Déconfinement, un terme inapproprié ?

Ce 4 mai, commence le déconfinement. Un terme qui nous semble inapproprié car nous sommes toujours en confinement. Certes, le confinement à partir du 4 mai diffère de celui engendré en mars. Ce confinement est soit assoupli, soit davantage strict. Les gestes barrière ne changent pas et la distanciation sociale est toujours en vigueur.

Assoupli « afin de rendre ces mesures plus supportables au quotidien ». Ainsi, certains sports tels le tennis, le paddle, le golf, le kayak sont permis car se déroulant en plein air et n’impliquant pas de contacts physiques. Mais la pratique de ces sports n’autorise nullement l’usage des vestiaires, douches et cafétérias qui doivent rester fermés.

Davantage strict dans les transports publics où tout citoyen « à partir de l’âge de 12 ans est obligé de se couvrir la bouche et le nez avec un masque ou tout autre alternative en tissus dès l’entrée dans la gare, sur le quai ou un point d’arrêt, dans le bus, le (pré)métro, le tram, le train ou tout autre moyen de transport ». Par ailleurs, le port du masque est recommandé dans tous les lieux publics.

Le déconfinement n’interviendra que lorsque le coronavirus COVID-19 sera maîtrisé quoique non disparu. Quand ? Nul ne le sait, ni gouvernants, ni gouvernés. D’ici là, chacun se doit de respecter scrupuleusement le confinement qui s’adapte en fonction de l’évolution des connaissances et des circonstances.

Les élections municipales en France

Près de 48 millions de Français.e.s et ressortissant.e.s de l’Union européenne résidant en France sont appelé.e.s à voter aux élections municipales le 15 mars suivi éventuellement d’un second tour le 22. Le scrutin est complexe et varie selon que les communes aient moins ou plus de 1000 habitants exception faite de Paris, Lyon et Marseille.

Dans les communes de moins de 1000 habitants, l’élection se fait au scrutin majoritaire, plurinominal, à deux tours. Les candidat.e.s se présentent individuellement ou par liste. Les listes ne sont pas soumises à l’obligation de respecter la parité. Le panachage est permis. Le nombre de conseiller.e.s élu.e.s varient en fonction de la population entre 7 et 15. Les communes de moins de 1000 habitants représentent plus de 70% des communes françaises. Dans ces communes, le maire perçoit, chaque mois, une indemnité de 661€ 20 si la commune à moins de 500 habitants. Indemnité portée à 1205€ 71 si la commune est peuplée de 500 à 999 personnes.

Dans les communes de plus de 1000 habitants, l’élection se fait au scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire à la liste arrivée en tête. Toutefois, une liste obtenant, au premier tour, la majorité des suffrages exprimés soit 50% +1 voix, celle obtient automatiquement la moitié des sièges. L’autre moitié est répartie à la proportionnelle à la plus forte moyenne entre les listes y compris la majoritaire ayant obtenus plus de 5% des suffrages exprimés.

Si aucune liste n’obtient la majorité absolue au premier tour, le second tour n’est accessible qu’aux listes ayant obtenu 10% au premier tour. Les listes peuvent être modifiées dans l’entretour notamment en reprenant des candidatures figurant sur des listes ayant obtenu 5% au premier tour. Les diverses listes doivent être complètes, respecter l’alternance dans la parité. Le nombre de membre du conseil municipal des communes de plus de mille habitants varie entre 15 et 69. Si Liège était une ville française, son conseil municipal comprendrait 59 membres.

Parmi les communes de plus 1000 habitants, on compte 36 villes – en ce compris Paris, Lyon, Marseille – de plus de cent mille habitants totalisant une population de 8 906 300 personnes. La charge de maire de ces villes leur vaut, chaque mois, une indemnité de 5636€ 63.

Les villes de Paris, Lyon, Marseille sont soumises aux mêmes règles que les communes de plus de 1000 habitants tout en étant astreintes à des dispositions spécifiques. Leurs maires perçoivent respectivement 9207€, 8400€, 8372€. Leurs conseils municipaux rassemblent respectivement 163 membres, 73 et 101.

Le 15 mars, en France métropolitaine et outremarine, le premier tour des élections municipales aura lieu en principe dans les 34 968 communes. En principe car réalité, dans 106 communes, il n’y aura pas de premier tour. La raison ? Il n’y a pas de candidat.e.s ! Dans  les 34 862 autres, il y a 902 465 personnes qui aspirent à devenir maires.

