues et 1 518 (39% 97) ont participé au scrutin. 22 (0%58) ont voté blanc, 14 (0% 37) ont remis un bulletin nul et 1 482 (39% 02) ont exprimé leurs choix entre les trois listes en lice.

À Bordeaux, 65 sièges sont à pourvoir, trois listes se les disputent ; Union pour Bordeaux emmenée par le maire sortant, Nicolas Florian, Bordeaux respire conduite par l’écolo Pierre Humic et Bordeaux en luttes entraînée par l’ancien candidat à la présidentielle de 2017, Philippe Poitou. La liste Bordeaux respire obtient 26 509 suffrages (46% 48), la liste Union pour Bordeaux obtient 25 163 suffrages (44% 12) – soit un écart de 1 346 voix – et Bordeaux en luttes obtient 5 357 suffrages (9% 39). La dévolution des 65 sièges en accorde 48 (73% 85) à Bordeaux respire, 14 (21% 54) à Union pour Bordeaux et 3 (4% 61) Bordeaux en lutte.

 À Ferney-Voltaire, 29 sièges sont à pourvoir, trois listes se les disputent ; Ferney-Voltaire Valeurs communes emmenée par le maire sortant, Daniel Raphoz, la Force de l’Union conduite par François Meylan et FERNEY EN GRAND entraînée par Jean-Loup Kastler. La liste Ferney-Voltaire Valeurs communes obtient 747 suffrages (50% 40), la liste FERNEY EN GRAND obtient 369 suffrages (24% 89) et la Force de l’Union obtient 366 suffrages (24% 69). La dévolution des 29 sièges en accorde 23 (79% 31) à Ferney-Voltaire Valeurs communes, 3 (10% 34) à FERNEY EN GRAND et 3 également à la Force par l’Union.

Si à Bordeaux, la droite qui depuis 1947 détenait le pouvoir dès le premier tour a perdu ce bastion le 28 juin 2020, un sort identique est survenu à Carmaux (Tarn) à la gauche socialiste. Depuis le 15 mai 1892 jour ou le mineur Jean-Baptiste Calvignac devient maire socialiste de cette ville, le mayorat a toujours été confié à un élu socialiste.

À Carmaux, 29 sièges sont à pourvoir, quatre listes se les disputent ; la liste Union de la gauche Pour Carmaux la Gauche rassemblée, sociale, écologique et solidaire emmenée par le maire socialiste sortant, Alain Espié, la liste Divers gauche Convergences citoyennes Un nouveau souffle pour Carmaux conduite par Jean-Louis Bousquet, la liste Rassemblement national Rassemblement pour Carmaux entraînée par Christian Legris et la liste Divers centre pilotée par Christian Feuillade.

À Carmaux (Tarn), sur 6 894 personnes inscrites sur les listes électorales, 3 738 (54% 22) se sont abstenues et 3 156 (45% 78) ont participé au scrutin. 51 (0% 74) ont voté blanc, 81 (1% 17) ont remis un bulletin nul et 3 024 (43% 86) ont exprimé leurs choix entre les quatre listes en lice.

La liste Convergences citoyennes Un nouveau souffle pour Carmaux obtient 1 483 suffrages (49% 04), la liste Union de la gauche Pour Carmaux la Gauche rassemblée, sociale, écologique et solidaire obtient 1 031suffrages (34% 09), la liste Rassemblement national Rassemblement pour Carmaux obtient 327 suffrages (10% 81) et la liste Divers centre obtient 183 suffrages (6% 05). La dévolution des 29 sièges en accorde 23 (79% 31) à Convergences citoyennes Un nouveau souffle pour Carmaux, 5 (17% 24) à Union de la gauche Pour Carmaux la Gauche rassemblée, sociale, écologique et solidaire, 1 à Rassemblement national Rassemblement pour Carmaux.

Enfin, dernier élément à retenir du second tour des municipales françaises, si Louis Aliot, un homme du premier cercle de Marine Le Pen, devient maire de Perpignan, une ville de plus de 100 000 habitants sans jamais afficher le logo du Rassemblement national, cette formation politique sort très amoindrie de ce scrutin. 1 438 sièges dans 463 communes en 2014 pour 840 sièges dans 258 communes en 2020. 205 communes perdues par le Rassemblement national soit une perte de 44% ! Et comme l’écrit Libération : « Symbole de ce gadin, la région lyonnaise où le RN ne compte aucun élu, ni à Lyon ni à la Métropole ».

