Elections présidentielles à Madagascar

Les résultats officieux du second tour des présidentielles de Madagascar qui s’est déroulé le 19  décembre sont connus. Résultats officieux puisqu’ils peuvent encore être contestés par le candidat évincé. Dans un délai de neuf jours, les résultats officiels seront proclamés par la Haute Cour Constitutionnelle.

Andry Rajoelina (44 ans) a obtenu 2 587 750 voix tandis que Marc Ravalomanana (69 ans) n’en recueille que 2 061 051. Le taux de participation se limite à 48,09% des 9 913 599 électeurs inscrits, un taux moindre qu’au premier tour où celui-ci se montait à 53,9%.

Caractéristique de ce second tour, les deux candidats ont déjà été Président. Président depuis 2002, Marc Ravalomanana est renversé en 2009 par Andry Rajoelina, maire d’Antanarive. C’est dire si les deux hommes s’apprécient. L’aîné est entrepreneur en agro-alimentaire, patron du groupe Tiko. Le cadet, ancien disc-jockey, se fait un spécialiste de l’événementiel. Tous deux s’intéressent activement aux médias tant audiovisuels qu’écrits.

Aux couleurs blanches – rappel discret du lait, élément phare du groupe Tiko – la campagne électorale de Ravalomanana a dénoncé le putschiste Rajoelina. Je ne travaille pas pour moi ou m’enrichir,  je ferai tout pour faire de Madagascar un pays développé. Tandis que sous la couleur  orange, Rajoelina réplique vieillard prend ta retraite pour aller traire tes vaches. Je serai un président du petit peuple qui protège les pauvres. Vaste programme. Quatre-vingt pour cent de la population  – 26 millions de Malgaches – vit avec moins de un euro soixante par jour. Madagascar occupe la quatrième place parmi les pays les plus pauvres.

Union africaine, Union européenne et Organisation internationale de la francophonie ont envoyé des observateurs. Ceux -ci, en parfaits diplomates, félicitent le pays et son peuple de ces élections et appellent les deux candidats et leurs partisans à respecter le résultat et s’abstenir de tout acte de nature à engendrer des troubles. Bref, comme l’a dit la conférence des évêques catholiques de Madagascar accueillir humblement le vrai choix du peuple. Présent dans les sept régions de Madagascar et dans plus de neuf mille bureaux de votes sur un total de 24852, l’observatoire indépendant Safidy est plus sévère. Ainsi, il a constaté des cas de distribution d’argent dans 10,4% des communes, dans la majorité des cas, elles ont été pratiquées par les groupes de soutien du candidat N°13 (82,8% des cas) par rapport à 17,2% des cas par les groupes de soutien du candidat N°25. Au premier tour des élections, le 7 novembre, chacun des 36 candidats avait reçu un numéro. Le N°13 désigne Rajoeline, le N°25 Ravalomanana.

Ce dernier se rebiffe. Il a déposé plainte et réclame l’annulation pure et simple de ce scrutin. Il appelle chacun de ses électeurs à ne pas se laisser voler son vote et les convie à manifester ce week-end sur l’emblématique place du 13 mai. Faute d’un plafonnement des dépenses électorales, le paradoxe de l’élection présidentielle malgache est qu’elle est la plus couteuse dans un des pays les plus pauvres du monde.

Deux villages dans l’enfer de la Grande Guerre.

Les commémorations officielles de la Grande Guerre sont closes. Cependant  le souvenir demeure. Sur base de deux documents inédits, Paul-Henry Gendebien retrace la vie de deux villages dans l’enfer de la Grande Guerre (1). Dans l’un, le village de Maissin, les faits se sont déroulés le 22 août 1914 et dans l’autre, le village de Marbaix-La-Tour, le 23 août. L’histoire les range sous le nom de batailles des frontières. Cette bataille est quelque peu éclipsée par la bataille de la Marne.

Or, l’armée française connut des pertes sans précédent dans toute son histoire, et cela au cours de la seule journée du 22 août. Plus de 25000 hommes, dont 17000 en province de Luxembourg et le reste dans l’Entre-Sambre-et-Meuse et en Lorraine (…) En comparaison, c’était l’équivalent des soldats perdus durant les huit années de guerre d’Algérie, de 1954 à 1962 (…) D’août 1914 à novembre 1918, 1400000 soldats français périrent, soit près de neuf cents en moyenne par jour. Parmi les morts du 22 août, l’écrivain Ernest Psichari, petit-fils d’Ernest Renan,  ainsi que le gendre – le capitaine Paul Bécourt – et Germain, le fils du maréchal Foch, le vainqueur de la bataille de la Marne.