Par rapport aux élections municipales de 2014, le nombre de communes en défaut de candidatures a augmenté : 102 communes de moins de 1000 habitants ces élections contre 61 aux précédentes et 4 communes de plus de 1000 contre 1 – Gironde-sur-Dropt – en 2014. Si les communes de moins de 1000 peuvent présenter des candidatures individuelles ou par liste au second tour. « Cette disposition dérogatoire, prévue pour les communes de moins de 1.000 habitants, offre une souplesse bienvenue en cas de candidatures insuffisamment nombreuses » a précisé Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur au Journal Officiel. En revanche, cette disposition dérogatoire est exclue pour les communes de plus de 1000.

 L’élection du maire à bulletin secret à la majorité absolue par le conseil municipal a lieu au plus tôt le vendredi 27 mars et au plus tard le dimanche 29.

Sur la scène du Gai-Savoir, YALTA de Vladimir Volkoff.

C’est au Palais de Livadia, ancienne résidence d’été du tsar Nicolas II, à Yalta en Crimée que le maréchal Staline a convié du 4 au 11 février 1945 le président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt et le Premier Ministre du Royaume-Uni, Winston Churchill pour déterminer l’après-guerre. Le Palais de Livadia a perdu toute sa magnificence au point que Churchill refuse d’y loger préférant résider dans une base anglaise à des dizaines de kilomètre de Yalta tandis que Roosevelt, impotent, s’en contente.

La déclaration commune, publiée simultanément à Moscou, Londres et Washington, précise notamment : « Les plans adoptés prévoient que chacune des trois puissances occupera avec ses forces armées une zone séparée en Allemagne. Il a été en outre convenu que la France serait invitée par les trois grandes puissances, si elle le désire, à occuper une zone et à faire partie de la commission de contrôle comme quatrième membre (…) Nous sommes résolus à créer avec nos alliés aussitôt que possible une organisation internationale générale pour la sauvegarde de la paix et la sécurité (…) Nous avons convenu de convoquer le 25 avril 1945, à San Francisco, une conférence des Nations  unies qui établira (…) la charte de l’organisation (…) Nous avons rédigé et signé une déclaration commune sur l’Europe libérée. Elle a la teneur suivante : « (…) Le rétablissement de l’ordre en Europe et la reconstruction de la vie économique nationale devront être réalisés par des méthodes qui permettront aux peuples libérés d’effacer les derniers vestiges du nazisme et du fascisme et de se donner les institutions démocratiques de leur propre choix… »

Les travaux de cette Conférence à Trois, présidée par Roosevelt mais dominée par Staline, ont été l’objet de discussions âpres et de retournements spectaculaires. Ainsi, le dépeçage de la Pologne au profit de l’URSS et la reconnaissance du Gouvernement polonais de Lublin au détriment du Gouvernement polonais en exil à Londres. Ainsi la rupture du Pacte de neutralité URSS-Japon de 1941 par la promesse de Staline à Roosevelt d’entrer en guerre contre le Japon nonante jours après la défaite de l’Allemagne.

En 1983, d’origine russe – son grand-père a été général du tsar et il est l’arrière-petit-neveu de Tchaïkovski – l’écrivain français Vladimir Volkoff publie Yalta.  Ce licencié de lettres classiques à la Sorbonne se fait historien. « Dans Yalta, les dialogues sont presque uniquement composés de citations, et c’est quand ils peuvent paraître les plus invraisemblables qu’ils sont le mieux authentifiés » déclare Vladimir Volkoff qui n’hésite pas à emprunter des citations d’autres Conférences internationales dont celle de Téhéran en 1943. Effectivement au Palais de Livadia à Yalta, Staline à insinué que la Manche n’était pas un obstacle pour l’Armée rouge, Roosevelt à envisagé de faire fusiller près de cinquante mille officiers allemands et Churchill s’est perdu dans des comptes d’apothicaire lors des partages d’influence.

Fin 1983, Vladimir Volkoff passe accord avec une troupe liégeoise, le Théâtre de l’Art dont le directeur est le comédien Charles Martigue pour créer Yalta à Bruxelles, en 1984. L’auteur assure la mise en scène tandis que Charles Martigue, personne à la constitution imposante est tout désigné pour le rôle de Churchill. Si le spectacle a lieu à Bruxelles, sa mise au point se déroule à Liège, une ville que Vladimir Volkoff connaît bien. En effet, il y a acquis le titre de docteur de philosophie à l’Université de Liège en soutenant une thèse d’esthétique « vers une métrique française »

La pièce Yalta est à l’affiche d’un théâtre liégeois. Trois directeurs de théâtre endossent les rôles de Staline (Roland Langevin), de Roosevelt (Serge Swysen), de Churchill (Daniel Hackier) au Théâtre du Gai-Savoir pour cinq représentations à partir du 13 mars (1).

