Trop de vertu tue la vertu (proverbe suisse).

        Fin mars, le gouvernement de la Confédération suisse va soumettre en consultation populaire le deuxième volet de sa stratégie énergétique. La ministre des Finances, Eveline Widmer-Schlumpf va proposer d’appliquer à partir de 2021, comme moyen incitatif, une taxe climatique et une taxe sur l’électricité. Le Conseil fédéral y voit un moyen efficace de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’augmenter la part des énergies renouvelables tout en améliorant l’efficacité énergétique.

        Le parti des Vert’libéraux (PVL) se targuant d’ouvrir une voie royale aux projets trop timides du gouvernement ont proposé d’établir une taxe sur les énergies polluantes qui remplacerait la TVA actuellement perçue sur l’ensemble des biens et services. Cet impôt antisocial et compliqué de l’avis du PVL rapporte annuellement 22 milliards de francs (forcément suisses) à la Confédération soit le tiers de son budget. La proposition des Vert’libéraux a été soumise à la votation ce dimanche.

        Dès fin janvier, le PVL a su par un sondage que sa proposition ne l’emporterait pas. Néanmoins, il gardé la foi en déclarant qu’il serait très déçu s’il n’obtenait pas un minimum de 20% de oui. Le résultat de la votation est d’une cruauté totale. Le non recueille 92% ne laissant que 8% au oui. Pour une déception c’en est une ! La consolation des Vert’libéraux est qu’en 1929, une initiative n’a obtenu que 2%7 de oui. Il y a eu pire, donc y a pas le feu au lac !