À Marbaix-La-Tour, dès le début du conflit, sœur Anne-Marie, une religieuse infirmière d’Ham-sur-Heure a été chargée d’établir une ambulance, soit un établissement hospitalier civil, temporaire ou seront donnés les premiers soins, au château de la Pasture, propriété du député Léon Gendebien. Ses notes inédites vont d’août à décembre 1914, le temps d’existence de l’ambulance de La Pasture. Son récit commence la veille de la bataille, les soldats français sont en nombre et se préparent au combat creusant des tranchées tandis que les populations effrayées, fuyaient avec raison leurs demeures (…) le spectacle était lamentable, la terreur avait saisi ces pauvres gens, la fuite des uns entraînant celles des autres.

La bataille du 23 août vécue par un jeune soldat français : ainsi, pendant l’après-midi, les balles, shrapnels et obus pleuvaient sur les bâtiments (…) nous répondions le plus possible aux Allemands, bien qu’étant très inférieurs en nombre. Nous tirâmes le plus longtemps par les meurtrières faites au mur du jardin potager, dans la direction du bois. De cet endroit, nous avons fait tomber des milliers d’hommes. À l’issue de la bataille, l’ambulance est saturée, le nombre de lits préparés étant de beaucoup insuffisant, nous avions descendu tout ce que le château contenait de literie, et de même, bien des objets qui, en temps ordinaire, avaient une autre destination, tels que canapés, banquettes, coussins, etc. Parmi les blessés allemands, le baron von Strombeck et un nommé Rumkorff, officier porte-drapeau.  Aucun médecin pour soigner ces blessés, tant français qu’allemands, tout au plus de la morphine. Un général allemand, revolver au poing, veut interdire aux sœurs de soigner les blessés français.Réponse des sœurs : nous les soignerons tous, nous ferons notre devoir.

Sœur Anne-Marie souhaite la venue d’un médecin civil, ceci lui est refusé.  Le 25 août, visite de trois officiers supérieurs allemands dont un, le plus jeune, est très courtois. Voyant qu’il avait certainement quelque pouvoir, nous lui demandons de bien vouloir nous envoyer un médecin militaire, ce qu’il promit assez facilement. Il lui est également demandé le transfert  des grièvement blessés dans un hôpital. Rapidement, un médecin militaire allemand se présente, il vient, nous dit-il, pour obéir à l’ordre reçu. Et le 27 août, des voitures et des camions venaient de Charleroi chercher tous les blessés que nous voulions leur confier. Le jeune officier courtois n’était autre que le prince August-Wilhelm – un des fils du Kaiser Guillaume II – venu rendre visite au baron von Strombeck, son aide de camp.

Les blessés français demeurent à l’ambulance de La Pasture au sein d’une soldatesque allemande avide de vin, de jumelles et de cartes d’état-major. Aussi, chaque fois qu’on nous amenait un officier blessé, ils se précipitaient pour les leur enlever et les dévaliser. Fin septembre, ordre a été donné à toutes les ambulances d’amener  tous leurs blessés à l’École moyenne  de Charleroi  d’où ils seraient dirigés sur l’Allemagne (…) Tous nos blessés étaient  bien tristes, à la pensée de nous quitter pour aller achever leur guérison en pays ennemi. Des nouvelles rassurantes parviennent à la Noël, les blessés sont regroupés en une grande paroisse et ils ont au moins les secours de la religion pour les soutenir dans leur pénible et si longue captivité.

