Quand entendra-t-on aux Guillemins ; « Un billet aller-retour pour Pékin, côté fenêtre, svp » ?

        Les pertes économiques colossales et les perturbations chaotiques dans la vie de centaines de milliers de personnes provoquées par l’éruption du petit volcan islandais Eyjafjallajokull remettent dans l’actualité l’article d’un Liégeois paru dans le bulletin n°405, Janvier-Février 2007 de Science et Culture.

        Au risque d’apparaître  une fois de plus comme un utopiste, voire un farfelu aux yeux de certains journalistes,  Jean Englebert, professeur émérite de l’Université de Liège propose de réaliser un Paris-Pékin en Maglev. Tout comme Bernie Ecclestone dont la devise est Go East, Jean Englebert considère que les pays asiatiques sont en plein développement. Ceux-ci et l’Europe ont tout intérêt à ce nouveau moyen de transport intercontinental.

        Assuré par Maglev un train à lévitation magnétique que les Japonais mettent actuellement au point près d’Otsuki, doit atteindre les 500 km-heure. Soit nettement plus que les Shinkansen circulant au Japon et dont le Vietnam va se doter entre Hanoi et Hô-Chi-Minh-Ville. Jean Englebert a eu l’occasion de voir le prototype du Maglev qui s’inscrit dans la lignée d’un système inventé par l’Allemand Herman-Kemper en 1922 !

        La liaison Paris-Pékin  – près de 10.500 km – via Bruxelles, Berlin, Moscou, Sverdlovsk, Novosibirsk, Yrkutsk, Ulab-Batot dure  21 heures soit 6 de plus que l’avion. C’est écologique car  les réseaux aériens grands consommateurs de kérosène sont grands producteurs de CO2 . C’est concurrentiel alors qu’avec ses 9 jours le Transsibérien ne l’est pas. En effet, le Maglev offre  du confort, du plaisir de vivre les paysages, de la liberté de mouvement, des possibilités de travail, de la sécurité…. !

        Quel est le coût de l’infrastructure ? Jean Englebert répond  je sais que le coût de la construction d’une telle ligne serait très élevé, probablement du même ordre de grandeur que celui du transsibérien à l’époque de sa construction.