  • Théâtre du Gai-Savoir rue de Bassenge 12 à Liège – Représentation de Yalta : 13/3 (20h30), 15/3 (15h), 20/3 (20h30), 21/3 (20h30), 22/3 (15h) – Tarif : 16€ (retraités & étudiants 14€) – Réservations : tél. 04 342 58 32, courriel gai.savoir@skynet.be

A Verviers, au Centre Touristique Laine et Mode, l’expo « Terre en Vue » fait un tabac!

À Verviers, capitale wallonne de l’eau, l’expo « Terre en Vue » se visite en une grosse heure et demi, au Centre Touristique Laine et Mode (CTLM).

Le CTLM (1) est installé dans un ancien château de l’industrie textile : la grosse demeure patronale adossée à la manufacture a le charme d’un calme urbain insolite. Au cœur de la ville, 600 mètres carrés de cour pavée et de jardin forment un havre de paix où, à la belle saison, vous dégustez une Ploquette.

Aujourd’hui, la Ploquette c’est la bière locale, mais, naguère, c’est le déchet de laine recueilli après la carbonisation. Emballé dans un cylindre de papier kraft, le déchet se mue en un échantillon que lu marchand d’ploquettes va présenter aux acquéreurs de gros volumes des laines traitées à Verviers. Les balles de laine de quelque 300 kilos chacune leur sont acheminées par route, par chemin de fer ou même par bateau.  

L’expo « Terre en vue » conçue par les équipes du CTLM est axée sur l’univers de la marine. Vous admirez des pièces splendides : cartes dressées par les géographes du XVème siècle, boussoles de la même époque, plantes exotiques ramenées des voyages des Grands Découvreurs, épices et onguents, mais vous voyez aussi des appendices moins glamour, comme les yeux factices destinés aux orbites détériorées des pirates. Vous restez songeur devant la panoplie d’armes que les corsaires et autres boucaniers affectionnent. Pris par l’ambiance, vous appareillez à bord d’une caravelle entièrement construite sur place par un « artiste freestyle » LGH. N’oubliez pas de jeter un cil aux cales…  elles sont bourrées d’or et de pierreries ! Vous échappez aux monstres marins et vous réfugiez sur l’île de la Tortue. Votre périple s’arrêtera après la chasse au Trésor … Tremblez Moussaillon !

Outre son côté franchement ludique, l’expo « Terre en Vue » a des vertus didactiques certaines. Des objets prêtés par de nombreux musées belges illustrent admirablement des thèmes tels que les invasions vikings, le commerce triangulaire, l’astronomie, la zoologie marine, la littérature maritime et bien d’autres.

En souvenir de « Terre en vue », on trouve à la billetterie du CTLM, des petits gadgets à bas coût et rigolos en plus de la Ploquette !

(1)    Centre Touristique Laine Mode – 30 rue de la Chapelle, 4800 Verviers – Tél. 087 30 79 20 – Expo « Terre en vue » : de 1 € 50 à 6 € – Visible du mardi au dimanche, de 10 à 17h, jusqu’au 31 mai 2021. L’illustration « Couloir des légendes » est une photo signée Claude Dael.

À l’Étuve, double succès : « Nos femmes » et « BOURVIL La tendresse ».

L’ostéopathe Max (John Grégoire), le médecin Paul (Pierre Meurant) et le coiffeur Simon (Antony Séminara) sont trois amis depuis des années. Leur amitié est profonde et sincère.

Si leur vie professionnelle est une réussite – Simon possède même un yacht -, leur vie sentimentale est contrastée. Paul est marié, mène une paisible existence bourgeoise avec une épouse qui l’aime et dont il est amoureux. Leur fille Pascaline entame des études de médecine à l’image de son papa. Simon est l’époux d’Estelle et tant lui qu’elle, il leur arrive de donner un léger coup de canif au contrat qui les unit. Quant à Max, un séducteur délaissé momentanément par sa dernière conquête, il est libre de recevoir ses amis pour une soirée de poker.