Rien qu’à Maissin,  600 habitants dont 9 sont tués le 22 août, la bataille livrée dans ce village et aux environs vit la mort de près de 200 officiers et de plus de 7500 soldats français et allemands. Paul Pirson (5 ans) et son papa faillirent périr dans l’incendie de la maison où ils s’étaient réfugiés. Leur logis a été détruit. Les faits ont tellement marqués l’enfant de cinq ans qu’à l’âge de quatre-vingts ans, l’abbé Paul Pirson les racontent comme si il les avait vécu la veille.  Et puis, nous entrâmes. Pas besoin d’ouvrir la porte, il n’y en avait plus. Après deux ou trois pas, quel spectacle ! Quelle horreur ! Des cadavres, des blessés hurlant. Deux dans le couloir. Le gris ne bougeait plus, le bleu gémissait. Et dans la grande pièce : du sang, ces cris plaintifs, des hommes déchiquetés, l’un d’eux décapité (…) Et tout cela au milieu d’un salon réduit en miettes (…) descendus à la cave, j’y ai retrouvé mon cheval à bascule. Intact. Je ne savais pas que je le voyais pour la dernière fois. Mon père était effondré. Il restait là, comme hébété, la tête entre les mains. Il répétait : « Mon Dieu ! Mon Dieu ! »

Réfugiés un temps à Libin, puis à Redu, la vie reprend à Maissin.  Début 1915,  l’école dont l’instituteur est le papa de Paul est rouverte. Ouvrir l’école, rien de plus facile, mais y amener les élèves fut une croisade épuisante. Les gamins, ça aide dans la maison ou dans la ferme. Alors, l’école, on ne veut pas en entendre parler… L’instruction obligatoire qui s’en souciait ? C’était une idée de gens de la ville qui, eux, avaient « les moyens ».

Maissin a sa Kommandatur installée chez l’hôtelier Guyot  qui  entend l’allemand mais se garde bien de le parler avec ses hôtes. Guyot  forme un couple d’espions avec le comte de Ridremont qui, à bord de son épicerie roulante, sillonnait le pays depuis Wellin jusqu’à Bertrix et de Saint-Hubert  à  Paliseul. L’occupant n’y a vu que du feu, tout comme les gens du pays d’ailleurs.

Durant ces années d’occupation,  la vie continue monotone et répétitive à Maissin. On avait réinstallé un  jeu de quilles, grande distraction du dimanche. On y jouait pour de l’argent : des pfennigs et des marks. Seul l’argent de l’occupant avait cours… Un bistrotier organise un bal. Scandale : « C’est le plus court chemin vers l’enfer » tonnait le curé. De chemin, il en est encore question, en 1917, quand les Allemands démantèlent les voies du tram au départ  de Poix-Saint-Hubert  jusqu’au terminus de Bouillon.  Avec les rails, ils emportaient aussi les wagons. Quelque chose qu’ils voulaient décisif se préparait sûrement ! Les habitants de Maissin et les landsturms dela Kommandatur se réjouirent du départ des dérailleurs. La joie des habitants de Maissin fut à son comble, en novembre 1918, lorsque landsturms et autres troupes allemandes s’en retournèrent dans leur pays.

  • 1914-1918 Deux villages dans l’enfer de la Grande Guerre  – Paul-Henry Gendebien – ÉditionsWeyrich – 204 p – 13€50

Robert Stéphane, 70 ans d’audiovisuel !

Hier, j’ai assisté aux funérailles de Robert Stéphane dont j’ai été un des proches depuis près de cinquante-cinq ans. Notre dernière collaboration remonte au premier octobre de  cette année à la commémoration du premier Liège-Matin qui a introduit l’information locale sur les ondes de la RTB il y cinquante ans. Évoquons quelques souvenirs de cet homme qui n’a cessé de m’étonner et je ne suis pas le seul à l’avoir été.

 En octobre 63, le Conseil d’Administration  de la RTB lui confie la charge du studio de Liège. À cette appellation légale, Stéphane préfère une autre de son cru, Centre de production de Liège. Tout en approuvant  la nouvelle dénomination,  l’administrateur-général  Robert Wangermée  lui fit la remarque : vous auriez pu m’en parler avant ! Pour produire, il faut des idées, des femmes et des hommes. Le 2 janvier 64, je fus le premier journaliste professionnel qu’il engagea et m’autorisa de cumuler avec mon job de correspondant d’Europe 1 à Liège.

Le premier août 65, il engage Roger Dehaybe encore étudiant en romane mais qui a déjà à son actif la fondation du Théâtre de la Communauté à Seraing. Il doit créer Radio Télévision Culture (RTC) qui remplacerait une association fondée en 47 sans guère avoir évolué depuis. Elle se contente de publier une revue et de patronner une émission de disques demandés où chaque semaine, une chanson était dédiée à la jolie Martiniquaise de la rue de Bruxelles ! L’acquisition par RTC d’une table de montage TV a permis de sortir les premières émissions TV labellisée Centre de production de Liège. Une des toutes premières fut, en 66, consacrée à la conquête de l’espace réalisée en collaboration avec le  professeur Baudouin Fraeijs de Veubeke de l’ULg. Dix ans avant l’inauguration officielle des studios TV, le 27 septembre 76.

