Du 10 au 21 août à Spa, un Royal Festival revigoré par une nette prééminence féminine.

Avec cinquante représentations de trente spectacles en une douzaine de jours dans huit lieux et avec bien des activités annexes, il est évident qu’après les difficultés surmontées ces deux dernières années (dont je n’ai d’ailleurs pas vécu l’ultime pour raisons d’inondation de ma maison), le Royal Festival de Spa reprend, sous l’égide d’Axel De Booseré et d’Adrien Undorf, avec pour la communication le concours de Justine Donnay, du «poil de la bête ».

Ainsi revigoré, il constitue la principale animation culturelle estivale de la région spadoise et bien au-delà. Beaucoup de fantaisie au programme qui mélange théâtre, cirque, musique, magie et humour. Notre préférence aurait été que le théâtre reste seul à bord comme ce fut le cas dans le passé. Je reste nostalgique de la représentation des œuvres majeures des grands auteurs qui constituent la richesse de notre patrimoine, de Molière à Shakespeare comme le sont Mozart ou cette année César Franck pour notre Philharmonique, Verdi ou Wagner pour notre Opéra. Les rencontres des jeunes en Avignon à l’époque de ma lointaine jeunesse nous apprenaient que le théâtre c’était des comédiens au service de grands textes. Quelle splendeur !

Mais revenons à Spa où auront lieu deux créations dont une coréenne et aussi des évènements qui n’avaient pas pu être déployés au temps de la pandémie. D’une part, la représentation d’un cirque aérien et chanté intitulé «Les Princesses» par la compagnie Cheptel Aleïkoum et un spectacle musical appelé «L’Amour vainqueur», production du Festival… d’Avignon.

Mais ce qui m’a le plus frappé dans la brochure du Festival spadois 2022, ce sont deux sous-titres suivis de deux paragraphes de quatre lignes chacun

 De grandes actrices dans des performances exceptionnelles

  • Jacqueline Bir dans ce qu’elle envisage comme étant sa dernière aventure scénique A German Life
  • Edwige Bailly dans Tout ça pour l’Amour
  • Gwendoline Gauthier dans Iphigénie à Splott 
  • France Bastoen dans Girls and Boys                                                               

Sur le plateau mais aussi à la conception

  • Le retour de la comédienne et metteuse en scène Geneviève Damas à Spa avec Quand tu es revenu
  • L’artiste Lucie Yerlès et son Solo entre cirque et théâtre
  • L’autrice et metteuse en scène Aurore Fattier avec Qui a peur
  • La créatrice Maggy Jacot pour Vous êtes unique

Vous l’aurez remarqué : huit sur huit, la prééminence féminine est exclusive. À ma connaissance, c’est sans précédent et en vue de l’appréciations l’a priori ne sera pas défavorable.

Ceci dit la multitude des initiatives lors de ce festival ne nous permettrait assurément pas d’être exhaustif et plutôt que d’énumérer une partie de ce qui serait susceptible de vous intéresser mieux vaut vous inviter à faire votre choix vous-même en consultant le site www.royalfestival.be. Il est d’une grande richesse et vous permettra de réserver à temps ce qui vous attirera en priorité. Pour certains spectacles, le risque de les voir bientôt complets est en effet présent.

Bon Royal Festival                                            

Jean Marie ROBERTI

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