Québec: après le lock-out, refus d’accorder des entretiens ministériels au « Journal de Montréal » !

        En cette fin d’après-midi où le président Sarkozy lui remet, à l’Elysée, les insignes de Commandeur dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, Jean Charest, Premier ministre du Québec a demandé à chacun de ses ministres de n’accorder aucun entretien au « Journal de Montréal ».

        Lundi dernier, la direction de ce journal a mis en lock-out 253 membres de la rédaction. Depuis le « Journal de Montréal » sort une édition rédigée par les cadres et alimentée par une agence de presse interne au groupe Québécor.

        En posant ce geste fort, le gouvernement Charest – gouvernement composé de 13 femmes et 13 hommes – montre qu’il est loin de désavouer, dans ce conflit social, les 253 lock-outés.

2 commentaires sur “Québec: après le lock-out, refus d’accorder des entretiens ministériels au « Journal de Montréal » !

  1. La décision de ne plus accorder d’entrevue aux cadres qui produisent actuellement le Journal de Montréal ne vient pas seulement des députés, mais aussi du chef du parti. «C’est aussi la position de Michael Ignatieff», a insisté M. Coderre.

    Le PLC va toutefois continuer à répondre aux questions posées en public par des représentants du Journal.

    En prenant la décision d’appuyer ouvertement les artisans en lock-out du Journal de Montréal, le PLC joint ainsi les rangs sans cesse grandissants des organisations qui ont choisi de boycotter le quotidien, notamment le Bloc québécois, le Parti québécois, Québec solidaire, la FTQ, l’Union des artistes (UDA) et la CSN (voir http://www.ruefrontenac.com).

    Mais, pour être complet, il faut peut-être lire aussi le point de vue du « Québécois » (www.lequebecois.org): « Il n’y a plus de doute possible, le Québec français et libre a désormais un puissant ennemi qui siège à l’Élysée. Nicolas Sarkozy, pantin du multimilliardaire Paul Desmarais, en a remis ces jours-ci, lors de la remise d’une décoration à un autre pantin de Power Corp., Jean Charest celui-là, en enterrant définitivement la formule de « non-ingérence, non-indifférence ». Plus que jamais, nos ennemis fourbissent leurs armes et espèrent nous donner la mort. Mais notre fougue et notre intelligence nous permettront quand même, j’en suis sûr, de les vaincre.

    Sarkozy avait fait un premier pas dans cette direction l’été dernier, à Québec. Le tollé soulevé avait convaincu les politiques français de commenter les propos du Président de la République en usant de beaucoup d’ambiguïté. Mais hier, en France cette fois, Sarkozy a clairement renié cette dernière stratégie. Il a cru bon tenir des mots très durs à l’égard des indépendantistes québécois, les qualifiant de sectaires et de gens furieux enfermés sur eux-mêmes! Il a également dit que nous détestions nos voisins. »

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