Le Centre de production de Liège ne cessait de produire au point de se transformer en une PME de près de 300 personnes.  L’œuvre de Robert Stéphane fut poursuivie par Jean-Marie Peterken et Mamine Pirotte. Aujourd’hui, les temps ont bien changés !

Un des orateurs de Robermont, Edmond Blattchen a déclaré :Le rêve éveillé de ce citoyen parmi les citoyens, c’était d’aider chaque auditeur, chaque téléspectateur, à devenir un citoyen, informé, libre et responsable. Nous émanciper tous, et, d’abord, les femmes ! Aussi, dès octobre 64, Robert Stéphane lance le Magazine F. Il y est question bien avant que les autres médias en parlent de planning familial ou de pilule contraceptive.

Dans le cent-nonante sixième Noms de dieux dont Robert Stéphane est l’invité – émission qui est rediffusée, sur la Trois, dimanche9 décembre à 22h05 – il déclare, à propos du titre : pour beaucoup d’humains, l’invention des dieux est l’occasion de mieux vivre (et mourir). Je suis un laïc ouvert. Toutefois, Edmond Blattchen de préciser : mais d’une laïcité de conviction et, s’il le fallait, de combat ! En 73 où l’affaire Peers éclate, Robert Stéphane est en tête du cortège qui réclame à Liège la libération du médecin namurois.

À l’âge de 16 ans, en 48, Robert Stéphane joue dans Cuzin Bébert, l’opérette en wallon de Joseph Duysenx et participe aux émissions wallonne de Radio Liège. Un simple décompte montre que Robert Stéphane, décédé à quelques jours de ses 86 ans, a été actif dans l’audiovisuel durant septante ans !

Un dernier coup d’œil sur les élections communales du 14 octobre.

Le 3 décembre à partir de 18h30, le Conseil communal de Liège issu des élections du 14 octobre sera mis en place tout comme le Collège communal. Les 49 membres dont 21 femmes sont là jusqu’au 2 décembre 2024, les prochaines élections ayant lieu le dimanche 13 octobre 2024. La séance du 3 décembre sera retransmise en direct sur YouTube, images et sons captés par RTC-Télé Liège.

Un dernier coup d’œil sur les élections du 14octobre. Douze listes ont été en lice, sept ont eu au moins un élu. Alors que le vote est obligatoire, 24895 électeurs inscrits se sont soustraits à cette obligation, constituant ainsi le parti des abstentionnistes. Seul le PS qui recueille 30289 votes fait mieux. Toutefois si au nombre des abstentions on ajoute le nombre de bulletins blancs et nuls, il est permis de déplorer que 33627 personnes – 25%44 – se désintéressent de l’avenir de leur ville. Une personne sur quatre en âge de voter ne le fait pas alors que c’est seulement depuis la loi du 15 avril 1920 que le droit de voter aux communales est accordé aux hommes et aux femmes qui ne sont ni prostituées, ni adultères. Pour obtenir le droit de vote aux élections législatives, les femmes devront attendre la loi du 27 mars 1948.

Par rapport au nombre d’électeurs inscrits (132164), le classement des 12 partis en lice est le suivant:

1- Parti Socialiste PS 22%92,

2- Mouvement Réformateur pour Liège MR 13%39,

3- Parti du Travail de Belgique PTB 12%17,

4- Vert Ardent 11%,

5- centre démocrate Humaniste cdH 5%04,

6- Vert Gauche VEGA 3%37,

7- Démocrate Fédéraliste Indépendant DéFI 2%69,

8- Parti Populaire PP 2%34,

9- Agir 1%11,

10- Wallonie Insoumise WI 0%21,

11- Partij Van Carnavalist PVC 0%16,

12- Mouvement Pour l’Éducation  MPE 0%16.

Les 12 partis en lice représentent 74%56 desélecteurs inscrits, le solde 25%44 est le lot des abstentionniste, des votes blancs et nuls.