 Max a tout organisé pour que cette soirée de poker soit mémorable, alcool en suffisance, Gordons gin, whisky J&B, musique appropriée, des vinyles en nombre de chanteurs disparus tel Nougaro. Paul est arrivé à vingt-et-heures pile et il mêle déjà les cartes. À neuf heures cinq, Max explose contre le retard de Simon qui n’arrive qu’après dix heures. Il ingurgite gin sur gin. La soirée de poker va devenir une nuit infernale.

Grand prix du théâtre de l’Académie française en 2014 pour l’ensemble de son œuvre, l’auteur Éric Assous a respecté la règle des trois unités ; temps, lieu, action dans sa pièce Nos femmes créée au Théâtre de Paris en 2013. Les dialogues sont drôles, pertinents et les faits sont très vraisemblables.  À l’Étuve, les trois acteurs sont au mieux de leurs formes et le public applaudit spontanément certaines scènes telle celle de Max dansant un rap d’enfer. À l’Étuve, Nos femmes (1) se révèlent un succès dans un décor de Jean-Marc Rouffart.

Le succès appelant le succès, il ne fait aucun doute que le prochain spectacle Bourvil La tendresse (2) le soit également. Accompagné au piano par Éric Closquet, un quatuor constitué de Ève Brasseur, Fabrice De Grégorio, Laurent Jadin et Marie Tridetti sera les interprètes du cabaret imaginé par Philippe Dengis.

Dans quel esprit, Philippe Dengis rend-il hommage à André Raimbourg dit Bourvil disparu il y a un demi-siècle ? Bourvil nous a fait rire, mais aussi nous a émus ! Ses chansons sont immortelles même si certaines sont peu connues. À chaque fois, il nous raconte une histoire. Nous avons voulu créer un spectacle à son image et interpréter des airs tel que ‘La Tendresse » ou « Salade de fruits ». Vous souvenez-vous du « Clair de lune à Maubeuge » ou « Les crayons » ? Mais Bourvil nous a aussi secoué les zygomatiques avec « La causerie antialcoolique ». Vous vous souvenez « L’eau ferrugineuse » ? Et puis la revisite de « Je t’aime, moi non plus » de Gainsbourg dont il a fait « Ça » … un régal ! Pour ma part, j’ai adoré des textes plus tendres comme « Frédo le porteur » ou encore « Vive la mariée ».

Bourvil, La tendresse qui mieux que lui la chante ?

On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y’en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas

On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Être inconnu dans l’histoire
Et s’en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n’en est pas question
Non, non, non, non
Il n’en est pas question

  • Nos femmes – 17, 18, 24, 25 janvier 20h15 et 19 janvier 15h30 – reservationetuve@gmail.com ou SMS 0492 56 29 10 – PAF 16/13 €
  • Bourvil La tendresse – 7, 8, 14, 15, 21, 22 février 20h15 et 16 février 15h30 –

reservationetuve@gmail.com ou SMS 0492 56 29 10 – PAF 16/13 €

Dans l’attente du tram, des nouvelles du TEC.

En réponse à une question orale de la députée wallonne Diane Nikolic en Commission Énergie Climat Mobilité, le Ministre Philippe Henry a précisé : La « tramification » de l’axe Ans-Fléron n’est pas à l’étude à ce jour. Il a ajouté : La mise en place de bus à haut niveau de service efficaces, avec des infrastructures dédiées, permet en effet d’offrir une qualité de service aux usagers s’approchant du tram avec des investissements et des coûts d’exploitation nettement inférieurs.

Le concept de bus à haut niveau de service – BHNS – est relativement récent. Il date de 2005 mais de nombreuses villes en France l’ont déjà adopté pour l’une ou l’autre ligne de leur réseau. C’est le cas notamment à Lille, Metz, Nancy, Douai, Amiens. En Wallonie, la première ville où circuleront des BHNS sera Charleroi.

En mai 2019, le gouvernement wallon a adopté le Plan urbain de mobilité de l’agglomération liégeoise qui prévoit la création de cinq axes BHNS à savoir : 1- entre la place Saint-Lambert et Fléron, 2- entre la place Saint-Lambert et Ans en passant par Saint-Nicolas et le Centre hospitalier catholique, 3- entre la gare des Guillemins et le domaine du Sart-Tilman, 4- entre la place de la République française et le domaine du Sart-Tilman par la rive droite de la Meuse, 5- entre la place de la République française et Chénée via Grétry. Le BHNS nécessite un itinéraire rationalisé lui donnant priorité aux feux tricolores et aux ronds-points.