Un second tour en retard de quatorze semaines !

Le dimanche 28 juin, second tour des élections municipales dans 4820 villes ou municipalités de France. Le chiffre initial était de 4827 mais la recrudescence de l’épidémie de la Covid-19 en Guyane a fait reporter à une date ultérieure les sept communes restant en lice. Sept communes qui vont de la plus petite Saül (122 personnes) à la seconde ville du département Matoury (31 956 personnes).

Seize millions et demi de personnes – soit 39% du corps électoral – sont invités à participer à ces élections. Au second tour des élections de 2014, la participation a été de 63%7 (1er tour 63%5) mais il semble exclu d’obtenir ce chiffre le 28 juin au vu du taux d’abstention du 15 mars 2020, 55%4. Dans le souci de diminuer ce taux, le mandataire peut être porteur de deux procurations au lieu d’une. Mais tant en France qu’en Belgique, le vote par procuration fournit des tentations de fraude.

Dans la majorité des municipalités, les élections prennent la forme d’un duel. Toutefois, 781 communes connaissent l’affrontement de trois listes, 155 la lutte de quatre listes et 12 le choc de 5 listes.

  Depuis octobre 1947, date à laquelle Jacques Chaban-Delmas (32 ans) devint maire en battant le socialiste Fernand Audeguil, Bordeaux n’a plus connu de second tour.  Mais, cette année, elle voit s’affronter, en triangulaire, le successeur d’Alain Juppé, le Républicain Nicolas Florian allié au Marcheur Thomas Cazenave (Union pour Bordeaux 47%24), l’écolo Pierre Humic allié au PS et aux communistes (Bordeaux respire 34%38), le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste à la présidentielle Philippe Poitou allié à la France insoumise (Bordeaux en luttes 11%77).

Comme les mesures sanitaires empêchent de mener une campagne électorale traditionnelle, le Ministère de l’Intérieur a porté à deux semaines la durée de la campagne et a dédié un site qui accepte les professions de foi de chaque liste en lice. Chaque liste est libre de recourir à ce site https://programme-candidats.interieur.gouv.fr/index.html.

Ainsi dans le département de l’Ain, le dimanche 21 juin, des trois listes déposées à Ferney-Voltaire, une seule « La Force de l’Union » y présente son programme. « Ferney-Voltaire Valeurs communes » et « FERNEY EN GRAND » gardent de Conrart le silence numérique prudent.

Au premier tour, le 15 mars, 40%86 de l’électorat a participé au scrutin plaçant en tête la liste « Divers droite » (40%86) emmenée par le candidat Raphoz. Puis, dans l’ordre, la liste « Divers gauche » (20%92) de François Meylan, la liste du candidat Kaster (19%11), la liste du Marcheur Dorian Lacombe (10%23 et celle de Christian Landreau (8%78) au score insuffisant pour être présent au 2ème tour mais lui permettant de s’allier avec une autre liste.

Landreau, Lacombe et Meylan ont créé, au second tour, une nouvelle formation « La Force de l’Union » qui, à l’addition de leurs scores respectifs, soit 39%93, fait pratiquement jeu égal avec la liste Raphoz. En cas de succès de « La Force de l’Union », Ferney-Voltaire connaitra, tous les deux ans, un maire différent.

Quatre communes ne présentent aucune liste à leur électorat. Trois sont situées dans le département de l’Ain et une en Eure-et-Loir. Certes, des candidats acceptent bien de figurer sur une liste mais refusent énergiquement la première place, celle qui mène au mayorat en cas de victoire.

Sans liste, point d’élection. Dans la semaine qui suit le second tour, le préfet, installe une délégation spéciale chargée des affaires courantes et d’organiser dans les trois mois une consultation électorale. Arme secrète du préfet, la menace d’une fusion avec une commune voisine.

L’arme est efficace. Ainsi, dans la commune de Gironde-sur-Dropt qui, en 2014, était la seule commune française à ne présenter aucune liste, il y a eu, en 2020, trois listes pour assurer la succession de Thierry Bos, devenu maire lors de l’élection issue de la délégation spéciale. En 2020, la liste « Agissons pour l’avenir » emmené par Philippe Moutier l’a emporté au premier tour avec 50%52 des suffrages.

Les élections municipales en France

Près de 48 millions de Français.e.s et ressortissant.e.s de l’Union européenne résidant en France sont appelé.e.s à voter aux élections municipales le 15 mars suivi éventuellement d’un second tour le 22. Le scrutin est complexe et varie selon que les communes aient moins ou plus de 1000 habitants exception faite de Paris, Lyon et Marseille.