Aux élections communales du 14 octobre 2012, 16 femmes ont été élues. En 2018, la marche vers la parité est en progrès sensible. En effet, 5 femmes de plus sont élues. Soit un total de 21 élues. Mieux encore, deux partis – le PTB et Vert Ardent – affichent davantage d’élues que d’élus. À Vert Ardent, sur huit élu.e.s cinq conseillères – Caroline Saal, Sarah Schlitz,Éléna Chane-Alune, Véronique Willemart, Laura Goffart – soit une formation politique affichant 62%50 de femmes.  Au PTB, sur neuf élu.e.s cinq conseillères – Sophie Lecron, Céline Fassotte, Louise Defawes, Léa Tuna, Anne Mercenier – soit une formation politique affichant 55%55 de femmes.

Au moment du vote, l’électrice, l’électeur a lechoix soit de se rallier à la liste des candidatures telle que l’ont défini les instances du parti par un vote en tête de liste, soit de personnaliser l’adhésion au parti en accordant un ou des votes préférentiels aux candidat.e.s. Le vote tête de liste équivaut à une adhésion totale au parti, le vote préférentiel marque certes une adhésion aux idées du parti mais en soutenant certaines tendances. À Liège, le record du vote préférentiel est détenu par le PS – 83%17 – suivi par le cdH – 78%06 -, Mouvement Pour l’Éducation– 76%19-, le MR – 75%42-, Wallonie Insoumise – 63%04 -, VEGA – 62%14 -, le PTB – 61%81 -, Vert Ardent – 59%12 -, Partij Van Carnavalist – 57%94 -, DéFI – 52%11 -, Agir – 51%20 -, Parti Populaire – 48%80.

Le retour du vote papier au détriment du vote électronique a changé quelque peu la donne électorale a Liège. Si comme dans toute la Wallonie, le vote papier a rassuré l’électorat mal à l’aise devant un écran, à Liège, la superficie des bulletins de vote à déplier dans un isoloir exigu a entraîné un phénomène qualifié de syndrome des dernières places. Ces places perdront de leurs charmes lors de l’élaboration des listes du prochain scrutin communal. Au PS, Michel Faway en 2012, avec ses 2071 votes préférentiels, est élu 9ème conseiller, en 2018, son score tombe à  1142 voix lui donnant la 11ème place de conseiller tandis que Jean-Claude Marcourt en 2012, avec ses 3363 votes préférentiels, est élu 4ème conseiller, en 2018, son score tombe à 2261 voix lui donnant la 6ème place de conseiller. Le dernier de liste MR, Pierre Gilissen en 2012, avec ses 1059 votes préférentiels était élu 8ème conseiller, en 2018, son score tombe à 583 voix et n’est plus élu.

 Le 24 août, Liège 28 a titré « Être tête deliste aux communales, une ambition bien ordinaire … », un article qui narrait les vagabondages d’une candidate – déçue de son parti – vers le titre convoité de tête de liste d’un autre parti. À l’aune de son résultat personnel, la comparaison avec les autres tête de liste siégeant au Conseil communal est un jeu qui ne manque pas de saveur. Ainsi le score de noss binamé Willy est de trois cent treize fois supérieur. Paraphrasant le titre d’une émission-culte de la RTBF, il y a tête de liste et tête de liste !

Un dernier coup d’œil sur les élections communales du 14 octobre.

Le 3 décembre à partir de 18h30, le Conseil communal de Liège issu des élections du 14 octobre sera mis en place tout comme le Collège communal. Les 49 membres dont 21 femmes sont là jusqu’au 2 décembre 2024, les prochaines élections ayant lieu le dimanche 13 octobre 2024. La séance du 3 décembre sera retransmise en direct sur YouTube, images et sons captés par RTC-Télé Liège.

Un dernier coup d’œil sur les élections du 14octobre. Douze listes ont été en lice, sept ont eu au moins un élu. Alors que le vote est obligatoire, 24895 électeurs inscrits se sont soustraits à cette obligation, constituant ainsi le parti des abstentionnistes. Seul le PS qui recueille 30289 votes fait mieux. Toutefois si au nombre des abstentions on ajoute le nombre de bulletins blancs et nuls, il est permis de déplorer que 33627 personnes – 25%44 – se désintéressent de l’avenir de leur ville. Une personne sur quatre en âge de voter ne le fait pas alors que c’est seulement depuis la loi du 15 avril 1920 que le droit de voter aux communales est accordé aux hommes et aux femmes qui ne sont ni prostituées, ni adultères. Pour obtenir le droit de vote aux élections législatives, les femmes devront attendre la loi du 27 mars 1948.

