À SPA, UN TRIO POLYPHONIQUE AU SERVICE DE L’IDENTITÉ WALLONNE. 

Ce vendredi soir nous sommes allés dans un vieux quartier de Spa où rue Deleau (qui tombait à verse à notre arrivée !) il y eut une glacière lors des années 1920. Cette glacière est devenue un lieu culturel aménagé pour offrir un accueil agréable.

Dans ce lieu, une demi des 48 pages (ce qui est peu) de la brochure de présentation du Royal Festival de Spa annonçait : La Crapaude.
Nous avons consulté le Dictionnaire du wallon liégeois où Jean Haust écrivait que la crapôde est une fille, une jeune fille (synonyme bâcèle) et aussi une bonne amie (si prominer avou s’crapôde).

Pour moi, ce mot évoque des souvenirs de la seconde guerre mondiale quand nous vivions à Villers-l’Évêque, village de ma grand-mère maternelle où ses frères Mathieu et Nicolas Fastré étaient fermiers. Les gamins que nous étions aimaient taquiner les plus grandes et les plus grands que nous en leur demandant : Où est ta crapaude ? ou bien « Dis-nous de qui tu es la crapaude ? »

À Spa, la crapaude fut vendredi un groupe de trois jeunes et belles filles qui interprétèrent des chants polyphoniques de Wallonie. Elles révélaient avec talent toute la richesse du patrimoine culturel et vocal wallon. Certes pour beaucoup de spectateurs comprendre chaque mot de leurs textes était impossible et elles présentaient donc le sens de leurs chansons lors d’une brève introduction en français.  Elles associèrent aussi le public à leurs chants ce qui créa une atmosphère très cordiale. Elles demandèrent en outre aux spectateurs de chanter des chansons wallonnes de leur choix et nous entendîmes notamment Li Ptit banc ou Li ptite gayôle plutôt que Leyi‘m plorer ou le Chant des Wallons.

Nous tenons à féliciter Caroline Durieux, Pascale Sépulchre et Lydie Thonnard qui par cette contribution à la renaissance des polyphonies vocales de notre région servent l’identité wallonne et démontrent que li wallon n’est nin mwert.

HOUBEN & COOPER

Avant d’aller à La Glacière nous avons vu et entendu en la Salle des Fêtes du Centre Culturel spadois un récital musical atypique avec Greg Houben, le fils de Steve, et Peggy Lee Cooper qui est le nom de scène d’une Sérésienne sans complexe. Le talent exceptionnel de trompettiste de Greg Houben poète à ses heures et la présence scénique débordante de Peggy Lee Cooper constituèrent un agréable apéritif de notre troisième soirée au Royal Festival de Spa.     

Jean Marie Roberti

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