Dans les communes de moins de 1000 habitants, l’élection se fait au scrutin majoritaire, plurinominal, à deux tours. Les candidat.e.s se présentent individuellement ou par liste. Les listes ne sont pas soumises à l’obligation de respecter la parité. Le panachage est permis. Le nombre de conseiller.e.s élu.e.s varient en fonction de la population entre 7 et 15. Les communes de moins de 1000 habitants représentent plus de 70% des communes françaises. Dans ces communes, le maire perçoit, chaque mois, une indemnité de 661€ 20 si la commune à moins de 500 habitants. Indemnité portée à 1205€ 71 si la commune est peuplée de 500 à 999 personnes.

Dans les communes de plus de 1000 habitants, l’élection se fait au scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire à la liste arrivée en tête. Toutefois, une liste obtenant, au premier tour, la majorité des suffrages exprimés soit 50% +1 voix, celle obtient automatiquement la moitié des sièges. L’autre moitié est répartie à la proportionnelle à la plus forte moyenne entre les listes y compris la majoritaire ayant obtenus plus de 5% des suffrages exprimés.

Si aucune liste n’obtient la majorité absolue au premier tour, le second tour n’est accessible qu’aux listes ayant obtenu 10% au premier tour. Les listes peuvent être modifiées dans l’entretour notamment en reprenant des candidatures figurant sur des listes ayant obtenu 5% au premier tour. Les diverses listes doivent être complètes, respecter l’alternance dans la parité. Le nombre de membre du conseil municipal des communes de plus de mille habitants varie entre 15 et 69. Si Liège était une ville française, son conseil municipal comprendrait 59 membres.

Parmi les communes de plus 1000 habitants, on compte 36 villes – en ce compris Paris, Lyon, Marseille – de plus de cent mille habitants totalisant une population de 8 906 300 personnes. La charge de maire de ces villes leur vaut, chaque mois, une indemnité de 5636€ 63.

Les villes de Paris, Lyon, Marseille sont soumises aux mêmes règles que les communes de plus de 1000 habitants tout en étant astreintes à des dispositions spécifiques. Leurs maires perçoivent respectivement 9207€, 8400€, 8372€. Leurs conseils municipaux rassemblent respectivement 163 membres, 73 et 101.

Le 15 mars, en France métropolitaine et outremarine, le premier tour des élections municipales aura lieu en principe dans les 34 968 communes. En principe car réalité, dans 106 communes, il n’y aura pas de premier tour. La raison ? Il n’y a pas de candidat.e.s ! Dans  les 34 862 autres, il y a 902 465 personnes qui aspirent à devenir maires.

Par rapport aux élections municipales de 2014, le nombre de communes en défaut de candidatures a augmenté : 102 communes de moins de 1000 habitants ces élections contre 61 aux précédentes et 4 communes de plus de 1000 contre 1 – Gironde-sur-Dropt – en 2014. Si les communes de moins de 1000 peuvent présenter des candidatures individuelles ou par liste au second tour. « Cette disposition dérogatoire, prévue pour les communes de moins de 1.000 habitants, offre une souplesse bienvenue en cas de candidatures insuffisamment nombreuses » a précisé Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur au Journal Officiel. En revanche, cette disposition dérogatoire est exclue pour les communes de plus de 1000.

 L’élection du maire à bulletin secret à la majorité absolue par le conseil municipal a lieu au plus tôt le vendredi 27 mars et au plus tard le dimanche 29.

Sur la scène du Gai-Savoir, YALTA de Vladimir Volkoff.

C’est au Palais de Livadia, ancienne résidence d’été du tsar Nicolas II, à Yalta en Crimée que le maréchal Staline a convié du 4 au 11 février 1945 le président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt et le Premier Ministre du Royaume-Uni, Winston Churchill pour déterminer l’après-guerre. Le Palais de Livadia a perdu toute sa magnificence au point que Churchill refuse d’y loger préférant résider dans une base anglaise à des dizaines de kilomètre de Yalta tandis que Roosevelt, impotent, s’en contente.