Par rapport au nombre d’électeurs inscrits (132164), le classement des 12 partis en lice est le suivant:

1- Parti Socialiste PS 22%92,

2- Mouvement Réformateur pour Liège MR 13%39,

3- Parti du Travail de Belgique PTB 12%17,

4- Vert Ardent 11%,

5- centre démocrate Humaniste cdH 5%04,

6- Vert Gauche VEGA 3%37,

7- Démocrate Fédéraliste Indépendant DéFI 2%69,

8- Parti Populaire PP 2%34,

9- Agir 1%11,

10- Wallonie Insoumise WI 0%21,

11- Partij Van Carnavalist PVC 0%16,

12- Mouvement Pour l’Éducation  MPE 0%16.

Les 12 partis en lice représentent 74%56 des électeurs inscrits, le solde 25%44 est le lot des abstentionniste, des votes blancs et nuls.

Aux élections communales du 14 octobre 2012, 16 femmes ont été élues. En 2018, la marche vers la parité est en progrès sensible. En effet, 5 femmes de plus sont élues. Soit un total de 21 élues. Mieux encore, deux partis – le PTB et Vert Ardent – affichent davantage d’élues que d’élus. À Vert Ardent, sur huit élu.e.s cinq conseillères – Caroline Saal, Sarah Schlitz, Éléna Chane-Alune, Véronique Willemart, Laura Goffart – soit une formation politique affichant 62%50 de femmes.  Au PTB, sur neuf élu.e.s cinq conseillères – Sophie Lecron, Céline Fassotte, Louise Defawes, Léa Tuna, Anne Mercenier – soit une formation politique affichant 55%55 de femmes.

Au moment du vote, l’électrice, l’électeur a lechoix soit de se rallier à la liste des candidatures telle que l’ont défini les instances du parti par un vote en tête de liste, soit de personnaliser l’adhésion au parti en accordant un ou des votes préférentiels aux candidat.e.s. Le vote tête de liste équivaut à une adhésion totale au parti, le vote préférentiel marque certes une adhésion aux idées du parti mais en soutenant certaines tendances. À Liège, le record du vote préférentiel est détenu par le PS – 83%17 – suivi par le cdH – 78%06 -, Mouvement Pour l’Éducation – 76%19-, le MR – 75%42-, Wallonie Insoumise – 63%04 -, VEGA – 62%14 -, le PTB – 61%81 -, Vert Ardent – 59%12 -, Partij Van Carnavalist – 57%94 -, DéFI – 52%11 -, Agir – 51%20 -, Parti Populaire – 48%80.

Le retour du vote papier au détriment du vote électronique a changé quelque peu la donne électorale à Liège. Si, comme dans toute la Wallonie, le vote papier a rassuré l’électorat mal à l’aise devant un écran, à Liège, la superficie des bulletins de vote à déplier dans un isoloir exigu a entraîné un phénomène qualifié de syndrome des dernières places. Ces places risque de perdre de leur charme lors de l’élaboration des listes du prochain scrutin communal. Au PS, Michel Faway en 2012, avec ses 2071 votes préférentiels, est élu 9ème conseiller, en 2018, son score tombe à  1142 voix lui donnant la 11ème place de conseiller tandis que Jean-Claude Marcourt en 2012, avec ses 3363 votes préférentiels, est élu 4ème conseiller, en 2018, son score tombe à 2261 voix lui donnant la 6ème place de conseiller. Le dernier de liste MR, Pierre Gilissen en 2012, avec ses 1059 votes préférentiels était élu 8ème conseiller, en 2018, son score tombe à 583 voix et n’est plus élu.

 Le 24 août, Liège 28 a titré « Être tête de liste aux communales, une ambition bien ordinaire … », un article qui  narrait les vagabondages d’une candidate – déçue de son parti – vers le titre convoité de tête de liste d’un autre parti. À l’aune de son résultat personnel, la comparaison avec les autres tête de liste siégeant au Conseil communal est un jeu qui ne manque pas de saveur. Ainsi le score de noss binamé Willy est de trois cent treize fois supérieur. Paraphrasant le titre d’une émission-culte de la RTBF, il y a tête de liste et tête de liste !

Au Crazy Diner, à Jemeppe, la cuisine est américaine!

