Les nouvelles technologies et les jeunes.

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        Les jeunes Britanniques préférent naviguer  sur le Net que regarder la Télé. Mieux, en France, « la génération digitale passe globalement 800 heures par an à l’école, 80 heures à discuter avec sa famille et 1 500 heures devant un écran ».

        Loin d’être un phénomène marginal, l’usage des nouvelles technologies est un enjeu de société primodial. Quelques chiffres français : 95% des 12-17 ans sont internautes, 95 % des 12-18 ans possédent leur propre téléphone mobile. Alors qu’ils ne représentent que 13 % de la population, les 16-24 ans constituent un tiers des internautes en France.

        « L’intérêt d’Internet est qu’il permet de vivre une « hypersocialisation » à domicile mais hors du cercle domestique, et favorise donc une séparation douce du reste de la famille » constate l’intéressant rapport d’information – n° 46 – du sénateur David Assouline www.senat.fr

        La rédaction de ce rapport s’appuye sur l’audition d’une quarantaine de personnalités qui vont de Pierre Bellanger, PDG de Skyrock à Serge Tisseron, psychiâtre et psychanalyste et autres Blandine Kriegel. Tous les aspects sont abordés notamment les scrupules et les réticences de l’école qui vit cette révolution numérique « comme une dépossession possible de sa mission (…) les jeunes semblent s’approprier plus facilement les nouveaux supports et leurs langages, en saisir les contenus et les potentialités plus rapidement que les enseignants. Pour ces derniers, cette nouvelle intrusion dans leur champ d’action est souvent vécue comme une concurrence forte et une menace pour leur autorité ».

        Le rapport fait état d’une enquête de l’académie de Paris sur nombre d’enfants d’âge scolaire éprouvant «  des difficultés d’endormissement ou se réveillent la nuit du fait de l’utilisation intensive des nouveaux médias. Ils prolongeraient le temps d’activité et la lumière des écrans d’ordinateur, plus forte que cette de la télévision déréglerait la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil et retarderait l’endormissement ». D’aucuns ont suggéré de repousser à neuf heures le début des cours au lycée.

        Le rapport Assouline estime : « le sentiment d’étonnement, voire de peur devant la révolution numérique, doit rapidement laisser la place à une réflexion constructive sur la place des nouveaux médias dans notre société et les bienfaits qu’ils sont susceptibles d’apporter ».