La déclaration commune, publiée simultanément à Moscou, Londres et Washington, précise notamment : « Les plans adoptés prévoient que chacune des trois puissances occupera avec ses forces armées une zone séparée en Allemagne. Il a été en outre convenu que la France serait invitée par les trois grandes puissances, si elle le désire, à occuper une zone et à faire partie de la commission de contrôle comme quatrième membre (…) Nous sommes résolus à créer avec nos alliés aussitôt que possible une organisation internationale générale pour la sauvegarde de la paix et la sécurité (…) Nous avons convenu de convoquer le 25 avril 1945, à San Francisco, une conférence des Nations  unies qui établira (…) la charte de l’organisation (…) Nous avons rédigé et signé une déclaration commune sur l’Europe libérée. Elle a la teneur suivante : « (…) Le rétablissement de l’ordre en Europe et la reconstruction de la vie économique nationale devront être réalisés par des méthodes qui permettront aux peuples libérés d’effacer les derniers vestiges du nazisme et du fascisme et de se donner les institutions démocratiques de leur propre choix… »

Les travaux de cette Conférence à Trois, présidée par Roosevelt mais dominée par Staline, ont été l’objet de discussions âpres et de retournements spectaculaires. Ainsi, le dépeçage de la Pologne au profit de l’URSS et la reconnaissance du Gouvernement polonais de Lublin au détriment du Gouvernement polonais en exil à Londres. Ainsi la rupture du Pacte de neutralité URSS-Japon de 1941 par la promesse de Staline à Roosevelt d’entrer en guerre contre le Japon nonante jours après la défaite de l’Allemagne.

En 1983, d’origine russe – son grand-père a été général du tsar et il est l’arrière-petit-neveu de Tchaïkovski – l’écrivain français Vladimir Volkoff publie Yalta.  Ce licencié de lettres classiques à la Sorbonne se fait historien. « Dans Yalta, les dialogues sont presque uniquement composés de citations, et c’est quand ils peuvent paraître les plus invraisemblables qu’ils sont le mieux authentifiés » déclare Vladimir Volkoff qui n’hésite pas à emprunter des citations d’autres Conférences internationales dont celle de Téhéran en 1943. Effectivement au Palais de Livadia à Yalta, Staline à insinué que la Manche n’était pas un obstacle pour l’Armée rouge, Roosevelt à envisagé de faire fusiller près de cinquante mille officiers allemands et Churchill s’est perdu dans des comptes d’apothicaire lors des partages d’influence.

Fin 1983, Vladimir Volkoff passe accord avec une troupe liégeoise, le Théâtre de l’Art dont le directeur est le comédien Charles Martigue pour créer Yalta à Bruxelles, en 1984. L’auteur assure la mise en scène tandis que Charles Martigue, personne à la constitution imposante est tout désigné pour le rôle de Churchill. Si le spectacle a lieu à Bruxelles, sa mise au point se déroule à Liège, une ville que Vladimir Volkoff connaît bien. En effet, il y a acquis le titre de docteur de philosophie à l’Université de Liège en soutenant une thèse d’esthétique « vers une métrique française »

La pièce Yalta est à l’affiche d’un théâtre liégeois. Trois directeurs de théâtre endossent les rôles de Staline (Roland Langevin), de Roosevelt (Serge Swysen), de Churchill (Daniel Hackier) au Théâtre du Gai-Savoir pour cinq représentations à partir du 13 mars (1).

  • Théâtre du Gai-Savoir rue de Bassenge 12 à Liège – Représentation de Yalta : 13/3 (20h30), 15/3 (15h), 20/3 (20h30), 21/3 (20h30), 22/3 (15h) – Tarif : 16€ (retraités & étudiants 14€) – Réservations : tél. 04 342 58 32, courriel gai.savoir@skynet.be

A Verviers, au Centre Touristique Laine et Mode, l’expo « Terre en Vue » fait un tabac!

À Verviers, capitale wallonne de l’eau, l’expo « Terre en Vue » se visite en une grosse heure et demi, au Centre Touristique Laine et Mode (CTLM).

Le CTLM (1) est installé dans un ancien château de l’industrie textile : la grosse demeure patronale adossée à la manufacture a le charme d’un calme urbain insolite. Au cœur de la ville, 600 mètres carrés de cour pavée et de jardin forment un havre de paix où, à la belle saison, vous dégustez une Ploquette.

Aujourd’hui, la Ploquette c’est la bière locale, mais, naguère, c’est le déchet de laine recueilli après la carbonisation. Emballé dans un cylindre de papier kraft, le déchet se mue en un échantillon que lu marchand d’ploquettes va présenter aux acquéreurs de gros volumes des laines traitées à Verviers. Les balles de laine de quelque 300 kilos chacune leur sont acheminées par route, par chemin de fer ou même par bateau.  

