Ruban blanc et jupe colorée à l’Athénée Léonie de Waha !

       Naître femme, peu importe le lieu, n’est pas la garantie d’une vie paisible. Depuis des siècles, la femme subit des violences tant physiques que psychiques. La légende prétend qu’un vieux proverbe hollandais assure ; pour avoir bonne  femme, il faut battre. Si toi tu sais pas pourquoi, elle le sait.

       Trêve de plaisanterie (de mauvais goût), la question de la violence faite aux femmes commence à se poser ça et là dans le monde. En Afrique, le troisième rapport de l’Observatoire marocain des Violences Faites aux Femmes fait état de 37.632  cas de violences. Ce chiffre est en augmentation de 44% sur le second rapport. Les victimes osent davantage se confier. C’est un progrès mais l’Observatoire souhaite que l’État s’engage dans une lutte accrue contre ce fléau. En France, le fléau est le même. En 2010, 146 femmes sont mortes victimes de violences conjugales. Un numéro d’urgence national – le 3919 – reçoit l’appel des victimes, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. En  Belgique, les Bureaux d’aide aux victimes (BAV) classent en premier leurs interventions en suite de violences faites aux femmes. Une femme sur cinq  subit des violences !

       À  Liège,  élèves et corps professoral  de l’Athénée Léonie de Waha  ont  tenu à montrer leur engagement dans la lutte contre les violences envers les femmes.  Le 30 novembre soit durant les 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes, qui suit la Journée internationale pour l’élimination de la violence du 25 novembre, l’ensemble de l’Athénée a réfléchi sur le respect, la violence et l’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que sur les différents clichés « masculin-féminin ». Par ailleurs, un certain nombre de professeur(e)s ont choisi de venir en jupe pour marquer leur volonté de lutter contre les discriminations en prouvant que l’identité masculine ou féminine ne se résume pas à une apparence physique et que hommes ou femmes, nous sommes tous égaux.

       Moins médiatique que le port de la jupe, le Ruban blanc a été à l’honneur à l’Athénée Léonie de Waha. Symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes, toute personne qui le porte s’engage publiquement à ne jamais se rendre coupable de violence à l’égard des femmes, ne jamais fermer les yeux ou cautionner cette violence, ne pas chercher d’excuses aux agresseurs, ne jamais dire « les femmes l’ont bien cherché », convaincre les hommes violents de se faire aider.

      Le ruban blanc a une origine tragique. Il rappelle un massacre qui s’est déroulé le 6 décembre 1989 à l’École polytechnique de Montréal. Ce jour-là, sur le coup de 17 h. Marc Lépine a tué 14 jeunes femmes leur criant : Vous êtes une gang de féministes. J’haïs les féministes.  Son forfait accompli, Marc Lépine s’est suicidé.

 

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