Au 1er octobre 2019, en Wallonie, il y a 3 245 conducteurs de bus dont le plus grand nombre – 1 230 sont affectés aux lignes du TEC Liège-Verviers. De l’avis du ministre Henry, globalement, les effectifs disponibles répondent aux besoins, c’est-à-dire assurer le service et permettre aux conducteurs de prendre leurs congés. Il convient néanmoins d’y être attentif tout au long de l’année et d’apporter les ajustements nécessaires, le cas échéant ; le moindre écart en termes d’effectifs lié, par exemple, à des incapacités de travail ou à des accidents de travail pouvant entraîner des conséquences sur l’organisation du travail et la prise des congés. En ce qui concerne le recrutement, ce sont, en moyenne, 150 à 200 conducteurs de bus recrutés chaque année au sein de l’opérateur de Wallonie. Pour l’année 2020, il est prévu d’en recruter un peu plus de 200.  

En avril 2019, 206 bus hybrides étaient en service commercial sur les lignes TEC. Ils avaient déjà parcouru près de neuf millions de kilomètres, évité le rejet de 3 300 tonnes de CO2 et permis d’économiser 1 250 000 litres de carburant. Fin de cette année, 309 bus hybrides sont en circulation. Enfin, à partir d’août 2021, 45% des nouveaux bus seront des véhicules propres fonctionnant soir au gaz naturel, soit au biocarburant, soit à l’hydrogène ou l’électricité. La moitié de ces véhicules seront à émission nulle car fonctionnant à l’électricité ou à l’hydrogène.

Dernière précision bonne à savoir, ne pas céder sa place assise dans un bus aux femmes enceintes, aux personnes âgées ou moins valides est susceptible d’être puni d’une amende administrative de septante-cinq euros.

Toutânkhamon et l’égyptologue Jean Capart.

Dans sa présentation à la presse de Toutânkhamon à la découverte du pharaon oublié (1), Dimitri Laboury, maître de recherche FNRS, a évoqué incidemment le rôle de Liège dans cette exposition consacrée à la découverte par Howard Carter des premières marches du tombeau le 22 novembre 1922. À l’invitation de celui-ci et de Lord Carnarvon, financier des fouilles dans la Vallée des Rois, un professeur de l’Université de Liège, Jean Capart accompagné de la Reine Élisabeth et du Prince héritier, le duc de Brabant a participé le 18 février 1923 à l’ouverture de la chambre funéraire du Toutânkhamon, onzième pharaon de la XVIIIème dynastie.

Il faut savoir que dès la rentrée académique de 1902, il s’est ouvert à Liège un cours libre d’une nouvelle science, l’égyptologie. Dans un premier temps, ce cours libre ne donne accès à aucun diplôme. Il est confié à un chargé de cours, Jean Capart, auteur d’une thèse estudiantine sur le droit pénal égyptien ancien et qui, en 1900, s’est rendu en Égypte où il a participé à des fouilles. Premier séjour qui sera suivi de douze missions en ce pays. En 1924, le professeur Jean Capart devient président de l’Institut supérieur d’histoire et de littérature orientales de l’Université de Liège.

L’intérêt de la Reine Élisabeth pour l’égyptologie date d’un voyage en Égypte effectué adolescente en compagnie de sa marraine l’impératrice Élisabeth d’Autriche mieux connue sous le nom de Sissi. Au retour de la découverte du tombeau de Toutânkhamon, Jean Capart et la Reine Élisabeth décident la création de la Fondation égyptologique Reine Élisabeth (dénommée actuellement Association Égyptologique Reine Elisabeth). Fondation qui publie depuis 1925 la revue Chronique d’Égypte. En 1937, Jean Capart obtient la concession d’El Kab en Haute-Égypte dont Fondation égyptologique Reine Élisabeth et les Musées Royaux d’Art et d’Histoire assurent encore aujourd’hui les fouilles. Le site a été le centre du culte de la déesse Nekhet.

Avec sa longue barbe noire Jean Capart a été un personnage très connu à son époque au point que tant Edgard P. Jacobs que Hergé l’ont pris comme modèle dans leurs albums. Le professeur Hippolyte Bergamotte dans Les 7 boules de cristal et Le temple du soleil ressemble quasi trait pour trait à Jean Capart. De l’expo Tout Hergé organisée en 1991 à Welkenraedt à Toutânkhamon, René Schyns, commissaire général de l’exposition, est fidèle à Jean Capart !

  • Toutânkhamon à la découverte du pharaon oublié – Liège-Guillemins – du 14/12/2019 au 31/05/2020 – tickets en ligne www.europaexpo.be – réservation groupes et visites guidées : 04 224 49 38