L’expo « Terre en vue » conçue par les équipes du CTLM est axée sur l’univers de la marine. Vous admirez des pièces splendides : cartes dressées par les géographes du XVème siècle, boussoles de la même époque, plantes exotiques ramenées des voyages des Grands Découvreurs, épices et onguents, mais vous voyez aussi des appendices moins glamour, comme les yeux factices destinés aux orbites détériorées des pirates. Vous restez songeur devant la panoplie d’armes que les corsaires et autres boucaniers affectionnent. Pris par l’ambiance, vous appareillez à bord d’une caravelle entièrement construite sur place par un « artiste freestyle » LGH. N’oubliez pas de jeter un cil aux cales…  elles sont bourrées d’or et de pierreries ! Vous échappez aux monstres marins et vous réfugiez sur l’île de la Tortue. Votre périple s’arrêtera après la chasse au Trésor … Tremblez Moussaillon !

Outre son côté franchement ludique, l’expo « Terre en Vue » a des vertus didactiques certaines. Des objets prêtés par de nombreux musées belges illustrent admirablement des thèmes tels que les invasions vikings, le commerce triangulaire, l’astronomie, la zoologie marine, la littérature maritime et bien d’autres.

En souvenir de « Terre en vue », on trouve à la billetterie du CTLM, des petits gadgets à bas coût et rigolos en plus de la Ploquette !

(1)    Centre Touristique Laine Mode – 30 rue de la Chapelle, 4800 Verviers – Tél. 087 30 79 20 – Expo « Terre en vue » : de 1 € 50 à 6 € – Visible du mardi au dimanche, de 10 à 17h, jusqu’au 31 mai 2021. L’illustration « Couloir des légendes » est une photo signée Claude Dael.

À l’Étuve, double succès : « Nos femmes » et « BOURVIL La tendresse ».

L’ostéopathe Max (John Grégoire), le médecin Paul (Pierre Meurant) et le coiffeur Simon (Antony Séminara) sont trois amis depuis des années. Leur amitié est profonde et sincère.

Si leur vie professionnelle est une réussite – Simon possède même un yacht -, leur vie sentimentale est contrastée. Paul est marié, mène une paisible existence bourgeoise avec une épouse qui l’aime et dont il est amoureux. Leur fille Pascaline entame des études de médecine à l’image de son papa. Simon est l’époux d’Estelle et tant lui qu’elle, il leur arrive de donner un léger coup de canif au contrat qui les unit. Quant à Max, un séducteur délaissé momentanément par sa dernière conquête, il est libre de recevoir ses amis pour une soirée de poker.

 Max a tout organisé pour que cette soirée de poker soit mémorable, alcool en suffisance, Gordons gin, whisky J&B, musique appropriée, des vinyles en nombre de chanteurs disparus tel Nougaro. Paul est arrivé à vingt-et-heures pile et il mêle déjà les cartes. À neuf heures cinq, Max explose contre le retard de Simon qui n’arrive qu’après dix heures. Il ingurgite gin sur gin. La soirée de poker va devenir une nuit infernale.

Grand prix du théâtre de l’Académie française en 2014 pour l’ensemble de son œuvre, l’auteur Éric Assous a respecté la règle des trois unités ; temps, lieu, action dans sa pièce Nos femmes créée au Théâtre de Paris en 2013. Les dialogues sont drôles, pertinents et les faits sont très vraisemblables.  À l’Étuve, les trois acteurs sont au mieux de leurs formes et le public applaudit spontanément certaines scènes telle celle de Max dansant un rap d’enfer. À l’Étuve, Nos femmes (1) se révèlent un succès dans un décor de Jean-Marc Rouffart.

Le succès appelant le succès, il ne fait aucun doute que le prochain spectacle Bourvil La tendresse (2) le soit également. Accompagné au piano par Éric Closquet, un quatuor constitué de Ève Brasseur, Fabrice De Grégorio, Laurent Jadin et Marie Tridetti sera les interprètes du cabaret imaginé par Philippe Dengis.

