Vacances en Côte d’Opale (4): de la paix à Zuydcoote à la gloire de Jean Bart, que du plaisir …

        La mer, c’est aussi la plage, les dunes, les jeux, la joie. Gravelines avec Petit-Fort-Philippe, Dunkerque avec Malo-les-Bains offrent tous ces plaisirs même si pour les dunes, il est préférable d’aller à Zuydcoote. La « Dune Dewulf » figure dans les 534 ha acquis par le Conservatoire du Littoral sous  le nom de « Dunes flamandes ».  Quatre sites gérés par le département du Nord. Dans un décor de broussailles, d’argousiers, de troènes, de saules rampants, de sureaux, d’aubépines, d’églantines, on se promène, gratuitement ou accompagné d’un guide naturaliste. Même en vacances, il est permis d’apprendre !

        S’envoyer en l’air n’est pas une  expression vaine à Dunkerque. On prend plaisir et goût au kite-surf, un sport aussi passionnant  à pratiquer qu’agréable à regarder. Nouveau sport, le concept du kite-surf est d’une simplicité biblique ; une planche à surf et un cerf-volant en guise de moteur alimenté par le vent. Pour qui ne s’est jamais aventuré  au kite-surf, il existe  Dkite-School (06 63 61 54 04). Du 8 au 16 août, Dunkerque est ville-étape du championnat du monde de kite-surf.

        Plus pépère tout en utilisant le même carburant – le vent – est le char à voile. Plus pépère mais nécessitant une certaine technique. Dany Boon l’a assimilée pour réaliser son succès mondial « Bienvenue chez les Ch’tis », tourné à l’Hollywood du Nord, Bergues.

        Le vent est aussi la vedette d’un Tour qui transforme la France en île, le Tour de France à la voile. Le départ a été donné à Dunkerque, fin juin et  il s’achève le 23 juillet  à la Seyne-sur-Mer, en Méditerranée. Ce Tour de France est garanti à l’eau claire. Sur la Côte d’Opale, ce Tour est très suivi d’autant que l’an dernier, la vainqueur a été le « Courrier Dunkerque ».

        En d’autres temps, on a crié au miracle en voyant un homme marcher sur l’eau. A Malo-les-Bains, pas de miracle mais une exclusivité en France, le « longe-côte ». Inspirée de la marche norvégienne, les sportifs munis de pagaie marchent dans la mer qui les submerge jusqu’à mi-poitrine. « Quel bonheur de « jouer » dans les vagues, de flirter avec le soleil, à chacun son rythme. Plongez dans l’univers des longeurs » recommande une brochure de l’Office du Tourisme.

        Tout comme au Japon, de jeu d’enfant, la sarbacane a été élevée au rang de discipline sportive à la Petite-Synthe, un quartier de Dunkerque. Son promoteur Claude Adonel considère que la pratique de la sarbacane nécessite « une parfaite maîtrise de soi, une grande concentration et un peu de résistance car le nombre de flèches tirées lors d’un concours s’échelonne entre 180 et 540 »

        Il est d’autres plaisirs à savourer dans cette « ville fleurie » aux trois pôles, balnéaire, portuaire et urbain. Avec ses deux beffrois classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, ses divers mémoriaux, signes tangibles des nombreux conflits, sa statue majestueuse de son dieu Jean Bart, Dunkerque a tout pour séduire.

        Corsaire intrépide, Jean Bart, en 1694, a sauvé la France de la famine « en lui donnant du pain ». Lors de la bataille de Texel, il récupère cent-vingt navires chargés de blé norvégien sur lesquels les Hollandais ont fait main basse. Louis XIV l’invite à Versailles pour lui remettre l’Ordre de Saint-Louis. Sitôt décoré, Jean Bart embrasse le Roi-Soleil. Le corsaire est bien en peine de le remercier en paroles, il ne parle que le flamand, langue totalement étrangère à Louis XIV !  

        Dunkerquoises et Dunkerquois vouent un culte à Jean Bart dépassant de loin la Bartmania. Le pâtissier Jean-Daniel Vandewalle modifie-t-il (légèrement) la présentation de sa spécialité « le doigt de Jean Bart », aussitôt « La Voix du Nord » en fait sa manchette !

                                   (Prochains épisodes : dans les jours à venir)