À quelques pas de l’église de Jemeppe, au 8 de la rue Joseph Wettinck, se trouve un endroit totalement insolite le Crazy Diner. Il s’agit d’un restaurant qui présente de la cuisine américaine dans un décor inspiré de la mythique Route 66. Sur les tables, on trouve des plaques de voitures immatriculées en Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Californie. Sur les murs, des figures de stars tels Marylin Monroe, Frank Sinatra, des trophées, des drapeaux. Le but de notre restaurant est, d’apporter un peu d’Amérique en Belgique déclare le patron de l’établissement. First America proclame Donald !

Ce que l’on mange au Crazy Diner est, on ne peut plusA américain. Des exemples, chili con carne, bagels, spare ribs, hamburgers, le baby, le moyen, le géant. En hauteur, le géant fait près de trente centimètres de haut. Évidemment parfois les yeux sont plus grands que le ventre. Crazy Diner en a conscience et il s’inscrit dans la politique lancée en 2017 par la région wallonne qui promeut l’usage du Rest-O-Pack (ex doggy bag) de manière à encourager les clients de restaurants à emporter la part non consommée de leur assiette. Une politique wallonne inspirée d’une longue tradition USA.

Réservée quelque fois devant la mention cuisine américaine affichée à la devanture, la clientèle du Crazy Diner est enthousiaste après y avoir goûtée. TripAdvisor est éloquent : Un cadre vraiment sympa, un personnel motivé et un burger savoureux sans parler des frites maison. Franchement la qualité est au rendez-vous pour un prix modeste ! ou encore Les burgers sont énormes, j’ai pris le plus petit et eu du mal à finir. Mon ami a pris le moyen et a eu du mal aussi pourtant c’est un grand mangeur … Le point plus, c’est la cuisine ouverte nous avons siroter un petit verre en attendant notre commande en regardant le cuisinier à l’œuvre! Nous reviendrons sans aucun doute, c’est vraiment un endroit à faire connaître, ça c’est sûr ! Et les prix ne sont pas excessifs pour la qualité. Ce n’est pas un fast-food banal…

Le Corps consulaire reçu par Delen Private Bank.

Récemment, le Ministre des Affaires étrangères de la République de Maurice, Son Excellence Monsieur Seetanah Lutchmeenaraidoo a visité, en privé, la ville de Liège. En compagnie des consuls honoraires wallons du Belgian Consular Union (BCU), il a notamment participé à la visite des locaux de la Delen Private Bank situé boulevard d’Avroy, à deux pas du Pont d’Avroy qui durant dix siècles a surplombé un bras de la Meuse.

C’est en 1922 que le Crédit Anversois – une banque qui, bien avant la Grande guerre, a entrepris une politique d’expansion – commande à Carlos Thirion l’édification de son siège liégeois. Carlos Thirion appartient à une lignée d’architectes de Verviers. Que ce soit l’Harmonie, le Grand Théâtre, la Gare, etc etc, c’est du Thirion ! En 1913, son père Charles a construit le siège verviétois du Crédit Anversois. À Liège, Carlos opte pour le style néomosan avec des moellons de grès et de calcaires. Au sous-sol, est installée la salle des coffres. Fin des années trente, emporté par la tourmente bancaire, le Crédit Anversois fait faillite. En 1943, Oscar de Schaetzen, un passionné d’orfèvreries liégeoises, acquiert l’immeuble pour y installer sa banque créée en 1928. En 1994, Delen Private Bank reprend la banque de Schaetzen dont le fondateur est mort en 1985.

Delen Private Bank rénove profondément le bâtiment liégeois tout comme l’ont été les sièges de Gand et de Bruxelles. Cette banque affectionne  avoir pour sièges des immeubles de caractère. Ces bâtiments uniques symbolisent la vision à long terme transgénérationnelle de la banque. Cette philosophie permet, en même temps, de protéger et de conserver la richesse du patrimoine belge.

Les étages supérieurs auxquels les hôtes de la Delen Private Bank ont eu accès sont consacrés à l’histoire économique de la Ville et de la Province de Liège au fil des années à partir de documents d’époque. Quant à la salle du Conseil, elle est décorée de scènes évoquant les saisons et signes du zodiaque du peintre anversois du XVIIIème siècle Pieter Snyers, un clin d’œil à André Delen qui, en 1936, s’est établi à Anvers comme agent de change.