Dans quel esprit, Philippe Dengis rend-il hommage à André Raimbourg dit Bourvil disparu il y a un demi-siècle ? Bourvil nous a fait rire, mais aussi nous a émus ! Ses chansons sont immortelles même si certaines sont peu connues. À chaque fois, il nous raconte une histoire. Nous avons voulu créer un spectacle à son image et interpréter des airs tel que ‘La Tendresse » ou « Salade de fruits ». Vous souvenez-vous du « Clair de lune à Maubeuge » ou « Les crayons » ? Mais Bourvil nous a aussi secoué les zygomatiques avec « La causerie antialcoolique ». Vous vous souvenez « L’eau ferrugineuse » ? Et puis la revisite de « Je t’aime, moi non plus » de Gainsbourg dont il a fait « Ça » … un régal ! Pour ma part, j’ai adoré des textes plus tendres comme « Frédo le porteur » ou encore « Vive la mariée ».

Bourvil, La tendresse qui mieux que lui la chante ?

On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y’en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas

On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Être inconnu dans l’histoire
Et s’en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n’en est pas question
Non, non, non, non
Il n’en est pas question

  • Nos femmes – 17, 18, 24, 25 janvier 20h15 et 19 janvier 15h30 – reservationetuve@gmail.com ou SMS 0492 56 29 10 – PAF 16/13 €
  • Bourvil La tendresse – 7, 8, 14, 15, 21, 22 février 20h15 et 16 février 15h30 –

reservationetuve@gmail.com ou SMS 0492 56 29 10 – PAF 16/13 €

Dans l’attente du tram, des nouvelles du TEC.

En réponse à une question orale de la députée wallonne Diane Nikolic en Commission Énergie Climat Mobilité, le Ministre Philippe Henry a précisé : La « tramification » de l’axe Ans-Fléron n’est pas à l’étude à ce jour. Il a ajouté : La mise en place de bus à haut niveau de service efficaces, avec des infrastructures dédiées, permet en effet d’offrir une qualité de service aux usagers s’approchant du tram avec des investissements et des coûts d’exploitation nettement inférieurs.

Le concept de bus à haut niveau de service – BHNS – est relativement récent. Il date de 2005 mais de nombreuses villes en France l’ont déjà adopté pour l’une ou l’autre ligne de leur réseau. C’est le cas notamment à Lille, Metz, Nancy, Douai, Amiens. En Wallonie, la première ville où circuleront des BHNS sera Charleroi.

En mai 2019, le gouvernement wallon a adopté le Plan urbain de mobilité de l’agglomération liégeoise qui prévoit la création de cinq axes BHNS à savoir : 1- entre la place Saint-Lambert et Fléron, 2- entre la place Saint-Lambert et Ans en passant par Saint-Nicolas et le Centre hospitalier catholique, 3- entre la gare des Guillemins et le domaine du Sart-Tilman, 4- entre la place de la République française et le domaine du Sart-Tilman par la rive droite de la Meuse, 5- entre la place de la République française et Chénée via Grétry. Le BHNS nécessite un itinéraire rationalisé lui donnant priorité aux feux tricolores et aux ronds-points.

Au 1er octobre 2019, en Wallonie, il y a 3 245 conducteurs de bus dont le plus grand nombre – 1 230 sont affectés aux lignes du TEC Liège-Verviers. De l’avis du ministre Henry, globalement, les effectifs disponibles répondent aux besoins, c’est-à-dire assurer le service et permettre aux conducteurs de prendre leurs congés. Il convient néanmoins d’y être attentif tout au long de l’année et d’apporter les ajustements nécessaires, le cas échéant ; le moindre écart en termes d’effectifs lié, par exemple, à des incapacités de travail ou à des accidents de travail pouvant entraîner des conséquences sur l’organisation du travail et la prise des congés. En ce qui concerne le recrutement, ce sont, en moyenne, 150 à 200 conducteurs de bus recrutés chaque année au sein de l’opérateur de Wallonie. Pour l’année 2020, il est prévu d’en recruter un peu plus de 200.  

En avril 2019, 206 bus hybrides étaient en service commercial sur les lignes TEC. Ils avaient déjà parcouru près de neuf millions de kilomètres, évité le rejet de 3 300 tonnes de CO2 et permis d’économiser 1 250 000 litres de carburant. Fin de cette année, 309 bus hybrides sont en circulation. Enfin, à partir d’août 2021, 45% des nouveaux bus seront des véhicules propres fonctionnant soir au gaz naturel, soit au biocarburant, soit à l’hydrogène ou l’électricité. La moitié de ces véhicules seront à émission nulle car fonctionnant à l’électricité ou à l’hydrogène.

Dernière précision bonne à savoir, ne pas céder sa place assise dans un bus aux femmes enceintes, aux personnes âgées ou moins valides est susceptible d’être puni d’une amende administrative de septante-cinq euros.